Je n’avais jamais vu de match de rugby avant cette coupe du monde. Le soir de la victoire du XV de France contre les All Blacks je me suis retrouvé devant le poste de
télévision pendant les 15 dernières minutes de la rencontre. J’ai voulu vérifier ce que j’avais toujours entendu dire du rugby, « un sport de brutes joué par des gentlemen », à l’opposé
du football, « un sport de gentlemen joué par des brutes ». Ma première impression me confirma dans ce que je pense du sport à la télévision en général : il y a
quelque chose dans le spectacle de ces masses humaines en plein effort qui fascine et reveille en l'homme des emotions intenses et qui en meme temps le plonge dans un profond hébétement, au point
de le vider de toute présence à lui même. Je me demande : est-ce le sport ou la télé-vision qui produit cela ? A y regarder de plus près, je constate que rares sont les moments vraiment dignes
d’intérêt. Toute l’attention du spectateur semble absorbée dans l’attente de ce quelque chose qui n’arrivera peut être pas et qui quand il arrive, fait "exploser le compteur". Il y a bel et
bien un retour au primitif dans cette expérience mais je ne suis pas sur que cela vienne du rubgy. La télé reduit tout en meme temps qu'elle sacralise et cérébralise à l'excès. Il y a quelque
chose de la philosophie des coupeurs-réducteurs de tête dans la télé d'aujourd'hui qui se manifeste tout particulièrement dans le spectacle du sport que la tension du direct et la simplicité de
l'enjeu rendent immediatement et intensement lisible. J'ai aimé regarder ces 15 minutes de rugby. Ce qui m'a plu c'est avant tout la forte presence physique des joueurs, meme si vu au
travers du poste de television, leurs elans gardaient quelque chose d'irréel. Les yeux rivés sur l’écran, je me suis surpris à me fondre dans l’image au milieu de ces corps emmêlés,
ressentant jusque dans mes cotes les coups de leurs chocs. Dans notre monde de plus en plus virtuel, le rugby a cela d’intéressant qu’il nous nous fait vivre quelque chose d’un corps à corps
avec la vie et nous rappelle que c’est dans une confrontation avec les autres que l’on progresse. En regardant les All Blacks avancer irrésistiblement vers la ligne de marquage, j’ai pensé à
cette phrase de la Révélation d’Arès qui appelle l’homme à se lever comme les vagues de la mer, comme les vagues se ruent contre le roc qui leur barre leur cours, sourdes et
obstinées, pour abattre le péché (Révélation d'ArèS 28/12). Ah! me suis-je dit.... Si cette farouche volonté d’en découdre et de gagner était appliquée par l’homme à lutter
contre ses propres ténèbres, sans défaillir, on ne célébrerait pas à la fin d’un match la victoire de telle ou telle équipe, laissant l’autre équipe se remplir d’amertume, on célébrerait tous
ensemble, la victoire de toute l’humanité contre le mal.
Souldigg
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Un ami athée à qui je présentais la Révélation d'Ares au cours d'un dîner en lui disant simplement que le but ultime de cette parole était le rétablissement du bonheur sur
terre, me répondit sur un ton bravache : "quand j'entends le mot bonheur, je sors mon révolver!". Un accueil pour le moins epineux. J'y ai d'abord vu une manière impulsive de s'opposer à
mon propos car le premier réflexe de celui que la vérité dérange est d'abord de chercher à la faire taire. J'ai ensuite cherché à comprendre et je lui ai demandé de s'expliquer. Il voulait dire
par là que le vingtième siècle et ses horreurs, toutes nées de volonté d'imposer une vision du bonheur (le nazisme, le socialisme, le communisme, le maoïsme, les khmers rouge visaient tous la
construction d'une société idéale), l'avait conduit à devenir extrêmement méfiant envers toute tentative de définir le bonheur et même d'en parler ou d'en faire une visée collective. J'ai
acquiescé sur ce point. La Révélation d'Arès reconnaît qu'un grand nombre d'hommes ont été scandalisés et ont abandonné tout espoir pour l'humanité par suite de l'inaccomplissement des
fausses promesses brandies par les religieux comme par les politiques. J'ai essayé de lui dire que le bonheur dont je parlais n'était pas lié à l'établissement d'un
système, d'une doctrine ou d'un pouvoir (bien au contraire) mais reposait sur l'épanouissement de l'individu libre, aimant et créateur, une voie qui n'a encore jamais été envisagée, mais il n'a
rien voulu entendre. Il a rangé le bonheur dans une case "erreur inhumaine" et il coule depuis, contradiction notoire propre à l'homme moderne, son humanité dans le moule conformiste de
l'heureux candidat au système qui le protége et qui lui garantit son petit espace de "liberté individuelle", espace dans lequel il voit "son bonheur". Je dis « heureux » car c'est ce
qu'il disait être, heureux de savoir que les lois et le système, qui par ailleurs l'enserrent, enserrent également les autres et lui permettent ainsi de jouir du peu qu'il a, en toute
tranquillité. Sa vision du bonheur est nombriliste mais sincère et non dénuée de fondements au demeurant. C'est bien tout le problème. Quoi de plus légitime pour l'homme que de chercher à vivre
heureux, à connaître joie et plaisirs ? Dieu n'a pas créé l'homme pour autre chose que la joie de vivre sur cette terre et le système que l'homme s'est donné ne manque pas d'attrait. Il
s'essouffle voila tout et menace d'imploser. Comment donc amener ce genre d'homme auto-frustré mais "heureux de l'être" -la majorité des hommes en fait-, à reconsidérer leur notion du
bonheur, à l'élargir, à lui donner des ailes pour qu'elle respire aussi de la vie spirituelle ? L'homme a besoin de preuves visibles et sensibles de ce que nous avançons, plus que d'arguments ou
de réflexion. Nous prenons à chaque fois le risque de passer pour des idéologues ou des gentils naïfs à parler du bonheur sans avoir le rayonnement qui le traduise immédiatement.
« Heureusement que tu n'as pas de charisme, me lança mon ami pour clore la discussion. Car si tu en avais tu pourrais bien convaincre des hommes de te suivre. Tu deviendrais dangereux. Là,
je serais vraiment obligé de sortir mon revolver ! ». La preuve qu'il a senti malgré tout dans ce que je lui disais, en dépit de ma faiblesse et de mon manque d'envergure notoires,
toute la force de changement et de bouleversement que la Révélation d'Arès promet. « Heureux ceux qui croit sans voir » disait Jésus il y a 2000 ans, saluant par là ceux qui acceptaient
de s'engager dans la difficile voie de la spiritualisation du monde sans savoir véritablement ce que le monde changé sera ni quand il adviendra. Ce bonheur là, n'est peut être pas mesurable ni
tangible mais il existe.
Souldigg
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Lundi de Pâques. Dîner en compagnie de mes enfants. Alors que je m'applique à débarrasser, une question fait irruption dans la bouche de mon fils. « C'est quoi
l'esprit ? ». Les enfants ont l'art de vous poser les questions les plus inattendues au moment le plus impromptu. Entre deux coup de balais je lui explique que l'esprit est la
part invisible en lui-même, qui relève de son psychisme : pensée, caractère, volonté... Je cherche mes mots. Je me rends compte combien c'est pour moi aussi une énigme. Comment parler de ces
choses là ? Il me réplique immédiatement « l'esprit, c'est l'âme en fait? ». A ces mots je redresse la tête et je prends appui sur mon balai pour me ressaisir. Je lance un regard
au ciel et lui réponds sans hésitation « Non, l'âme est le produit du Bien que tu fais sur cette terre. Quand tu es sorti du ventre de ta maman, tu n'es venu au monde qu'avec le
corps et l'esprit. Comme tout homme, c'est la vie que tu mènes qui fait que tu as une âme ou pas ». Je sens que mes mots l'ont arrêté. Une évidence l'a saisi et commence à le
travailler. Je poursuis : « l'âme est le vrai corps de l'homme, une autre vie qu'il engendre lui-même, le fruit de son existence -spirituelle- en somme ».
J'ajoute « c'est la part de Dieu qu'il y a en toi ». Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il s'est levé et est sorti de la pièce en tonitruant « Dieu ? J'y crois pas. Il
existe pas ! ». Fin de la discussion. Je reste seul avec mon balai et le petit tas de miettes à mes pieds que je n'avais pas fini de ramasser. J'aurais aimé lui dire que l'âme le relie à
toute l'humanité par un lien réel, sensible, et que bien qu'invisible à l'oeil, elle rayonne de force et de beauté. J'aurais aimé lui parler de Jésus dont on fête ce jour la
résurrection, une des plus belles âmes que l'humanité ait engendré et que c'est justement la force de son âme qui lui permit de vaincre la mort et de se montrer aux hommes dans
sa chair transfigurée. J'aurais surtout aimé lui dire que l'âme ne résulte pas de la croyance en Dieu ou en un dogme, de la récitation d'un credo ou de la pratique d'un culte. J'aurais aimé lui
faire comprendre que l'âme est avant tout existentielle et qu'elle résulte de notre volonté d'être. Etre bon, pardonner, aimer, dire le vrai, renoncer aux vanités... lui dire que l'âme se
travaille chaque jour comme on bêche un jardin ou comme on entretient sa maison et que, comme toute création elle connaît plusieurs ages, des phases ardentes ou méditatives, qu'elle peut
mourir et renaître selon les efforts que l'on fait ou pas, qu'elle doit longuement lutter parfois pour trouver le calme et la sérénité. Je ne lui dirais pas tout cela
aujourd'hui mais mes pensées le suivent. Tandis que je finis de ranger la cuisine, j'enfouis dans la poubelle avec les restes de miettes ramassées par terre, la douleur que m'a fait de l'entendre
nier l'existence de Celui que je m'efforce de suivre. Si je n'avais pas moi-même été athée dans le passé, je douterais peut être qu'il est possible de renaître à la foi. Il fera son expérience de
la vie, me dis-je. On ne se construit pas sans exploration ni mise à l'épreuve de sa propre nature. Si j'étais religieux je douterais peut-être qu'il puisse se faire une âme et je me
tourmenterais plus encore. Mais la Révélation d'Arès est très claire à ce sujet : ce sont les actes, qui détermine spirituellement un être et on peut être athée et habité par Dieu sans le
savoir. Par ailleurs, l'enfant ne semble pas aux prises avec ces réalités qui ne concerne que l'homme déjà né (l'homme conscient de ses choix et de ses actes). Il a donc le temps avant
d'être confronté à ces alternatives. Pour l'heure il m'importe surtout d'en faire un homme capable de réfléchir et d'agir par lui-même pour son bien et (ce sera son choix) celui de
l'humanité.
J'ai fini de ranger la cuisine et j'ai posé mon esprit sur le petit bout de pain sec qui reste. Je repense à Jésus,
au message et à l'exemple qu'il a laissé. Ce n'est pas pour nous éblouir ou nous subjuguer, comme à tenter de nous le faire croire la religion pendant des siècles, que Dieu a ressuscité cet homme
et l'a renvoyé sur terre (sur la route d'Emmaüs en Palestine il y a 2000 ans et à Arès il y a 36 ans - l'évangile donné à Arès date de 1974). Mais pour lui permettre d'achever sa mission
interrompue par la crucifixion (un horrible crime) d'une part, et nous montrer la force effective du pénitent (celui qui change sa vie) et la réalité de la résurrection.
Car se faire une âme est déjà vaincre quelque chose de la mort ici bas et annonce le retour de l'humanité à la vraie
Vie !
Souldigg
note : les mots en italique sont extraits de la Révélation d'Arès
par souldigg
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Ce matin je reçois dans ma boite aux lettres un message d’une association caritative qui fait appel a « ma haute personnalité » et « mon cœur », pour
verser « une somme substantielle » directement sur « un compte western union », avec pour insigne compensation de « figurer sur la liste des membres d’honneur » de
la dite association. Aucune information qui permettrait de vérifier l’existence ou le bien fondé de cette association n’est donnée mais l’appel lancé à mon cœur est répété deux fois. Ce
blog il est vrai, appelle à la générosité puisqu’il appelle à changer le monde sur des bases renouvelées de bonté, douceur, amour, pardon. Cependant il appelle aussi à la
réflexion, à la prudence, à la mesure, au discernement, bref à l’intelligence (spirituelle) et à tout ce qui permet à l’homme de s’équilibrer et de
maîtriser les élans de son cœur.
Je ne m’attendais pas à recevoir aussi rapidement un tel mail. Ce blog a en effet à peine deux semaines, preuve que les petits malins
qui rodent sur Internet ne sont pas longs à rappliquer quand ils flairent un coup à faire. Car je n’ai aucun doute sur le charlatanisme de ces démarcheurs. Que s’imaginent-ils ces affables sans
scrupules ? Que parce que l’on prononce le mot bonté, l’on est forcement aveugle ? Ou que parce que l’on parle d’amour, que l’on réponde à toutes les sollicitations
sans réflexion ? Faire la charité est nécessaire. Jésus le recommande. Il précise « quand tu donnes, que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche ». Ce qui ne veut pas dire
donner aveuglement ni sans réfléchir (sinon il aurait dit quelque chose comme que « ta tête ignore ce que fait ta main »). A mon sens il a voulu dire par là que l’homme ne doit pas
tirer orgueil du fait qu’il donne et que son don doit se faire sans arrière pensée car il est facile de manipuler quelqu’un qui est dans le besoin. Hélas, nombreux sont ceux qui ont su détourner
la générosité des hommes. Le danger de ces initiatives trompeuses comme cette grossière demande d’argent, est qu’elles finissent par rendre méfiants les cœurs et les poussent à se prémunir contre
tout y compris de la vérité quand elle leur est vraiment présentée. Je ne saurais donc blâmer celles et ceux qui doutent ou s’interrogent sur l’authenticité de la Parole d’Arès. Après tout, moi
aussi, je vais vers les hommes pour les solliciter. Et j’ai conscience qu’avec sa Parole, Dieu demande bien plus que de l’argent : il demande à l’homme un effort sur lui-même, de
changer sa vie et de trouver ensuite les voies réalistes qui lui permettront de changer le monde. Mais par cet effort (que le Révélation d’Arès appelle
pénitence), l’homme (qu’il soit croyant ou incroyant) engendre son âme et travaille à son Salut. Vous allez me dire « c’est encore pire votre truc ! Vous nous
refaites le coup du paradis ! »…. Non ce n’est pas une arnaque, car d’une part ce Salut commence dès ce monde : c’est de retrouver la force de dire la vérité, d’être bon,
d’aimer, de pardonner, de partager, … qui est un bien que l’homme ressent et vit de manière effective. D’autre part, vous êtes vous-même l’agent de ce Salut et vous n’en rendez compte
qu’à votre conscience. S’engager dans la voie de la Révélation d’Arès n’est pas être un gogo écervelé. C’est au
contraire devenir hautement responsable de son existence.
A bon entendeur, Salut !
Souldigg
note : les mots et expressions en italiques sont extraits de la Révélation d'Arès.
par souldigg
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