Ami lecteur...

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Ce site se veut un lieu de paix et d'échange sur La Révélation d'Arès et ce qu'elle propose à l'homme : entrer en pénitence pour retrouver la vie spirituelle libre et changer le monde en empruntant des voies réalistes pour que triomphe le Bien. Les propos que j'y développe n'engagent que ma personne et n'ont pas valeur de traité. Ils visent juste à partager un regard, une pensée. Aussi n'hésitez pas à faire des commentaires, cela enrichira d'autant les sujets abordés.

Qui je suis


J'ai découvert la Révélation d'Arès il y a plus de 15 ans, au terme d'une recherche spirituelle assez chaotique. Je l'ai immédiatement faite mienne mais il m'a fallu du temps pour équilibrer mes pensées et mon coeur, accorder mes actes à ma foi nouvelle. S'il me fallait condenser en deux mots tout ce je m'efforce de vivre depuis, ce serait : dépassement et espérance.

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Sauf mention expresse, textes, images et vidéos sont tous de ma main. Merci d'en respecter le contenu.

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Monde spirituel

Lundi 21 avril 2008


Voila plusieurs jours que je prévois d'écrire un mot sur Moise et la sortie d'Egypte. Le temps m'a manqué. L'occasion était toute trouvée pourtant : nos frères juifs célébraient il y a peu "Pessah", autrement dit "la Paque" en mémoire de cette nuit où ils durent se préparer à la hâte, au grand départ, à quitter l'Egypte pour le Sinaï. J'affectionne particulièrement ce passage de la Bible car il symbolise la libération de tout peuple quel qu'il soit, des griffes de tout esclavage. Comme je l'avais fait avant pour les prophètes Jésus et Mouhammad, je comptais avec cette entrée parler de Moïse et de sa mission pour rappeler quelques vérités oubliées. J'ai retrouvé mes notes griffonnées sur une feuille. Je les restitue ici pele-mele en espérant que l'absence "d'écriture" ne gachera pas votre plaisir de lire. 

On suppose que Moïse vécu il y a près de 3500 ans. A sa naissance, sa mère le confia aux flots du Nil pour échapper à la mise mort qui frappait tous les nouveaux nés des hébreux mâles en ce temps là. Recueuilli par une famille noble qui vivait auprès de Pharaon (peut-être même la fille ou la femme de pharaon lui-même), Moïse grandit à la cour et fut élevé comme un prince égyptien. En grandissant il prit peu à peu conscience du sort de ses frères hébreux. Un jour, il s'interposa entre un hébreu et un égyptien qui se disputaient, et dans son emportement tua l'égyptien. Il dut fuir pour échapper à une condamnation certaine et se refugia dans le désert auprès du peuple de Madian. Il y fonda une famille et vécu en berger jusqu'à ce que Dieu l'appelle. Dieu se revèla à lui sous la forme d'un buisson ardent. Il lui parla directement en se présentant comme "Je-suis-celui-qui-suis" et lui demanda de retourner en Egypte pour convaincre Pharaon de libérer les Hébreux. Peu confiant en lui même, probablement bègue, Moïse demanda à Dieu de lui adjoindre Aaron, son frère, pour parler à sa place. Dieu accèda à sa requète et le fortifia en lui faisant voir de "grands signes". Dans le coeur des juifs comme dans celui des musulmans, Moïse demeure un prophète indépassable car "il connut Dieu face à face". A noter ici, que le frère Michel qui reçut la Révélation d'Arès en 1974 et 1977, vécu une expérience similaire à celle du buisson ardent, à cinq reprises. Il reçut un message de la voix de Dieu lui même qui se manifesta à lui face à face, sous la forme d'un baton de lumière accompagné d'une extraordinaire conflagration de lumière et de force. C'est dire l'importance et la portée exceptionnelles de ce nouveau message et de ce nouveau prophète dont la mission est de libérer l'humanité de sa dépendance aux systèmes de domination de toutes sortes (politiques, religieux, économiques, sociaux....), en appelant l'homme à libérer en lui, la force du Bien et de l'Amour créateur. Ce nouvel exode, spirituel, vise à recréer sur cette terre, la vie qu'Adam et Eve menaient en Eden, la vraie "terre promise".

Mais revenons à Moise. Il n'est pas inintéressant de mentionner que Dieu appelle un assassin en fuite, un homme en proie à la colère et bègue de surcroit, pour porter son message et qu'Il l'envoie à un peuple complètement abruti par des années d'esclavage pour en faire Son Peuple. Sans vouloir percer le mystère de l'élection divine, je vois en cela une marque de l'immense amour que Dieu voue à l'Humanité et des efforts qu'Il est prêt à faire pour aider et accompagner tout homme, même celui qui nous apparait comme le plus vil, dans son effort pour se libérer de l'esclavage du péché. Mais la présence de Dieu ne fait pas tout. L'homme doit aussi fournir sa part d'efforts pour se libérer du mal. Un effort que l'homme, paresseux et dissipé de nature, n'est pas toujours enclin à faire. Moïse accepta de porter le fardeau que lui confia Dieu. Il dut se briser pour vaincre ses doutes et sa peur. Il trouva la force de revenir en Egypte où il était considéré comme un assassin, pour parler à Pharaon et s'imposer aux yeux des Hébreux comme un prophète. Les relations avec son peuple ne furent d'ailleurs pas faciles et la Bible témoigne à plusieurs reprises de ses difficultés. Les Hébreux rechigneront à quitter l'Egypte où ils vivaient en esclave nourris et logés. Ils ne cesseront de se plaindre à Moise de ce que Dieu leur fait subir. Même après avoir traversé miraculeusement la mer des joncs, ils tenteront un retour au paganisme et ses fastes (épisode du veau d'or). Dieu les fera errer pendant 40 ans dans le désert pour les défaire de leurs habitudes et mentalité d'esclave. Malgrè cela, hélas, l'exode dégénèrera en conquête guerrière et meurtrière. Les Hébreux, avides de biens matériels, s'empareront de Canaan par la force tuant des populations entières. Les scribes qui mettront la Bible par écrit, transformeront habilement ces massacres et pillages en "guerre sainte". Par la voix des prophètes, jusqu'à Jésus inclus, Dieu n'aura de cesse d'appeler les Hébreux à renoncer au mal, à spiritualiser leurs actes, à devenir un exemple pour toute l'humanité, à devenir la lumière des nations. Relisez la Bible, on y entend à chaque page entre les lignes, Dieu tonner contre la conduite d'Israël qu'il compare à une prostituée. Il ne ménage pas ses efforts pour l'appeler à abandonner ses idoles et revenir dans la voie des justes. Mais le peuple juif, abusé par ses chefs et ses prêtres, refusera de jouer ce rôle de libérateur pour toute l'humanité. Il s'enfermera dans son exclusivisme et emprisonnera la foi dans des observations doctes et le monde s'en trouvera peu fécondé. Le peuple juif n'est pas sans mérites et la foi juive n'est pas sans beauté, mais il et elle ont echoué à incarner et à faire vivre sur terre, la Volonté du Père. Revenu à Arès au XXème siècle, Dieu rappellera qu'Il est le Père de toute l'Humanité et qu'il n'y a pas d'issue au mal, dans les rites, les dogmes, les lois, les systèmes. Que seul l'effort d'aimer son prochain comme soi-même (une parole qui fut révélée à Moise) peut conduire l'homme au bonheur, en Eden.

Le peuple de France qui fut visité par Dieu en 1974 et 1977 et au sein duquel vit encore un prophète vivant, l'égal d'Abraham, de Moïse, de Jésus et de Mouhammad, prendra t-il enfin conscience de l'extraordinaire destin auquel il est appelé ? Acceptera t-il de faire l'effort de quitter le confort du système (son Egypte) pour une vie de foi libre et créatrice ? Acceptera t-il d'être pour l'humanité entière, à l'avant garde d'un bouleversement planétaire ? Ou s'enfoncera t-il dans sa nuit, vaincu par sa peur, sa lacheté et sa misère ?

Réveille-toi peuple de France, enfouis dans la terre tes idoles et tes veaux d'or, chasse de ton esprit ta peur et tes craintes, relève la tête ! Ceins tes reins et honore par tes efforts, Celui qui est revenu te dire que tu es né pour ouvrir une brèche dans le péché-système et faire le passage vers la Terre Promise, Eden sur terre !


Souldigg
Par Souldigg
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Vendredi 28 mars 2008


A ceux qui ont été surpris de voir figurer sur ce blog une citation du Coran, je veux dire quelques mots sur l'Islam, que j'ai appris à apprécier et à connaître. C'est en lisant une vie du prophète Mahomet que je suis devenu croyant. Je ne suis pas devenu musulman pour autant car peu de temps après je découvrais la Révélation d'Arès dans laquelle j'ai reconnu ce à quoi mon cœur aspirait profondément : l'appel à une foi libre et responsable, dégagée des lourdeurs rituelles et dogmatiques, une foi simple, évolutive et créatrice. J'adhérerai d'autant plus facilement à la Révélation d'Arès, qu'elle confirme le Coran comme Parole révélée et invite le croyant à s'y référer. Le prophète Mouhammad est cité 28 fois dans la Révélation d'Arès qui appelle tous les fils d'Abraham à dépasser leurs préjugés pour unir leurs forces. De fait, je garderai longtemps une certaine affection non dénuée de naïveté pour le monde musulman. Ce n'est que peu à peu que j'ouvrirai les yeux sur le poids de la religion en Islam, sur les formes spécifiques d'inertie qui s'y sont installés au cours de siècles et qui y sévissent aujourd'hui. Mais que mes frères musulmans, que je tiens en grande estime, ne se sentent pas blessés par ces propos. Je ne cherche pas à établir de hiérarchie entre les différentes confessions ou à me faire juge ou donneur de leçon. Je me contente de répéter avec mes mots ce que le Créateur est revenu dire à Arès : à savoir, qu'aucune religion n'a accompli le projet d'amour et de justice énoncé dans les écrits bibliques, évangéliques et coraniques et que l'homme doit cesser d'attendre des dogmes (ou des lois c'est pareil), des rites (ou des traditions) ou même de la Miséricorde Divine, la solution à ses problèmes et le salut éternel. La vie est existentielle. C'est uniquement par un effort sur lui-même que l'homme se crée spirituel, se sauve et contribue au retour en Eden.


Néanmoins il faut reconnaître à l'Islam et aux musulmans un grand mérite
 : celui d'avoir gardé intacte, l'expression d'un monothéisme strict, et d'avoir maintenu direct à savoir sans intermédiaire, le lien entre le Créateur et l'homme. Car c'est bien de cela dont il s'agit avant tout. Vers l'an 610 quand Mahomet reçoit la première visite de l'Ange Gabriel, qui pendant 22 ans lui dictera le Coran au gré des circonstances et de la vie de sa communauté, où en est-on de la révélation du Dieu unique annoncé à Abraham près de 2500 ans auparavant ? Israël a été anéanti et le monde juif est dispersé. Il ne représente plus une force de foi. Il va survivre dans l'errance en protégeant son héritage aux prix de terribles persécutions. Le christianisme s'est certes répandu sur les deux rives de la Méditerranée, mais il a adopté en 325, au concile de Nicée, la Trinité comme dogme, faisant de Jésus, simple prophète, une incarnation de Dieu lui-même, instituant et légitimant ipso facto, le clergé comme le représentant de Dieu sur terre. Dans ce contexte, l'Islam s'est avant tout imposé comme le rappel de l'existence et de l'Unicité de Dieu et les musulmans meneront une lutte parfois très vigoureuse, contre tous les polythéismes et associationnismes. La sourate "la foi pure", qui compte parmi les premières révélée et qui occupe une place centrale dans la pièté du croyant, témoigne de l'attachement de l'islam à ce caractère de la foi musulmane. Je vous invite vivement à la lire pour mesurer la portée, ainsi que la force d'expression et de concision du texte coranique : 

« Au nom de Dieu,
le Clément, le Misericordieux.

Il est Dieu Unique,
Dieu absolu.
Il n'a ni engendré,
ni été engendré.
Il n'a point d'égal. »

Cette force, avec laquelle le croyant peut entrer en contact sans intermédiaire, est à mon sens,  ce qui vaut aujourd'hui à l'Islam de nombreuses conversions. Il est un rappel de cette absolue transcendance dont l'homme ne peut se passer et que notre société hypermatérialiste a tendance à étouffer sinon à nier. Lu dans la fidélité à l'essentiel et dans un état d'esprit libre de tout préjugé, le Coran se révèle un texte d'une grande beauté qui exalte dans le cœur de l'homme les plus nobles sentiments. Sans compter qu'il se présente comme une parole "purifiée", alors que la Bible et les Evangiles nous sont parvenus avec beaucoup de gloses, d'ajouts de main d'homme et d'omissions.


Mais le Dieu « Tout-Puissant » du Coran, peut aussi donner le sentiment d'écraser le croyant.
En lui demandant de se soumettre dans et à la paix (musulman signifie littéralement soumis de Dieu et le mot islam est aussi présenté comme dérivant du mot salam qui signifie Paix), il ne semble pas faire grand cas de la liberté humaine. De fait en Islam un profond fatalisme domine la foi : une majorité de musulmans croient que Dieu décide de tout ce qui arrive et qu'il n'y a pas d'autre issue que de s'en remettre à Lui. « Incha Allah », que les musulmans répetent souvent et qui signifie "Si Dieu le veut", traduit cette disposition d'esprit. Est-elle le fruit de circonstances et d'interprétations historiques ou une étape nécessaire de la foi dans son retour graduel à la vie spirituelle libre ?  Il ne nous est pas possible d'en juger mais seulement de rapporter que La Révélation d'Arès qui survient 1400 ans après le Coran, appelle l'homme à se rendre maître de son destin, à choisir librement de renoncer au mal et de faire le bien, à regarder ces deux notions au delà des carcans de toute religion comme de toute morale. A les prendre comme des forces actives dont la maîtrise font de l'homme le co-créateur de ce monde, l'image et ressemblance positive et active du Père de l'Univers. Ce que le Coran dit à sa manière quand il dit que « l'homme n'est que ce qu'il s'efforce d'être »  et que « Dieu a choisi l'homme pour être son lieutenant sur la terre ». N'est ce pas là justement honorer la liberté humaine ?


Souldigg

 

Par Souldigg
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Lundi 24 mars 2008

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Jésus sur la croix ? Un symbole morbide qui évoque davantage le sacrifice humain que le retour en Eden. Peut-être les premiers chrétiens voyaient-ils dans cette image un symbole propre à stimuler leur force d'âme.
Elle leur rappellait peut-être le sort que ce monde faisait subir aux hommes d'espérance et l'urgence qu'il y a avait à apprendre à aimer et à pardonner. Difficile à dire. Comment se mettre dans la peau d'un homme de l'antiquité ou du moyen-age quand on est né et que l'on a grandit au vingtième siècle ? Toujours est-il que les églises ont abondament représenté le supplice de la croix jusqu'à en faire le symbole de la chrétienté. Non sans raisons d'ailleurs, car le pendant de la crucifixion, fut la résurrection de Jésus que les chrétiens célèbrent en ce jour de Pâques.


Petit rappel historique. Quelques jours après être entré dans Jérusalem pour fêter la paque juive, Jésus comprend qu'il est pris au piège (voir l'article précédent). Fait prisonnier, il est conduit devant le grand prêtre Caïphe, puis devant les gouverneurs romains, Hérode et Pilate, qui règnent sur la province. Les prêtres juifs exigent sa mise à mort pour blasphème (Jésus était considéré par certains comme le nouveau roi des juifs qui devait venir les libérer. Il fut également accusé de se prétendre "fils de Dieu" ce qui en Israël était le pire blasphème, Dieu étant l'Unique). Hérode méprisa Jésus et ses prétentions à la royauté et le renvoya à Pilate. Ce dernier hésita à le condamner et tenta de lui rendre sa liberté. Mais la foule manipulée par les prêtres insista pour que Jésus fut crucifié, le supplice que l'on réservait alors aux pires criminels. Pilate accèda à leur demande, dans le but de calmer une agitation qui risquait de dégénérer. Jésus fut fouetté et conduit au supplice. Il subit sa condamnation avec une grande dignité, allant jusqu'à pardonner à ses bourreaux et à la foule. Ses mots, alors qu'il agonisait sur la croix, sont restés dans toutes les mémoires : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font". Cela en dit assez sur sa grandeur et sa noblesse d'âme. Une fois mort, il fut mis au tombeau. Trois jours plus tard, des femmes venues se recueillir sur sa sépulture, trouvèrent le caveau vide. Un ange leur apparut et leur dit que Jésus avait traversé la mort et était revenu à la vie. Il apparut en effet à plusieurs de ses disciples pour leur redonner espoir et les enjoindre de continuer à propager l'Evangile.


La suite est tout aussi méconnue : les apôtres répandirent "la bonne parole" dans tout le bassin méditérranéen. Nombre de chrétiens furent d'ailleurs persécutés car leur foi représentait plus qu'un simple changement de croyance. En déliant les hommes de leurs serments envers les prêtres, les faux dieux et les temples, elle faisait naître une conscience nouvelle dans l'esprit des hommes. Elle les appelait à créer une société d'hommes libres et égaux spirituellement, une société d'hommes-frères. Une évolution qui promettait des repercutions considérables car cela remettait en cause l'esclavage, le moteur de l'économie dans l'antiquité, et les hiérarchies sociales qui structuraient l'empire. Le problème pour la jeune foi naissante, c'est qu'elle ne pu se répandre dans son milieu de prédilection, à savoir Israël (qui avait pourtant été longuement préparé à recevoir le message d'amour évangelique et de vie spirituelle libre). Elle du composer avec des croyances et traditions héritées du paganisme, en Europe notamment où elle pris racine. Elle ne pu éviter certaines abérrations de se répandre, comme la "Trinité", le culte des saints ou le mythe de la "crucifixion rédemptrice" (Jésus mort sur la croix pour nous laver de nos péchés). Elle perdit sa dynamique de libération créatrice d'un monde neuf (nous reviendrons sur ce point dans un prochain article) et glissa vers la religion-pouvoir, avortant d'une des plus belles espérances que la terre ait portée.


Mais revenons à la résurrection. Cela peut paraitre complètement abérrant à un esprit rationaliste qu'un homme puisse revenir de la mort. C'est pourtant bien ce qui s'est passé, et Jésus revenu à Arès en 1974, confirma qu'il avait bien été cloué sur la croix mais réussit ensuite à se hisser hors de la mort et du temps. Il apparut à Michel Potay dans son corps physique transfiguré à 40 reprises, pour lui dicter un nouvel Evangile, épuré des abérrations théologiques qui ont paralysé le christianisme ces derniers siècles. Ce n'était pas qu'une vision fantomatique. Jésus marcha, parla, toucha même Michel Potay pour que ce dernier pu constater que le Jésus qu'il avait devant lui n'était pas un pur esprit. La description que Michel Potay en fit est vraiment intéressante car elle nous livre un Jésus profondément humain, à la fois majestueux et "prêt aux plus grandes bontés", très loin des attitudes compassées et mièvres de l'iconographie religieuse. Jésus transfiguré, conclut-il, nous montre que la vie de la chair est la finalité même de la vie humaine et que la victoire sur la mort et le rétablissement d'Eden est LE but poursuivi par Dieu sur cette terre. La mort est une anomalie, une conséquence du péché (vu comme la volonté de l'homme de dominer ses semblables et du système qui en a découlé). L'homme, créé pour vivre heureux et libre, a le pouvoir de se libérer de ce péché-système, de vaincre le malheur et la mort, de revenir en Eden. Non pas par la science ou par quelque croyance, superstition ou magie, mais par la pénitence qui fait revenir dans l'homme la VIE SPIRITUELLE. Tout homme, et pas seulement Jésus, porte en lui cette possibilité. Les religions-pouvoirs n'ont jamais promu la pénitence (effort de se changer), car depuis la nuit des temps, elles font commerce des faiblesses des hommes. Elles promettent la Misericorde à qui se soumet à elles. Ce faisant elles entretiennent le péché-système.


Or entrer en pénitence, c'est lutter intérieurement contre ses faiblesses, c'est reconquérir sa liberté absolue. La résurrection n'est pas un processus magique ou la contrepartie d'un marchandage, encore moins la soumission à des dogmes ou à une morale. La résurrection est une recréation totale de l'être. Une métamorphose qui opère peu à peu la transfiguration de tout homme qui fait l'effort d'aimer tous les hommes, ses frères. La résurrection de Jésus qui était un homme comme les autres, représente une immense espérance pour l'humanité car non seulement elle vient faire taire tous ceux qui l'ont crucifié et exploité, mais elle vient confirmer l'avènement d'un Jour où tous ceux qui auront fait l'effort d'être juste (quelque soit leurs croyances ou même leur incroyance, car on peut être athée et être spirituel) seront ressucités à leur tour. Un Jour qui adviendra quand ceux qui auront peinés suffisament pour redevenir des frères, auront refait de ce monde, le nuage d'or où l'on ne vend pas le pain, ni la laine (Révélation d'Arès XIX/22).



Souldigg

Par Souldigg
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Lundi 17 mars 2008

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Jésus n'est pas mort sur la croix pour nous "laver de nos péchés" (doctrine chrétrienne). Il a été lachement assassiné par les pouvoirs en place (politique et religieux) qui voyait en lui un homme dangeureux car il remettait en cause jusqu'à la notion même de pouvoir.
A travers son exemple, il appelait à créer une société fondée sur la bonté, le partage et le pardon où tous les hommes seraient frères. Il n'est pas difficile de dire que nous en sommes encore loin aujourd'hui. Ce qui explique que son retour (en 1974 à Arès) n'ait pas encore soulevé un grand enthousiasme et que les pouvoirs en place (politiques, religieux ou mediatiques) aient davantage cherché à lui nuire (attaque du fisc, calomnie,...)  qu'à accomplir ou promouvoir ce qu'il revenait dire.
 


Vous allez me répondre qu'aujourd'hui on a quand même évolué, que l'on ne trucide plus les opposants sur la place publique, que l'on a la liberté d'expression... et vous aurez raison. Sauf que notre évolution est de sophistication et non de véritable "civilisation". Nos temps d'aujourd'hui ne sont pas moins barbares que les temps antiques. Simplement le fouet, la roue ou la croix (instruments d'intimidation, de torture et de mise à mort) ont simplement changé de nature : ils s'appellent désormais "attaque du fisc", "diffamation et calomnie" , "lynchage médiatique" et j'en passe. Le pouvoir a compris qu'il lui était préférable de laisser vivre ses opposants pour s'assurer une légitimité, que de s'imposer par la force. D'autant que désormais il dispose d'un outil beaucoup plus perfectionné que le baton pour circonvenir les citoyens récalcitrants : la loi. Des hommes conditionnés à se soumettre au pouvoir (à la loi) font de bien meilleurs sujets que des opprimés prêts à se soulever pour reconquérir leur liberté. D'autant que tout est fait pour nous faire croire que notre système politico-legaliste, la démocratie, est indépassable et représente l'avènement de LA liberté. Le pouvoir n'est-il pas entre les mains du peuple qui élit ceux qui le gouvernent ? Les dirigeants ne sont ils pas au service de la chose publique ? Foutaises ! Nous sommes libres... de nous soummettre à une petite clique qui s'est appuyé sur une majorité enrégimentée pour prendre le pouvoir, grace à des lois qu'elle a elle-même confectionnées. En démocratie comme ailleurs, le pouvoir est toujours confisqué par ceux qui le détiennent. La différence c'est qu'en démocratie, l'exercice du pouvoir est limité (dans le temps) et que si le pouvoir veut durer il doit satisfaire un minimum aux exigences de sa majorité. Un rapport de force qui vaut mieux, je vous le concède, que l'exercice d'un pouvoir dictatorial ou militaire et qui fait dire à certains que "la démocratie, loin d'être parfaite, est le moins mauvais des systèmes" (Churchill, je crois). En effet, et je ne suis pas mécontent de vivre en démocratie, quand je vois d'autres régimes politiques sévir, mais je perçois ses limites. Je me dis surtout que l'homme est capable de tout autre chose que de vivre sous l'emprise d'un système (puisque son Créateur le dit). Je suis las de ces beaux discours que l'on nous sert pour nous faire oublier notre misère spirituelle et mieux circonvenir notre pensée. Que pèse veritablement ce petit bout de papier déposé dans une urne, par rapport à la liberté absolue, à l'amour universel et à la capacité de créer que le Créateur a déposé dans le coeur de tout homme ?
 


Vous l'aurez compris ce qui m'inspire ce matin, ce sont les élections municipales d'hier dont la date coincidait curieusement avec le "dimanche des rameaux", anniversaire de l'entrée de Jésus dans Jérusalem. Pour mémoire et à l'attention de ceux qui ignoreraient tout de la vie de ce prophète (j'ai moi-même été totalement ignorant jusqu'à l'age de 20 ans de ce que contenait les Evangiles), voici un petit raccourci de son itinéraire : après avoir parcouru les routes de Galillé, multipliant miracles et paroles d'espérance, Jésus se rend à Jérusalem dans l'espoir de convertir cette cité. Son attitude et sa renommée (Jésus déplaçait les foules), inquiétaient les pouvoirs qui cherchaient un moyen de le faire taire. A plusieurs reprises, les pharisiens (qui détenaient le pouvoir religieux en Israël au temps de Jésus) ont cherché à le piéger, mais à chaque fois Jésus a eu le dessus. Qui n'a jamais entendu parler de ses répliques restées fameuses "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" (quand les pharisiens cherchèrent à le faire passer pour un révolutionaire qui s'en prenait à la puissance romaine) ou encore "Que celui qui n'a jamais péché, lui jette la premiere pierre" (en désignant une femme adultère que les pharisiens voulaient faire lapider) ? Quand Jésus entre dans Jérusalem, il est accueilli, pense t-il, à bras ouvert par une foule en liesse qui jette devant lui des rameaux d'olivier en signe de paix. Cela s'averrera, hélas, une manoeuvre pour l'étourdir, et un piège qui se refermera sur lui quelques jours plus tard quand il sera fait prisonnier. Entre temps, Jésus aura multiplié les défis en bravant les autorités, notamment en chassant les marchands du Temple à coups de fouets.
 Mais surtout il assumera avec dignité l'épreuve de sa mise à mort allant jusqu'à pardonner à ceux qui l'avait tué, restant fidèle à tout ce qu'il avait enseigné. Malgrè ça, sa capture et son assassinat fera perdre la foi aux apotres (Pierre le reniera trois fois), qui devant les difficultés, préfèreront repandre la "bonne nouvelle" hors d'Israël (en grec "Evangile" signifie "bonne nouvelle"), engendrant un christianisme mélé de paganisme.

Quelle(s) lecon(s) tirer de tout cela sinon qu'il est vain de s'attaquer frontalement aux pouvoirs en place et que nous aurons besoin de nous armer de réalisme autant que d'espérance pour changer ce monde (ce que Jésus disait déjà d'ailleurs en recommandant à ses disciples d'être "doux comme des colombes et rusés comme des serpents") ? Manifestement Jésus a manqué de prudence en entrant dans Jérusalem. Il a probablement également été pris d'impatience de voir se réaliser la Parole qu'il venait délivrer. La Révélation d'Arès suggère qu'il a traversé une phase d'illuminisme. L'Eglise naissante a, par la suite, transformé son erreur d'appréciation et le lache assassinat qui en a découlé, en sacrifice expiatoire "prédestiné", pour circonvenir et se prémunir à son tour, contre toute tentative de voir naitre un peuple vrai épris de justice et de liberté. En proclamant que Jésus était "mort sur la croix pour nous laver de nos péchés", elle a déchargé ses fidèles de tout effort à faire pour se changer. Elle a assis son pouvoir sur les âmes et tué dans l'oeuf le germe insurgeant* de l'Evangile. Nos démocraties d'aujourd'hui en réduisant la liberté absolue de chercher et répandre l'amour et la bonté, à la liberté politique de choisir entre deux camps "opposés", se prémunissent aussi contre toute dynamique créatrice susceptible de les submerger.
 


J'ai donc voté hier, mais sans me faire d'illusions, et armé de la conscience que c'est avant tout en moi-même (comme en chacun) que se joue l'avenir de l'humanité. En attendant que l'homme recouvre pleinement ses dons divins d'amour, de création, de liberté absolue et d'intelligence spirituelle, qui lui permettront de fonder une société sans chefs, j'utilise mon vote pour rappeller aux pouvoirs qui nous gouvernent, que j'entends utiliser tous les espaces de liberté qu'ils nous concèdent et que je veillerai toujours à ne jamais me laisser enfermer.
 


Souldigg

NB: La semaine prochaine nous dirons quelques mots sur la résurrection de Jésus. 

* insurgeant, insurgeance : ce mot fut forgé par le frère Michel pour décrire la profonde dynamique de changement que vient relancer la Révélation d'Arès. Une démarche fondée sur la pénitence, qui vise non à s'opposer aux pouvoirs par la violence, ou à en changer (cas des insurrection et des révolutions qui ne changent rien au fond), mais à combattre en soi d'abord, la volonté de dominer, et à faire prévaloir graduellement et avec intelligence dans le monde, ce que des hommes libérés spirituellement pourront vivre ensemble dans l'amour et la liberté.
Par Souldigg
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Mardi 18 décembre 2007

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Jésus n’est pas né un 25 décembre. D’après les évangiles, il est né pendant le séjour que Marie et Joseph ont fait à Béthléem pour se faire recenser par l’occupant romain. Or les romains ne recensaient jamais les populations en hiver. Le Coran (la Révélation d’Arès rappelle que le Coran est Parole de Dieu et donc mérite la même attention que la Bible et l’Evangile, nous reviendrons sur ce point dans un prochain post) soutient que Jésus est né « au temps des dattes », c'est-à-dire au milieu de l’automne. Pourquoi l’église a-t-elle donc bâtie toute une liturgie, le jour de la naissance du « divin enfant », autours de cette date du 25 décembre ? Dans l’antiquité, la vie, était organisée autours des saisons. La période du solciste d’hiver (jour de l’année le plus court)  marquait un tournant : celui du rallongement des jours, du retour de la lumière et de l’annonce du printemps. La « fête de la lumière » donnait lieu partout à de profondes réjouissances païennes et les églises naissantes avaient du mal à retenir leurs ouailles pendant cette période. Il est même probable qu’elles voyaient se déliter pendant ces fêtes, tout le travail d’une année (de patiente conversion). Pour concurrencer ces fêtes et donner l’occasion à ses fidèles de se retrouver et de partager un moment intense, l’Eglise eut l’idée d’en faire le jour de la naissance du Christ. Et Noël devint un moment fort de célébration de l’espérance chrétienne. Si Noël est resté aujourd’hui l’une des rares fêtes très populaire du calendrier chrétien, c’est probablement parce qu’elle puise ses racines dans un rite très ancien. En cette époque de l’année, ou le froid et l’obscur l’enserre, l’homme revisite en profondeur ses origines, sans en avoir toujours conscience d’ailleurs. Il manifeste avant tout son besoin de chaleur et de lumière physique, mais aussi son besoin de chaleur et lumière humaine, spirituelle. L’homme a besoin d’espérer, comme il a besoin de boire et de manger. Pour un Pèlerin d’Arès, pour qui les dogmes, les mythes, le folklore sont secondaires, célébrer la naissance du prophète Jésus (même s’il n’est pas né à cette date) n’est pas une mauvaise chose en soi, si cela ravive dans la conscience, la Force de faire le Bien. Conscience que tout homme peut devenir un christ s’il met ses pas dans les pas du Père (Révélation d'Arès). Conscience que tout homme peut devenir prophète (c'est-à-dire créateur) du monde à venir. Si l’Eglise a échoué à rendre ce monde vraiment chrétien (où voit-on l’amour du prochain aujourd’hui ?), c’est parce qu’elle a échoué à rendre la foi dynamique, créatrice ; elle a échoué à faire de Noël un moment fort de l’espérance active.
 
La Révélation d’Arès appelle à un long et profond changement de nature, à une spiritualisation de nos actes même les plus banals. Noël comme tout moment de la vie peut se faire l’écho de notre volonté de changer le monde. En voulant faire de Noël, une fête de l’espérance retrouvée, de la Lumière partagée, c'est-à-dire de la Parole vécue (et pas seulement psalmodiée), un Pèlerin d’Arès ne déroge pas à sa foi. Il l’ancre dans les réalités. La réalité d'aujourd'hui c'est que Noel est devenue une simple fete de famille : puissions nous en ce jour, rendre heureux tous ceux qui nous nous sont proches et faire un effort envers ceux qui sont seuls, sans parents ni amis, pour partager ce moment d'humanité.
 
Je vous souhaite à tous un heureux Noel.
 
Souldigg
Par souldigg
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