Ami lecteur...

Ce site se veut un lieu de paix et d'échange sur La Révélation d'Arès et ce qu'elle propose à l'homme : entrer en pénitence pour retrouver la vie spirituelle libre et changer le monde en bien en empruntant des voies réalistes. Les propos que j'y développe n'engagent que ma personne et n'ont pas valeur de traité. Ils visent juste à partager un regard, une pensée. Aussi n'hésitez pas à faire des commentaires, cela enrichira d'autant les sujets abordés.

Qui je suis


J'ai découvert la Révélation d'Arès il y a plus de 15 ans, au terme d'une recherche spirituelle assez chaotique. Je l'ai immédiatement faite mienne mais il m'a fallu du temps pour équilibrer mes pensées et mon coeur, accorder mes actes à ma foi nouvelle. S'il me fallait condenser en deux mots tout ce je m'efforce de vivre depuis, ce serait : dépassement et espérance.

© souldigg

Sauf mention expresse, textes, images et vidéos sont tous de ma main. Merci d'en respecter le contenu.

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Mardi 6 octobre 2009
Par Souldigg - Publié dans : Sur la Révélation d'Ares
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Jeudi 30 avril 2009
La Révélation d'Arès, nouvelle édition (2009)
Edition ADIRA.
Format A5. 160 pages. 15 euros.

Extrait de l'Introduction, p. 15. Irrémédiable vocation spirituelle de l'homme

  " Qui ne se doute pas que s'annoncent des temps où il faudra tôt ou tard combler par les acquis de l'âme beaucoup d'acquis intellectuels qui auront déçu et que la raison même abandonnera ?
  L'Histoire qui se défait appelle une autre Histoire, à faire.
  Si à l'Histoire du mal ne succède pas l'Histoire du Bien, les plus tragiques épreuves attendent l'humanité. Cette métamorphose ou transfiguration de l'humanité est à la portée de l'homme.
  C'est tout le sujet de La Révélation d'Arès."


Plus d'information : consulter le blog du témoin de la révélation d'Arès ou le site d'ADIRA


Cette nouvelle édition, disponible à la vente (voir onglet La Revelation d'Arès)  est également consultable en ligne à l'adresse suivante : http://michelpotay.info/RevelationdAres2009-menu.html


*


L'intention mise dans cette nouvelle édition de la Révélation d'Arès, présentée et annoté et par son témoin, est très claire: la rendre accessible au plus grand nombre et permettre à chacun de comprendre et faire sien, le sublime message qu'elle contient.

Couverture colorée et attractive, un centimètre d'épaisseur à peine, ce petit cahier souple, léger, facile et agréable à manier, aisément transportable, réussit la gageure de TOUT contenir en 160 pages :
l'intégralité du Message révélé à Arès en 1974 et 1977 (accompagné d'intertitres qui rythment la lecture et en explicitent le sens),
éclairé par un court texte d'introduction,
et par des annotations succintes placées dans la marge, écrites dans un style direct et vivant.

De la lecture de ce livre, que retenir ? Que devenir spirituel n'est pas une quête mystique et n'a rien à voir avec la religion. C'est un chemin concret à la portée de chacun, croyant ou incroyant :
faire le bien. Et c'est en empruntant cette voie simple -se recréer bon, faire la paix, pardonner, aimer ses semblables...- que l'homme changera le monde.

Présent à chaque page, ce leitmotive finit par rendre familier ce que la Révélation d'Arès appelle pénitence et confère à ce livre une sublime aura d'universalité.

Qu'en dire d'autre ? Que tout dans cette nouvelle édition respire la clarté et la simplicité,
l'invitation à agir, à redonner force, bonté et beauté à ce monde vieux et usé.


L'homme y apparait dans toute sa complexité. Sa parenté avec le Créateur de l'Univers éclate avec tellement de force et de tendresse, que ce petit cahier finit par apparaitre comme la longue lettre intime d'un Père-Mère aimant qui se soucie avant tout du sort de ses enfants, les hommes.

Jamais l'effort de se changer n'avait paru aussi évident et aussi déterminant pour l'avenir de l'humanité.

La vie spirituelle, vraie vie humaine, peut (et doit) commencer.

Alléluiah !


"For those about to change their lives, we salute you !"*


Eric-Souldigg

* clin d'oeil au groupe de Hard Rock AC/DC et leur album "for those about to rock, we salute you".


NB : J'interromps pour un temps l'ecriture de ce blog. Il gardera cet article en entête, le temps pour cette nouvelle édition de se faire connaitre. Je reste
néanmoins à l'écoute de vos mails et de vos commentaires.

Par Souldigg - Publié dans : Sur la Révélation d'Ares
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Samedi 14 mars 2009
(cliquer sur l'image affiche TOUS les articles)

Vous souhaitez poursuivre la lecture ? Je vous propose de (re)découvrir quelques uns des articles que j'ai écrit précédemment :

  • Une crise peut en cacher une autre
    C'était au tout début des années 90. J'étais étudiant dans une école de gestion. J'avais une vingtaine d'années et je venais de découvrir la Révélation d'Arès. Un de mes professeurs, un intervenant extérieur qui venait donner cours dans cet établissement pour "sensibiliser les futurs ...
  • Edvige ne sait pas tout
    Cet article reprend, remanié, un commentaire que j'ai déposé sur le blog de Michel Potay, témoin et transcripteur de la Révélation d'Arès. Il poursuit ma réflexion sur les menaces que vont peser sur les libertés publiques, les dérives policières de l'Etat. Mais qu'est ce qu'ils vont ...
  • Violence légale
    Un matin du mois d'août. Je quitte mon domicile pour me rendre sur mon lieu de travail. La ville est encore calme, presque paisible. Les commerces n'ont pas ouvert et beaucoup de parisiens sont encore en vacances. A la nonchalance de l'été s'ajoute la lenteur matinale. ...
  • Retour aux réalités
    15 Août. Fin du pèlerinnage de feu et retour sur Paris. Retrouvant mon clavier, difficile de ne pas évoquer le flot de nouvelles inquiétantes de cet été, masquées par la retransmission quotidienne des J.O. Dans les médias dits "sérieux" de quoi parle t-on ? Ces jours ci de la mort de ...
  • Mourir à soi pour renaître
    Une phrase en rapport avec l'âme, sujet qui irrigue mes pensées et ce blog ces temps-ci m'a été adressée par un frère de Bretagne. Elle m'a poussé à écrire cet article.  "La graine qui meurt en terre élève sa tige comme une flamme. L'homme qui meurt ..
  • Faire son âme
    L'âme aussi est le fruit d'un travail (voir post précédent)..... Et quel meilleur jour que l'ascension pour parler de ce vrai corps que l'homme bâtit comme un vaisseau pour s'élever vers les Hauteurs et rejoindre la Flotte Céleste (Révélation d'Arès 17/4) ? ...
  • Aimer travailler
    Effort, travail, labeur, peine, oeuvre, ouvrage, établi, faire, bâtir, construire, appréter, changer ,... les mots ne manquent pas dans la Révélation d'Arès pour rappeler à l'homme qu'il n'est pas fait pour chômer mais pour créer, oeuvrer sans cesse. Tout ...
  • Faire le passage
    Voila plusieurs jours que je prévois d'écrire un mot sur Moise et la sortie d'Egypte. Le temps m'a manqué. L'occasion était toute trouvée pourtant : nos frères juifs célébraient il y a peu "Pessah", autrement dit "la Paque" en mémoire de cette nuit où ils ...
  • Réssucité ? Recréé !
    Jésus sur la croix ? Un symbole morbide qui évoque davantage le sacrifice humain que le retour en Eden. Peut-être les premiers chrétiens voyaient-ils dans cette image un symbole propre à stimuler leur force d'âme. Elle leur rappellait peut-être le sort que ce monde faisait ...
  • Chauffer en soi le fond
    Un récent commentaire sur mon article "Courir libre" m'a surpris. Je pensais jusqu'à présent que les mots "péché" et  "pénitence" rebutaient à cause du sens doloriste que la religion leur avait donné et je m'efforçais de lutter contre leurs interprétations ...
  • Courir libre...
     Hier dans les couloirs du métro parisien. Sa puanteur rance et ses néons froids me remontent à la gorge comme deux mains meurtrières. Je jette un regard aux voyageurs alentours. Aucun ne répond à ma sourde angoisse. Je ne vois que des ombres qui scandent ...
  • Bonheur révolver
    Un ami athée à qui je présentais la Révélation d'Ares au cours d'un dîner en lui disant simplement que le but ultime de cette parole était le rétablissement du bonheur sur terre, me répondit sur un ton bravache : "quand j'entends le mot bonheur, je sors mon révolver!". ...
  • Tu ne seras le chef de personne
    Retour après près de 7 semaines d’absence. Les élections passées, que reste t-il de cette effervescence ? Les français ont élu un président qui leur a promis de vastes reformes et ils lui ont donné une nette majorité à l’assemblée nationale. A l’évidence, ils ont été ...
  • "J'y crois pas!"
    Lundi de Pâques. Dîner en compagnie de mes enfants. Alors que je m'applique à débarrasser, une question fait irruption dans la bouche de mon fils. « C'est quoi l'esprit ? ». Les enfants ont l'art de vous poser les questions les plus inattenduest ...
  • Aimer tous les hommes ?
    Une question qui revient sans cesse des que nous parlons de changer le monde. Un sujet qui pourrait remplir des pages tant l’histoire est chargée de ces moments où entreprendre d’aller vers l’autre, l’écouter, chercher à le comprendre, au lieu de lui chercher querelle, ...
  • Soyons bref !
    Qu’est ce que la révélation d’Arès ? C’est avant tout un message adressé par Dieu aux hommes, à Arès (petite bourgade du bassin d’Arcachon, en France) en 1974 et 1977. 1974. ...
  • De la nèpe à l'homme-Dieu
    Si l'homme peut oublier Dieu, jusqu'à déclarer qu'Il est mort ou qu'Il n'est pas, ou en faire un personnage de fiction, Dieu, Lui, n'oublie pas l'homme. En 1974 et en 1977, Dieu s'est à nouveau manifesté. Il a parlé à un homme, Michel Potay, ...

Toujours à l'écoute de vos réactions et de vos commentaires...souldigg@yahoo.fr


Eric-Souldigg
Par Souldigg - Publié dans : Pensées
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Jeudi 15 janvier 2009


Jesus est revenu à Arès un 15 janvier 1974 pour redonner au monde la parole de vérité donnée 2000 ans auparavant en Galilée.

Je ne rappelle pas cette date pour m'inscrire dans un calendrier et célebrer ainsi la venue d'un homme glorifié.

Si l'esprit de célebration avait quelque efficacité alors le monde aurait changé depuis longtemps, tellement sont nombreuses les fetes religieuses, politiques, humanistes qui scandent de jours fériés nos calendriers.

Je rappelle cette date, 1974, pour marteler que 2000 ans se sont écoulés depuis que le ressucité a marché sur la terre, et que Dieu attend toujours que l'humanité se decide à vivre l'amour, le pardon, la paix.

Pour dire aussi que le véritable Evangile n'est pas de religion mais de libération.




Souldigg

Par Souldigg - Publié dans : Sur la Révélation d'Ares
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Jeudi 4 décembre 2008


Qu'allons nous célébrer le 25 décembre prochain ?

La naissance d'un prophète qui n'a pas été écouté !

Il y a 2000 ans,
Jésus a parcouru la Galilée
pour annoncer "la bonne nouvelle" * ;

Des milliers et des milliers ont cru à ses paroles,
mais pas assez pour vivre selon elles.

Où est l'Amour ?
Où est le pardon ?
Où est la Paix universelle
des nations ?

Le vrai christianisme n'a pas commencé.

La Révélation d'Arès survient en pleine crise de civilisation
pour rappeler que l'homme peut être bon,
qu'il peut vaincre ses faiblesses
et dominer ses passions.

Il n'y a pas de fatalité au mal.

Sortir de ce vieux monde,

pardonner, aimer ses semblables,
est avant tout affaire d'un peu d'effort
sur soi-même.

Vider son coeur de toute haine,
de toute rancoeur
s'alléger de toute colère.
Cesser de mentir, de tromper, de voler.
Retrouver la douceur.

Quel homme sur cette terre n'aspire pas à
s'élever ?


Le 25 décembre prochain
ayez au moins une pensée pour l'homme Jésus,
qui a parcouru la Galilée
il y a quelques 2000 années
et qui attend toujours que les hommes se mettent à vivre
les paroles qu'il leur a laissées.


Souldigg



* NB : "évangile" signifie en grec "bonne nouvelle"


Par Souldigg - Publié dans : Paroles vives
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Dimanche 30 novembre 2008



"Qu'est-ce donc l'homme pour que Tu T'en souviennes ?"


Cette question lancée par les psaumes me revient régulièrement quand je sonde mes profondeurs à la recherche de Dieu, ou que la vie me rappelle à la fragilité, sinon la vanité de ma petite existence. La plupart du temps, pris par la passion de faire, les problèmes du monde, le quotidien à assumer, la paresse aussi (Dieu que je suis paresseux!), j'élude la question. Mais cette nuit, j'ai eu un temps d'arrêt. Besoin de faire fi de ce qui me rattache au monde, à ses valeurs, son ordre, sa pensée. Besoin de me rapprocher de la Parole du Père. Alors je me remémore un à un, comme on égrenne un chapelet, les versets glanés dans la Bible, le Coran et la Révélation d'Arès qui, s'ils concervent toute leur part d'énigme, m'aident à me sentir plus proche de Lui, ou à Le sentir plus proche de Moi, c'est tout comme.


"Créons l'homme à notre image et à notre ressemblance" (Génèse). C'est curieux tiens, "image ET ressemblance". Pourquoi ces deux mots accolés ? Dieu aurait -il créé des images de Lui-même qui ne lui ressemblent pas ? Ou des êtres qui lui ressemblent mais ne sont pas à Son Image ? Je suis (vous êtes, excusé du peu); une Image qui Lui ressemble. C'est pas rien, ça ! Je me souviens qu'adolescent je scrutais mon visage et mon allure dans le miroir pour tenter de saisir qui j'étais. Dieu aurait-il crée l'homme pour tenter d'en savoir plus sur Lui-même ?


"Dieu est plus près de l'homme que sa veine jugulaire" (le Coran). C'est donc qu'Il est de chaque palpitation de mon coeur et qu'Il courre dans mon sang ?! Est-ce Lui qui me remonte dans la gorge dans les grands moments d'émotion ?


"Je suis si proche d'eux qu'ils peuvent ne pas Me voir, mais qu'ils sont moulés à Moi comme l'arbre poussé contre le mur du Temple se moule au contours de ses pierres, se courbe selon l'arche de son porche" (Révélation d'Arès 1/10). J'aime beaucoup cette image de l'arbre et du Temple qui ne font qu'un, d'autant plus que dans la Bible l'Arbre est souvent pris comme symbole du Dieu alors que là, c'est l'homme qui est comparé à un arbre. De fait, on glisse aisement à cette idée que le vrai Temple de Dieu sur terre, c'est l'homme. Saisi par la pensée avec cette idée, je me prends à marcher comme un équilibriste sur un fil, sur un rayon de soleil pour rejoindre la lumière.


"Ton oeil voit Mon Oeil" (Révélation d'Arès XXXIX/2). Privilège ultime de l'homme qui a retrouvé la jouissance pleine et entière de son image et ressemblance divine : voir Dieu, se retrouver en face à face avec Lui sans sourciller ! Pouvoir embrasser la vérité du regard.


      .../...


"Une seule chose sépare l'homme de la vérité : le mensonge" (Michel Potay). Quand je quitte ma méditation pour revenir à mes occupations, je me sens envahi par un sentiment trouble et contradictoire : légèreté de l'âme qui vient de passer un moment en compagnie de Son Créateur, et remous dans les entrailles qui me remontent à la gorge comme une vomissure. C'est que la Lumière que l'on entrevoit dans ces moments là, ne vous épargne pas et vous éclaire encore plus vivement sur vous même. Le péché comme le Royaume sont en dedans de soi, accolés comme deux frères siamois. L'un prospère toujours au détriment de l'autre. Raison pour laquelle, la vie spirituelle (la présence du Bien dans l'homme) ne peut naître que d'un combat et ne peut se maintenir et grandir qu'au prix d'une lutte de tous les instants, parfois apre et acharnée. Vouloir la lumière ne peut pas aller sans lutter contre sa propre ténèbre.



Souldigg


Par Souldigg - Publié dans : Pensées
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Jeudi 13 novembre 2008

C'était au tout début des années 90. J'étais étudiant dans une école de gestion.
J'avais une vingtaine d'années et je venais de découvrir la Révélation d'Arès. Un de mes professeurs, un intervenant extérieur qui venait donner cours dans cet établissement pour "sensibiliser les futurs dirigeants" aux problèmes de notre monde, nous avait dessiné au tableau, trois séries de courbes portant sur l'économie mondiale.

La première série de courbes signifiait la crise de l'industrie
et le chomage des classes ouvrières qui s'en était ensuivi. Elle avait eu lieu dans les années 70-80. La seconde série de courbes annonçait une grave crise du secteur des services et du secteur bancaire. Cette crise était dans l'air mais elle n'a vraiment éclaté que quelques années plus tard vers le milieu-fin des années 90. La troisième série de courbes, je m'en souviens très bien car c'était là le but de son propos, annonçait la crise du secteur financier (qui sous-tend toute l'économie mondiale), crise que nous vivons actuellement.

Deux courbes seulement permettait de prévoir cette crise : la masse d'argent "virtuel" généré par le système bancaire, qui peut préter légalement jusqu'à 9 fois la somme d'argent déposée dans ses caisses (
voir à ce sujet le petit film d'animation pédagogique -lien en NotaBene), ET là ou cet argent était placé pour maximiser sa rentabilité immédiate. Ce qu'il ressortait de ces courbes, et ce qui explique aujourd'hui la gravité de cette crise : c'est que grosso modo, 80% de la masse monétaire en circulation, n'est que "du vent" (i.e ne repose pas sur une richesse "réellement" produite, mais escomptée, à venir) et que cet argent est placé majoritairement à très court terme sur des placements à risque pour maximiser sa rentabilité. Si on ajoute à cela, la particularité du système financier, sur lequel repose l'économie mondiale, qui est un système d'interdépendance où les effets de dominos peuvent être désastreux, on a là une véritable bombe à retardement. Je me rappelle très bien de l'image qu'il avait employé pour nous faire prendre conscience du caractère extrêmement fragile de la situation : "c'est comme si nous sommes tous par temps de pluie et de brouillard, en train de rouler sur un périphérique bondé, chacun dans une ferrari lancé à 220 km/h, distant de 3 mètres seulement de celui de devant. Imaginez ce qu'un accident grave peut produire...". Il ajouta en guise de conclusion : "quel monde peut-on réellement construire quand on investit aussi peu sur le long terme avec aussi peu de visibilité ? "

La discussion que j'ai eu ensuite avec lui en aparté me fit tout aussi réfléchir :
il était venu dans cette école car il n'avait pas pu être entendu ni de ses chefs et de leurs pairs, ni de ses collègues, ni mêmes des jeunes cadres qui entraient dans les grandes entreprises. Il était venu ici pour parler aux futurs dirigeants et ce qu'il observait l'inquiétait profondemment : seulement 2 ou 3 élèves sur une trentaine était réceptifs à ses propos. Ils étaient plusieurs professeurs comme lui à s'inquiéter de l'absence de réflexion et du caractère moutonnier des jeunes générations au point de se demander ce qui avait provoqué cela et les incidences que cela aurait sur l'avenir.

Aujourd'hui, la crise est là et elle va affecter l'ensemble de l'économie mondiale.
Certains parmis les plus hauts responsables disent "on a rien vu venir" ! comme pour se dédouaner d'une situation qui s'annonce durablement difficile. Ce à quoi je réponds : "on a rien VOULU voir venir!" car on aurait été bien en peine de mettre un terme à cette situation. Tout le monde, peu ou prou, a profité de ces milliards d'euros, de dollars, de yen,... que l'on a créé fictivement pour les préter à ceux qui voulaient acheter des biens ou investir : qui n'a pas contracté un emprunt ou un crédit pour couvrir un découvert passager, s'acheter une voiture, une maison, un four à micro-ondes ou une super télévision ? Sans parler de l'Etat qui s'est endetté pour payer les salaires des fonctionnaires, les retraites, les dépenses de la sécurité sociale,.... Cette situation a générée de la richesse,
mais une richesse qui repose sur du vent. Le vent en question, c'est la croyance en une croissance ininterrompue qui aurait permis à tous de rester endettés advitam eternam. Or un jour il faut bien payer ce que l'on doit. Ce "vent" est tombé parce que certains acteurs majeurs de l'économie ont été rattrappé par les réalités (on leur a demandé de payer alors qu'il n'en avait pas les moyens) entrainant avec eux par répercution, toute l'économie mondiale. Cela nous retombe aujourd'hui sur le coin du nez, et ça ne va pas aller en s'améliorant. Car la seule façon que l'on a eu de répondre temporairement à la crise a été....de nous endetter davantage et de créer encore plus d'argent virtuel ! S'il était nécessaire dans l'urgence, de trouver une solution pour éviter un krach généralisé, il faudra bien un jour que l'on se rende à l'évidence : cette situation ne peut pas durer.

La Révélation d'Arès dit en gros que cette crise est surtout une crise de l'homme (voir article de Michel Potay sur le freesoulblog), une crise de l'intelligence spirituelle, qui a presque disparu de cette terre, et dont l'issue passe par la recouvrance de la conscience collective. Ceux qui parlent de "crise du capitalisme" ou "crise du libéralisme" se trompent de cible. Ce qui nous a conduit à cette crise, c'est avant tout l'individualisme, la cupidité, le mensonge, l'état de guerre permanent entre les hommes transmué aujourd'hui en guerre économique. C'est la nature de l'homme qui est en jeu ici, pas le système, même si du système il nous faudra bien sortir pour retrouver l'essence de notre humanité. Une humanité aimante et juste, tournée vers le Bien, peut se développer tout aussi harmonieusement dans un monde capitaliste, communiste, papou ou autre. En revanche, impossible pour une humanité malade de vivre heureuse dans quelque système que ce soit. Si l'on ne fait rien pour changer maintenant, (changer de nature, devenir résolumment bon), de plus graves conséquences encore sont à craindre. Et l'homme ne pourra pas dire qu'il "n'a rien vu venir", qu'il n'y est "pour rien", pas plus qu'il ne pourra se tourner vers l'Etat pour régler la facture. Car que peut un Etat aussi puissant soit-il contre la perte totale d'espérance, le désarroi de l'humanité face au mal, à la maladie, à la mort, bref, à l'absurdité quand celle ci se répand comme une plaie à la toute la vie de la terre ?
Plutôt que les cours de la bourse, nous ferions mieux de nous soucier du cours de l'amour.

Une crise à cela de bon, qu'elle révèle les failles et les faiblesses d'un monde, elle fait douter les gens sur leurs certitudes profondes, elle permet à ceux qui ont des réponses (ou à tout le moins, des pistes à proposer, des idées d'action), de s'engouffrer dans la brèche, de prendre des positions, de montrer l'exemple d'un autre monde possible. Saurons-nous profiter de cette crise pour rebondir ? Pour s'engager dans la création d'autres rapports sociaux ? De changer radicalement notre manière de penser, de voir le monde et d'agir ? De comprendre le besoin de développer en nous la vie spirituelle qui réside, je le rappelle par acquis de conscience (car en lecteur régulier et averti de ce blog :-), vous devez maintenant être au courant), dans la bonté, le pardon, le partage, la mesure, la douceur..... ?

La vie spirituelle ce n'est pas seulement croire que Dieu existe, prier ou méditer. On peut même la développer sans croire en Dieu, ni prier. La vie spirituelle, c'est vivre avant tout. C'est faire un effort pour maitriser le Bien. Dans les plus petits détails de la vie quotidienne, comme dans les actions sociales ou civiles d'envergure. Vu sous cet angle tout peut être spiritualisé. Même l'économie ou la politique. Même si alors, politique et économie ne ressembleront plus du tout à ce qu'il sont actuellement. Ils serviront l'homme au lieu de l'asservir.

Souldigg

NB : un petit film pour comprendre les (dys)fonctionnements du système financier
. Ce film est très marqué politiquement mais je le recommande pour la description assez claire qu'il fait des mécanismes bancaires http://leweb2zero.tv/video/bankster_8648d65af997f88)
Par Souldigg - Publié dans : Vues sur le monde
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Jeudi 18 septembre 2008



La seule Loi inscrite au fond de l'homme, est une loi d'Amour et de Création.



Par Souldigg - Publié dans : Paroles vives
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Lundi 15 septembre 2008

Cet article reprend, remanié, un commentaire que j'ai déposé sur le blog de Michel Potay, témoin et transcripteur de la Révélation d'Arès. Il poursuit ma réflexion sur les menaces que vont peser sur les libertés publiques, les dérives policières de l'Etat.

Mais qu'est ce qu'ils vont bien pouvoir mettre dans leurs fiches ?
Est-ce qu'on peut réduire un individu à une liste de critères prédéfinis comme on énumère la liste des ingrédients d'un aliment en boîte acheté dans un supermarché? Ca donnerait quoi? Essayons avec mon profil pour voir:
" Éric-Souldigg, occis-dental reminéralisé, militant spirituel récidiviste (déjà deux évasions à son actif), chausse du 1m44 les samedis après-midi (mes bottes de sept lieux pour rejoindre la mission), boit du jus triphasé (Bible, Coran, Révélation d'Arès), se creuse la couenne et remplit ses vides d'une coulée lactique invisible (l'âme),
youyoute chaque été dans un village de pécheurs (le pelerinnage), aide les vieilles mamies à traverser les rues mais appelle ses congénères à se débarrasser de leurs vieilles manies..." Bon, je rigole, mais, à coup sûr, les Pèlerins d'Arès, dont je suis, sont déjà sur leur liste, affublés de tout un tas de commentaires erronés, sans rapport avec la réalité que je vis.
Car quand je vois la difficulté que j'ai moi-même à écrire un seul texte juste (juste dans le sens du vrai) pour parler de ma foi en Dieu et en l'homme, de mon espérance dans un monde changé et des voies simples, pratiques qui peuvent y conduire... Quand je vois en plus qu'il me faut tenir compte du filtre mental de mon interlocuteur pour bien me faire comprendre, je me dis que cette logique policière de la mise en fiche est bel et bien une absurdité, un défi lancé à la raison.

On ne peut pas mettre la foi en fiche. On ne peut pas faire rentrer l'Amour dans des cases, pas plus que l'on ne peut réduire un individu à quelques critères.  C'est comme vouloir saisir la flamme d'un feu ou la crête d'une vague.
La vie est mouvement et ce qu'il y a dans l'homme est aussi vaste et profond qu'un océan. La logique de l'État à l'inverse est d'immobilisme et de rétrecissement. Elle fige l'homme, elle ne tient compte ni de sa complexité, et encore moins de sa possiblité de changer. Elle l'enferme dans des cases qui en dit plus sur celui qui a créé les cases que sur l'homme qu'elle est censée définir.

Je comprends la nécessité pour un État moderne dans le monde actuel, très instable, de se prémunir d'éventuelles agressions, mais les mesures qui sont en train d'être prises, en plus de celles déjà existantes, comme la loi sur la manipulation mentale, le système vigi-pirate, etc., sont en train de pourvoir l'Etat de tout un armada de mesures et de moyens qui le font ressembler de plus en plus à un État policier. Si l'on n'y prend pas garde, on prend le risque de se réveiller un jour dans une démocratie qui n'aura plus de "libérale" que le nom. Et il sera trop tard pour réagir. Ne nous croyons pas à l'abri d'une telle menace, parce que "nous n'aurions rien à nous reprocher" ou que en France, "la liberté est bien gardée". L'histoire est là pour nous rappeller la fragilité de tous les acquis et que les grands tournants et les grandes crises ont toujours paru surprendre les foules, muettes, passives et lâches. Faut-il rappeler pour cela que la grande crise de 1929 (prélude aux fascismes et à la deuxième mondiale), a surgi en pleine époque d'euphorie et d'insousiance, les "années folles" alors même que l'on pensait avoir déjà vécu le pire (la guerre de 14-18 communément appelé la grande boucherie ou "la der-des-der", pour dernière des dernières) ? L'histoire, force passive qui git en chacun de nous, peut toujours résurgir. Mais notre volonté peut l'arrêter.

Pour le Pèlerin d'Arès que je suis, l'homme a le pouvoir de s'affranchir de tous les fatalismes et de les vaincre. Rien d'autre que ce que nous faisons, n'est écrit. Quand bien même le passé pèse lourdement sur le cours des choses, tout homme a la possibilité de réactiver et de se réapproprier la force de Bien, d'Amour et de création qui git en lui-même. Avec le temps, cette force que certains recherchent déjà, finira par prévaloir dans le monde. Aucune police, aucun ordre, aucune mise en fiche ne pourra empêcher le mouvement de foi libre, conquérante et pacifique, qui s'est levé, de se répandre et de redonner à l'Humanité, les moyens d'en finir avec l'Histoire, qui n'est, soit dit en passant, que l'histoire des pouvoirs.

Tôt ou tard (tôt si l'on réagit, tard si l'on ne fait rien aujourd'hui), le système devra s'incliner devant la nécessité de revoir tout de ses présupposés sur l'homme et la société. Même si nous sommes encore faibles, l'avenir lointain nous donnera raison.
L'État et sa logique policière sont d'hier, nous sommes de demain. Mais c'est à chacun qu'il appartient de prendre, dès aujourd'hui, conscience de ses responsabilités.



Souldigg

Par Souldigg - Publié dans : Vues sur le monde
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Mercredi 10 septembre 2008


Un matin du mois d'août. Je quitte mon domicile pour me rendre sur mon lieu de travail. La ville est encore calme, presque paisible. Les commerces n'ont pas ouvert et beaucoup de parisiens sont encore en vacances. A la nonchalance de l'été s'ajoute la lenteur matinale.

Devant ma porte, à une cinquantaine de mètres tout au plus, une voiture stationnée sur un marquage "livraison" est en train de se faire aligner par un officier de police en fonction.

Avant qu'il n’ait regagné son véhicule après avoir glisser l'amende sous l'essuie-glace du pare-brise avant, je crie dans sa direction : "c'est l'arbitraire qui tue la loi". Aucune réaction de sa part. Le ronronnement des rares voitures qui passent a peut-être couvert le son de ma voix. Il s’est empressé de remonter dans son véhicule et a démarré. Quand la voiture de police passe devant moi, je marque ostensiblement ma désapprobation. Le policier assis à l'arrière, interpellé par ma grimace, me questionne du regard et demande à son collègue d'arrêter la voiture. Je m'approche et j'engage directement la conversation sur ce que je viens d'observer.

- « c'est dégueulasse ce que vous faites ! m'exclame-je. Je ne comprends pas pourquoi vous verbalisez une voiture garée sur un emplacement livraison alors que l'on est en plein mois d'août (sous-entendu, il n'y a pas grand monde que ça va déranger), que les rares commerces de la rue qui ne sont pas fermés pour l'été n'ont pas encore ouverts leur portes (re sous-entendu : l'emplacement livraison ne remplit pas encore son office) et que ce mois-ci le stationnement est gratuit à Paris. Le propriétaire du véhicule ne gène personne et vous le savez bien ! »

Je m'attends à ce que l'on me demande de décliner mon identité, mes papiers,.... Mais non. Le policier interpellé par ma réaction se contente de me scruter du regard. Il me demande : « vous habitez ici ? ». Ses deux collègues (ils sont trois à bord) me dévisagent et scrutent les alentours. La rue est calme.

 

Ce n'est pas la première fois que je remarque que la police accepte d'engager la discussion avec un passant qui l'interpelle sur un fait mineur. Mais je constate que si elle a appris à "vouvoyer les gens", cela ne l'a pas rendu plus bienveillante. Bien au contraire, j'ai même l'impression que la politesse a renforcé sa rigidité. Je remarque toutefois que celui a déposé le papillon sur le pare brise de la voiture verbalisée, manifeste une plus grande nervosité. J'élude son regard et me tourne vers celui qui me semble le plus calme. J'ajoute :

- « Je comprends que dans une grande ville très fréquentée comme Paris quelques règles soient nécessaires pour assurer le trafic mais quand même....  là je trouve que vous abusez ! J'habite le quartier depuis plus de 10 ans. Avec tous les travaux d'aménagement qui ont été fait récemment, c'est devenu impossible de se garer. Alors au mois d’août, vous pourriez lâcher du leste… »

- « c'est la loi ! » Me répond t-on.

- « la loi ? Mais vous l'appliquez de manière arbitraire, sans intelligence, à quoi est ce que cela rime ? ».  Je me rends compte que je peux les avoir blessé en leur donnant l'impression de les avoir traité d'imbéciles. Dans mon esprit pourtant, pas l’ombre d’une insulte. L’intelligence à laquelle je fais référence est spirituelle, mais impossible de se lancer dans une explication approfondie. Je ne veux pas être inculpé pour « outrage à magistrat » (une arme que « la Justice » est connu pour dégainer assez vite), alors je me reprends aussitôt : "par absence d'intelligence, je veux dire sans tenir compte des réalités. Votre geste n'avait pas d’autre sens que celui de verbaliser pour verbaliser et accessoirement remplir les caisses de l'Etat ! Vous dégoûtez les gens avec des attitudes pareilles. »

Le policier au volant de la voiture qui a déposé le papillon est sorti de sa réserve. Piqué au vif, il m'apostrophe :

- « mais vous savez, nous aussi on les paye les amendes ! La loi est la même pour tous! On ne fait que l'appliquer même quand elle n’est pas toujours juste. »

- « on fait notre métier », renchérissent les deux autres.

 

J'ai pris un peu de recul. S'agissant d'un fait aussi banal qu'une contravention, je n'ai pas voulu surenchérir en leur rappelant que tous les fonctionnaires qui envoyaient dans les camps de concentration les réprouvés de la société, au temps du nazisme, eux aussi "ne faisaient aussi que leur métier" au nom d’une idéologie qu’ils n’approuvaient pas toujours. Mais j'ai reconnu dans les yeux anxieux du policier qui m’a apostrophé, le trouble de celui que sa conscience travaille. Je le sens prisonnier du vent glacial de l’obéissance à l’ordre et de l'arbitraire, qui meurtrit l'être au plus profond de lui même. Je marque un temps et reprends plus calmement :

- « Je ne dis pas que vous jouissez de privilèges, et que vous êtes à l'abri ou au-dessus de la loi. Je sais bien que vous êtes "tenus à un résultat", que la pression de votre hiérarchie ne vous laisse guère le choix et que s'il ne s'agissait que de vous, vous agiriez peut-être différemment ». Je continue de scruter le regard interrogateur que me lance le fonctionnaire d'Etat. Je crois y lire une approbation secrète ou à tout le moins, une émotion mal contenue. Je poursuis plus gravement : « Nous sommes tous dans le même bain. Policier ou pas, on est tous des humains responsables de nos existences et ce qui se passe sur cette terre est le fruit de nos actes, ni plus ni moins.  Si on continue, dans ce monde de plus en plus hyper réglementé, à subir et appliquer des lois injustes et contradictoires qui nous empêchent de vivre simplement, où est ce que cela va nous mener ? »

Je n'ai pas le temps d'en appeler au développement de la conscience (conscience du Bien) comme seul garant d'un avenir heureux… ni même d’évoquer la possibilité d’un monde sans chefs, sans police et sans lois (comme j’aurais aimé le faire !). Les policiers ont détourné leur regard et m'ont fait signe d'arrêter de parler.

Pour clore la discussion, l’agent assis à l'arrière me lance d'un air désabusé :

- « Vous avez votre carte d'électeur ? »

- « Bien-sur ! Répondis-je sur un ton qui ne laisse place à aucune ambiguïté, pour leur rappeler les droits que me confère ma citoyenneté (au cas où ils auraient eu envie, in fine, de m’embarquer).

Il hausse les épaules et dodeline de la tête comme pour dire : "vous savez donc ce qui vous reste à faire. Votez pour un autre candidat la prochaine fois"...

 

Comme si l'on pouvait attendre quoi que ce soit de cet ordre, d'un bulletin de vote. La politique par définition, est instrument de pouvoir et de coercition. C’est elle qui fait les lois qui nous gouvernent, lois qu’elle applique rarement à elle-même d’ailleurs, mais qu’elle fait habilement sceller par ceux qu’elle domine pour les corrompre, les tromper, les voler (Révélation d’Arès 27/8). C’est sous son joug que nous vivons tous. Que son masque soit religieux,  républicain ou militaire c’est tout comme : roi noir, roi blanc, même cuisse ! (Révélation d’Arès XXXVII/14). C’est d’elle, de son système et de sa logique, dont nous devons apprendre à nous libérer, pour que s’épanouisse la vraie vie humaine, la recherche libre de la Bonté. Quand l’Etat change de visage, sa logique reste la même et le monde perpétue ses erreurs. Quand un homme change son coeur, c'est toute l'humanité qu'il aide à évoluer.

 

Pris de cours, je regarde leur voiture s’éloigner et m’engouffre chez le petit marchand de journaux d’à coté qui vient d’ouvrir. Je nage encore dans les mots qui son restés dans ma gorge. Alors je lui conte mon affaire et le prend à partie :

-« qu’auriez vous fait à ma place ? Je suis intervenu pour leur signifier qu’il y a encore des gens qui sont prêts à ne pas se laisser faire. Si on ne réagit pas, ils vont aller jusqu’où comme ça ? Tenez, rien que pour la circulation, c’est 2.500 radars supplémentaires qu’ils prévoient d’installer à l’horizon 2012 ! Sans parler du fichage généralisé de la population qui se prépare. Faut résister à tout ça. L’homme n’est pas fait pour vivre enrégimenté ».

Il acquiesce benoîtement comme tout commerçant qui sait qu’il doit laisser parler le client s’il ne veut pas perdre une vente. Je le sens un peu pris au dépourvu mais j’insiste :

-« L’Etat est de plus en plus omniprésent. Il s’est immiscé dans toutes nos activités (le travail, l’école, la santé, la pensée…), il fait peser sur nous de plus en plus de taxes et d’impôts (près de la moitié du PIB passe dans ses caisses), et fait voter des lois à tour de bras…et pour quel résultat ? Bientôt on ne pourra plus rien faire qui ne soit répréhensible ou à tout le moins codifié, taxé, normé. Même marcher dans la rue et respirer l’air sera contrôlé par les autorités. Vous trouvez ça normal ? »

Il a empoché son argent en arborant un large sourire et en marmonnant quelques « oui-oui », mais je ne saurais dire si c’était de l’incrédulité ou de la sympathie.

 

Arrivé à mon lieu de travail, je parcours la presse, encore habité par les remous de cette conversation. Partout les mêmes signes d’une humanité en proie au mensonge, à la violence, à la cupidité de ses dominateurs. Je me réconforte en me disant qu’en occident nous jouissons d’une relative paix et d’une certaine liberté de parole et de pensée, de certains leviers d’actions contre nos gouvernants.  Dans n’importe quel autre contrée, apostropher ainsi un agent armé peut vous attirer de graves ennuis. L’Etat je ne l’oublie pas, s’est arrogé partout le droit de « disposer de la violence légale », y compris dans notre pays, pour assurer son autorité. Mais je me demande jusqu’où sa relative tolérance à l’égard des contestataires de toutes sortes, ne masque pas en Occident, une plus grande sophistication dans l’exercice du pouvoir, de sa part.

 

En France, le récent projet de fichage de la population par les RG,  baptisé EDVIGE, dénoncé par un grand nombre d’association nous montre à quel point l’Etat moderne n’a rien abandonné de sa volonté de circonvenir et manipuler la population qu’il gouverne. Son ambition, comme tout pouvoir, est de disposer d’un peuple soumis à ses vues, à son ordre et à ses institutions. Si l’Etat moderne a, en apparence, délaissé l’exercice de la force brutale contre sa population, c’est qu’il est parvenu à la conditionner au point où une majorité de cette dernière en est arrivé à réclamer de vive voix, l’exercice de son autorité. Pauvre humanité !

 

J’observe heureusement que devant la forte mobilisation contre le projet EDVIGE, le gouvernement est contraint de revoir son projet. Preuve s’il en est que face au pouvoir, tout est rapport de force et qu’il existe encore en France, des forces (minoritaires) capables de résister pour défendre une certaine idée de l’homme et de la société. Mais jusqu’où l’homme moderne est-il prêt à se mobiliser contre un système qui lui garantit par ailleurs le confort d’une vie « sécurisée » face à tant de « menaces », économiques, financières, terroristes, nucléaires …? Par ailleurs, si les manifestations contre EDVIGE ont été relayé par quelques magistrats, syndicaux et hommes politiques, je vois bien que c’est parce que le fichier les concernait potentiellement aussi. 

 

C’est d’ailleurs bien ce qui posait problème : l’élargissement du fichier à tous les hommes "suceptibles de troubler l'ordre public", autrement dit suceptibles d’entreprendre quelque chose dans cette société : acteurs économiques, politiques, sociaux, syndicaux, religieux, associatifs… et ce dès l’age de 13 ans (dans ce cas précis, sous couvert de lutter contre la délinquance), ! C’est dire si l’Etat se méfie de tout se qui bouge et associe peu pou prou toute activité humaine à un « désordre » en puissance. Sa doctrine est celle de l’immobilisme. Et son concept de la citoyenneté, équivaut peu ou prou à celui de la moutonnerie bien rangée. Car que signifie « être suceptible de troubler l’ordre public » au juste ? C’est bien là, que le bât blesse, car tout cela sera laissé à l’appréciation des agents en exercice… qui devront scrupuleusement, j’allais dire consciencieusement, exécuter les directives de leurs hiérarchies. Et quand on tentera de s'y opposer, on s'entendra répondre : « juste ou pas, c'est la Loi  ! ».

 

Est-ce qu’un homme qui pense que le bonheur ne sortira pas de l’enrégimentement dans un système politico-social et le fait savoir, « trouble l’ordre public » ?  Est-ce que croire et agir dans le sens de l’amour, du partage, du pardon, de la paix et l’intelligence spirituelle retrouvée, « trouble l’ordre public » ? C’est toujours au nom du salut public que l’on zigouille ceux qui sortent du rang, rappelle la Révélation d’Arès, au nom de « la sécurité et de la protection » que l’on restreint aujourd’hui les libertés publiques. Aujourd’hui plus besoin de moyens brutaux, la police s’est « civilisée ». La seule mention de votre nom dans LE fichier, suffira à vous discréditer. Les lynchages et rodomontades ne se font plus sur les places à coup de matraques, ils sont devenus « médiatiques ». Belle évolution !  Et quand on pense à la facilité de traitement et de manipulation qu’offre aujourd’hui l’informatique…on frémit. On se dit surtout que personne ne risque d'être épargné, même ceux qui se croient à l'abri, installés docilemement dans le confort de l'obéissance.  

 

Aujourd’hui l’Etat a les moyens avec ses aides sociales de toutes sortes, de nous maintenir dans un confort relatif qui nous fait oublier le morcellement et l’encadrement de notre liberté. Mais qu’en sera-t-il demain quand l’argent viendra à manquer ? Car ces jours viendront, à n’en pas douter. Quand au poids des difficultés de la vie, s’ajoutera la dureté de traitement d’une administration secondée par un armada de mesures policières, on comprendra trop tard que nous serons passé d’une « démocratie libérale » à un régime autoritaire. Agir aujourd’hui pour retrouver et raviver sa conscience d’homme libre est plus que nécessaire. C’est un devoir envers l’humanité à venir. Car le véritable souverain de ce monde n’est pas (ou plutôt ne devrait pas être) l’Etat, mais l’individu libre, aimant et créateur.

 

D’autant que je doute que l’Etat revienne réellement sur sa décision de créer ce fichier.  Il va multiplier les déclarations, les rencontres, les consultations… bref, il va occuper les opposants et noyer le poisson. Pendant ce temps là, il va réfléchir au moyen de faire passer la pilule « avec plus de pédagogie », pour reprendre les termes d’un ancien premier ministre (entendez par là, plus de démagogie). Il maquillera la belle Edvige d’un pompon fleuri, sorte de simili-organe de consultation et de recours pour le citoyen « abusé »,  l’affublera probablement d’une écharpe aux couleurs de la République et de la Démocratie et le tour sera joué. Surtout que le véritable commanditaire de ce fichier n’est pas le Président (ne nous trompons pas de cible), mais l’Administration qui poursuit silencieusement son travail de quadrillage systématique de la population (recoupement des fichiers des impôts, de la redevance et des services sociaux aujourd’hui, traçabilité du citoyen dans toutes ses démarches demain…). Raison de plus pour intensifier la lutte et rester vigilant sur tous ces domaines où la liberté de conscience, de parole, de penser et d’action est en jeu.

 

Sentiers encore accessibles…(Révélation d’Arès). Pour sûr, on ne changera pas ce monde en une génération. Quatre générations ne suffiront pas (Révélation d’Arès 24/2). Mais si un petit reste d’hommes, déterminés, creuse assez profondément en eux même pour retrouver et raviver leurs forces spirituelles, leur descendance sera capable à terme, d’opérer un vrai changement de société. Les voies qui conduisent hors du système sont ténues comme des sentiers de montagne. Peu visibles de prime abord (une des raisons du peu d’espérance qui fait le lit de tous les laisser-aller), et difficilement praticables de surcroît (la seule liberté qu’il nous reste est la liberté de conscience, agir est beaucoup plus compliqué, demandent une certaine rudesse), ces voies existent pourtant. Leurs sentes se glissent entre les failles du système, qui du reste n’est pas aussi fort qu’on le croit, ou à tout le moins pas aussi pérenne qu’il en a l’air. Je me demande même jusqu’où ses manœuvres répétés pour policer et judiciariser la société, ne cache pas une peur tenue secrète par tous les pouvoirs. Celle de voir s’effondrer le système sous son propre poids, devenu impraticable à force de tant de complications, essouflé à force d’immobilisme.

 

Mais n’anticipons pas. L’Etat ne s'en ira pas comme çà. Il est tenace. L'enjeu aujourd’hui est de redonner à l’humanité le goût de la liberté. Hobbes (l’auteur du "Léviathan", XVIIème siècle) avait bien compris que l’Etat ne prolifère que sur nos peurs et notre lâcheté. Mais contrairement à Hobbes, qui s'en tenant à ce qu’il voyait, avait conclu à la nécessité d'un pouvoir pour garantir aux citoyens leur sécurité (il est notamment l’auteur de la célèbre formule, « l’homme est un loup pour l’homme », qui n'est pas entièrement fausse, si l'on s'en tient à une certaine réalité), nous croyons l’homme capable de vivre sans chefs, capable de dominer son animalité en réveillant en lui, la vie spirituelle. Une force, que même les religions qui se réclamaient pourtant de Dieu, n’ont pas su ou voulu faire naître chez leurs fidèles. Une force que l’homme tire de sa parenté (la Bible dit image et ressemblance) avec le Créateur de l’Univers. C’est parce qu’il en ignore l’existence, et les voies pratiques d'accomplissement, que l’homme désespère de lui-même et se laisse dominer. L’Etat moderne n’aura été, finalement ces derniers siècles, qu’un palliatif de plus à l'ignorance et la misère. L'Etat a fait croire qu’il était capable de juguler la férocité des hommes et d’en compenser les méfaits. Dans les faits il n’a fait que dépersonnaliser et mécaniser la violence et l’arbitraire en les légalisant. Il les a rendu plus abstraits, intensifiant leur aveuglement et leur surdité. Combien de temps cela peut-il encore durer ?

 

Je voudrais continuer mais ce texte est déjà long. Si, au bout de ces lignes, vous n’avez pas capté un peu de ce feu qui m’anime, qu’est ce qu’un mot de moi de plus, pourrait faire ? Ce texte, commencé fin août, a mûri dans ma pensée ces derniers jours alors qu'émergeait le débat sur EDVIGE dans les médias. Sa parution en même temps qu’un autre article écrit en relation avec ce sujet et publié par le témoin de la Révélation d’Arès, Michel Potay, sur son blog hier, est pure coïncidence. Aussi, je vous invite à le lire car son éclairage est résolument plus spirituel : http://www.freesoulblog.net/jHE/jHEtv.html. Il saura, à n'en pas douter, vous faire sentir bien mieux que je ne peux le faire moi même, ce feu joyeux de la pénitence et la sérénité que procure l'espérance active en un monde changé.

 


Souldigg
 

Par Souldigg - Publié dans : Vues sur le monde
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Samedi 16 août 2008


15 Août. Fin du pèlerinnage de feu et retour sur Paris. Retrouvant mon clavier, difficile de ne pas évoquer le flot de nouvelles inquiétantes de cet été, masquées par la retransmission quotidienne des J.O.

Dans les médias dits "sérieux" de quoi parle t-on ? Ces jours ci de la mort de 10 militaires français en Afghanistan, du bras de fer diplomatique entre la Russie, l'Europe et les Etats-Unis autours de la Georgie comme le prélude à une nouvelle guerre froide, des attentats meurtriers en Turquie et en Algérie, de l'essor de la Chine au rang de première puissance industrielle mondiale.... mais aussi de la hausse générale des prix et du ralentissement de l'économie en occident, de la fragilité du secteur bancaire et du risque de faillite du système financier, de la dette collossale des pays riches qui s'aggrave, de l'appauvrissement des océans sur les régions cotières .... bref de quoi se demander comment le monde tourne encore et quel avenir se prépare l'humanité.

A dire vrai, il s'en faudrait de peu que je ne cède au défaitisme ou à l'alarmisme ambiant. Car chacune de ses informations nous parle d'un monde tous les jours plus complexe et plus imprévisible, d'autant plus difficile à comprendre et à maitriser que le nombre des individus sur la terre augmente sans cesse : plus de 6 milliards aujourd'hui, près de 9 milliards à l'horizon 2050 et avec l'augmentation du nombre d'hommes et de femmes, l'augmentation du nombre de problèmes et conflits potentiels, insolubles par les seules voies de l'intellect.

La seule issue pour l'humanité, si elle ne veut pas finir broyée par les contradictions et les problèmes qu'elle a engendré, est de retrouver une part de son intelligence qu'elle a complètement enfouie et oubliée : son intelligence spirituelle. L'homme a vaincu la pesanteur, le feu, le froid, la distance,... il conçoit et fabrique par milliers des machines qui le secondent dans ses tâches les plus infimes, il a bâti des systèmes et des organisations pour contrôler toutes ses activités mais il n'a jamais entrepris aucun effort pour maitriser les impulsions de son coeur, retenir sa langue de mentir, faire la paix avec son querelleur, penser aux autres autant qu'à lui même, imaginer un monde sans chefs.

A n'en pas douter, les décennies à venir s'annoncent difficiles, traversées de nombreux soubressauts économiques, politiques, sociaux. Les signes d'une grave crise sont déjà là. Mais le plus à craindre ce ne sont pas tant les difficultés matérielles que les resonances qu'elles auront sur le plan spirituel. Car après avoir cherché le bonheur dans la magie, la religion, la politique, l'industrie, la science...bref après avoir épuisé vainement toutes les ressources de son intelligence intellectuelle, l'humanité se retrouvera face à une énigme : en qui ou quoi croire, que faire, quelle voie suivre pour simplement vivre heureux sur cette terre ? La désesperance et le doute la guettera jusqu'à anéantir tout espoir d'un autre monde possible, tout espoir de vaincre le mal et ses manifestations, misère, malheur et mort. Cette réalité est déjà peu ou prou celle des média qui dramatisent à l'excès toute nouvelle, alternent entre le rêve et le cauchemard, mais cachent soigneusement à l'homme les possibilités spirituelles qui sommeillent en lui.

Car un autre scénario est possible :  au sein même de ce monde en crise, la lente émergence de qualités et attitudes justes, patientes, aimantes, par un petit reste d'hommes convaincus que le mal n'est pas une fatalité mais un état qu'il faut combattre en soi et changer. Apprendre à dialoguer pour enrayer les guerres, à pardonner pour faire la paix, à partager pour vaincre la misère, à remplacer le besoin d'avoir par le besoin de ne pas avoir pour vaincre l'avidité, .... Apprendre par dessus tout, à vaincre sa peur de manquer, de souffrir ou même de mourrir, sur quoi s'assoit et se développe tout pouvoir qui a besoin d'hommes faibles pour dominer.

Mais pour cela besoin de se passer des vieilles représentations du monde et besoin de voir en l'homme autre chose qu'un animal pensant à l'horizon de vie limité. Besoin de parier sur la vie spirituelle, qui est loin d'être un fantasme, une vue de l'esprit ou une inclination des sentiments. La vie spirituelle est une vraie vie, chargée d'énergie, de force et de lumière, faite pour se méler aux énergies, forces et lumières de la terre (et même de l'univers), une vie engendrée par l'homme bon. Car c'est cela (potentiellement) l'homme : un être-pont, un créateur unique dans l'univers, un assembleur de forces matérielles et spirituelles, un être capable d'engendrer des mondes extrêmement riches et divers, ce que ne sera jamais un castor, une abeille ou une fourmilière, si belles et étonnantes soient leurs réalisations, qui sont soumis aux lois de leurs espèces. En renonçant à sa nature spirituelle, l'homme se condamne à vivre une demi-vie, soumise aux vicissitudes de la chair et aux atermoiements de l'esprit, et à une mort certaine. L'âme seule (présence de la vie spirituelle en l'homme) lui permet de résoudre ses contradictions d'animal-pensant et d'échapper aux ténèbres.

A ce monde occidental à la fois comblé (matériellement) et en passe d'être complétement désabusé, la Révélation d'Arès envoie un message fort : celui d'une espérance ravivée, aiguillonée par un avertissement solennel. L'humanité est face à une alternative. Ou bien elle s'enfonce dans sa ténèbre au risque de s'anéantir elle-même, ou bien elle trouve la force de se resaisir et de se recréer spirituelle. Tous les hommes capables de bonté, quelque soit leur origine, leur croyance, leur âge ou condition sociale sont appelés ... à faire l'effort de se changer, de partir à la decouverte de l'âme et de ses ressources encore inexplorées.


Souldigg


Par Souldigg - Publié dans : Pensées
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Vendredi 11 juillet 2008

Je m'absente de mon blog pour l'été. Après une année riche et éprouvante, j'aspire tout particulièrement à retrouver le calme et la profondeur des divines certitudes. Je commence mon périple estival par un séjour à Arès et vous laisse en compagnie des photos ci dessus, prises lors de mon pèlerinage en 2002. Les habitués des lieux y reconnaitront le clocher de la Maison de la Sainte Parole où l'on se rend pour prier, la rive d'Arès à marée basse, et les alentours peuplés de forêts de pins.

Je remercie toutes celles et ceux qui m'ont accompagné durant cette année et vous donne rendez-vous en septembre pour partager de nouvelles pensées.

Je vous souhaite un bel été à toutes et tous.


Souldigg


Par Souldigg - Publié dans : Mes Images
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Vendredi 27 juin 2008


Une phrase en rapport avec l'âme, sujet qui irrigue mes pensées et ce blog
ces temps-ci m'a été adressée par un frère de Bretagne. Elle m'a poussé à écrire cet article. 

"La graine qui meurt en terre
élève sa tige comme une flamme.

L'homme qui meurt à son égo
donne naissance à son âme"

Cette phrase a fait écho à un hadith extrait de la Sunna (recueil de paroles et d'actes du prophète Muhammad, compilés par la tradition musulmane) que m'a relaté un ami musulman :

Alors qu'il était entouré de ses fidèles, le prophète leur dit "Mourrez avant de mourir".

Je ne me souviens pas exactement des propos de cet ami musulman qui me parlait du travail à engager sur soi pour se créer spirituel, mais j'en ai retenu ceci : la plupart des personnes réunies autours du prophète ce jour là, furent interloqués. Muhammad expliqua qu'il leur fallait tuer leur égo avant de mourir et que c'est à ce prix qu'ils deviendraient de vrais musulmans. Lues sous cet angle, les paroles les plus combatives du Coran qui appellent à la guerre sainte et valorisent le martyre, prennent une toute autre dimension que l'interprétation, étroite et militaire, qu'en a fait l'islam radical d'aujourd'hui.

Dans toutes les traditions religieuses, philosophiques ou spirituelles, on retrouve cet appel à dépasser son égo, à s'anéantir dans l'humilité la plus totale pour retrouver la vraie vie. La Révélation d'Arès (qui appelle à se défaire et à dépasser tout esprit de religion) le dit aussi à sa manière mais, et ce n'est pas le moindre de ses paradoxes, elle le fait en exaltant l'individualité créatrice et la liberté humaine. C'est un point sur lequel ma nature libertaire et individualiste a souvent achoppé mais que je ressens comme profondément vrai. Je sens bien que dans cet anéantissement de soi, il y a la découverte du Tout-Autre. Que dans l'abandon de ses propres préjugés, il y a la condition de l'amour véritable. Que dans le dépassement de sa propre culture, il y a la libération d'une énergie formidable. Que dans la fait de lacher prise sur sa volonté d'avoir et de vivre pour soi seul, il y a la venue de toute l'humanité en soi. Que l'individualité se trouve même couronnée dans cette tension et cette abnégation du n'être plus rien pour soi-même (Révélation d'Arès 40/6). Quand ma consience a assez de force pour se hisser et se tenir en éveil, ne serait-ce que l'instant d'un regard, face à cette limite ultime de l'abandon de soi, je me sens traversé par les remous d'une Mer immense. Je repense alors à cette phrase du frère Michel, témoin de la Révélation d'Arès : "le vrai moi est du dehors".


Une goutte de cette Mer immense
remplirait mon coeur de bonheur, si j'étais seulement capable de me tenir à flot plus d'un instant. Mais à peine ai-je hissé la tête hors de l'eau que je retombe dans mes abysses chaotiques. D'où vient donc ma résistance, autant consciente qu'inconsciente, à rejoindre ces eaux vivifiantes ? Sans cesse je me crispe sur la peur de perdre mon petit précarré "d'humanité". Je crains de me dissoudre dans un je-ne sais-quoi qui représente pourtant toute l'espérance d'une vie et d'un monde changé. J'aspire autant que je redoute à gagner ces Hauteurs. Contradiction que j'imagine être celle de tout homme vivant dans ce monde schizophrène. Je souffre d'être plongé dans ces ténébres bardés de structures sans vie mais je rugis, je peste et je rechigne même à faire les efforts qu'il faut pour libérer mon regard des murs qui obstruent l'eau et la lumière. Comme toutes les taupes de mon espèce, c'est ma faiblesse qui me fait refuser l'alliance de l'aigle (23/2).





C'est pourquoi je me rends à Arès chaque été depuis près de 15 ans maintenant : pour raviver et vivifer mon ardeur à vaincre mes réticences, mes peurs, ma lacheté. Pour faire un bilan sur tout ce que j'ai engagé l'année passée et recentrer mon être et mes projets futurs dans la direction de certitude. Choix de vie, mais aussi projets de mission, thèmes de réflexion... C'est toute la tension de mon être que je décline ainsi, dans un seul but : remodeler mon existence, la faire coïncider avec le grand Dessein du Père. Le pèlerinage, vu sous cet angle, est avant tout une veillée d'armes mais en l'absence de véritable dynamique collective concertée chez les pèlerins d'Arès (ce mouvement est jeune et n'a pas encore pris la mesure de son rôle historique), il demeure éminemment solitaire.

Le pèlerinage est aussi un moment privilégié de paix et de profondeur spirituelles. Me retrouver loin des soucis et du bruit du monde est un bonheur que je ne vis pas sans éprouver une certaine angoisse cependant. Se retrouver seul face à son créateur en préfiguration de ce que je vivrai au jour de ma mort, me fait toujours trembler d'émotion. Il me faut plusieurs jours d'acclimatation pour apaiser mes tensions, vaincre mes élans rebelles et me rendre sereinement en toute humilité dans ce Saint Lieu où Dieu est apparu et où il demeure présent. "Je suis ici. Tu y viens, les frères y viennent." (XLI/1-2). Présent d'une présence invisible et muette, mais qui se fait force, pensée et lumière pour le pèlerin pénitent. "La lèvre prend le feu dans Ma Main" (XLI/3). A Arès plus qu'ailleurs, je viens chercher réponse à mes questions, force pour m'équilibrer et m'éléver. Au corps à corps avec moi-même et le monde toute l'année, Arès est le lieu où je peux prendre de la hauteur, décoller le nez de la vitre des médias et libérer mon attention de l'agitation du monde pour sonder mes profondeurs et sceller dans la paix, une alliance (23/2) avec le Père.



Souldigg

Par Souldigg - Publié dans : Pensées
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Samedi 21 juin 2008



Fête de la musique ou fête de l'âme ?

Pour le pèlerin, le 21 juin est avant tout le jour où débute le pèlerinage de feu à Arès (pour plus d'infos, consulter http://michelpotay.info ou http://www.freredelaube.info).  Mais je ne m'y rendrais pas avant le mois de juillet.  Alors je profite de la fête de la musique pour publier la démo du concert donné à la Scène Bastille par le groupe PIOUS GENS le 21 juin 2006.

Souldigg

NB : PIOUS GENS prépare actuellement un concert pour la rentrée. Pour suivre l'actualité de ce groupe : http://piousgens.free.fr
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Mardi 20 mai 2008


Un mot sur le blog du frère Michel, témoin de la Révélation d'Arès m'a transporté. Je publie ici le commentaire que je lui ai adressé en reponse à l'article qu'il a publié sur le penseur Levi-Strauss (voir http://www.freesoulblog.net) :

 "Pensée sauvage..." j'aime ce mot "sauvage". Car il m'évoque l'odeur que l'on respire après une nuit passé au dehors, sous la tente ou à la belle étoile, lorsque l'on sort le nez de sa couche et l'on hume la luzerne fraiche. Parce qu'il me rappelle les épopées jubilatoires de mon enfance quand je dévorais les chemins de forêt à toute blinde sur mon bicloune trafiqué, les batailles de boue et les plongeons dans les vagues, le ciel éclatant des amériques et la puanteur rance des bidonvilles d'Amazonie où des enfants sans age respirent la joie de vivre. "Pensée sauvage", un mot qui soulève toute la vie comprimée au fond de mes entrailles et qui me rappellent cette phrase d'un autre penseur de poids, mais croyant, Henri Thoreau : "Toutes les belles choses sont sauvages et libres".


C'est parce que j'ai reconnu d'instinct dans la Révélation d'Arès les élans de ma "sauvagerie", que j'ai faite mienne cette Parole et que je travaille depuis chaque jour à tenter de réveiller et faire passer par tous les pores de ma peau, le souvenir de cette vie enfouie.


Souldigg
Par Souldigg - Publié dans : Pensées
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