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Ce site se veut un lieu de paix et d'échange sur La Révélation d'Arès et ce qu'elle propose à l'homme : entrer en pénitence pour retrouver la vie spirituelle libre et changer le monde en empruntant des voies réalistes pour que triomphe le Bien. Les propos que j'y développe n'engagent que ma personne et n'ont pas valeur de traité. Ils visent juste à partager un regard, une pensée. Aussi n'hésitez pas à faire des commentaires, cela enrichira d'autant les sujets abordés.

Qui je suis


J'ai découvert la Révélation d'Arès il y a plus de 15 ans, au terme d'une recherche spirituelle assez chaotique. Je l'ai immédiatement faite mienne mais il m'a fallu du temps pour équilibrer mes pensées et mon coeur, accorder mes actes à ma foi nouvelle. S'il me fallait condenser en deux mots tout ce je m'efforce de vivre depuis, ce serait : dépassement et espérance.

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Sauf mention expresse, textes, images et vidéos sont tous de ma main. Merci d'en respecter le contenu.

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Pensées

Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /2009 20:34
(cliquer sur l'image affiche TOUS les articles)

Vous souhaitez poursuivre la lecture ? Je vous propose de (re)découvrir quelques uns des articles que j'ai écrit précédemment :

  • Une crise peut en cacher une autre
    C'était au tout début des années 90. J'étais étudiant dans une école de gestion. J'avais une vingtaine d'années et je venais de découvrir la Révélation d'Arès. Un de mes professeurs, un intervenant extérieur qui venait donner cours dans cet établissement pour "sensibiliser les futurs ...
  • Edvige ne sait pas tout
    Cet article reprend, remanié, un commentaire que j'ai déposé sur le blog de Michel Potay, témoin et transcripteur de la Révélation d'Arès. Il poursuit ma réflexion sur les menaces que vont peser sur les libertés publiques, les dérives policières de l'Etat. Mais qu'est ce qu'ils vont ...
  • Violence légale
    Un matin du mois d'août. Je quitte mon domicile pour me rendre sur mon lieu de travail. La ville est encore calme, presque paisible. Les commerces n'ont pas ouvert et beaucoup de parisiens sont encore en vacances. A la nonchalance de l'été s'ajoute la lenteur matinale. ...
  • Retour aux réalités
    15 Août. Fin du pèlerinnage de feu et retour sur Paris. Retrouvant mon clavier, difficile de ne pas évoquer le flot de nouvelles inquiétantes de cet été, masquées par la retransmission quotidienne des J.O. Dans les médias dits "sérieux" de quoi parle t-on ? Ces jours ci de la mort de ...
  • Mourir à soi pour renaître
    Une phrase en rapport avec l'âme, sujet qui irrigue mes pensées et ce blog ces temps-ci m'a été adressée par un frère de Bretagne. Elle m'a poussé à écrire cet article.  "La graine qui meurt en terre élève sa tige comme une flamme. L'homme qui meurt ..
  • Faire son âme
    L'âme aussi est le fruit d'un travail (voir post précédent)..... Et quel meilleur jour que l'ascension pour parler de ce vrai corps que l'homme bâtit comme un vaisseau pour s'élever vers les Hauteurs et rejoindre la Flotte Céleste (Révélation d'Arès 17/4) ? ...
  • Aimer travailler
    Effort, travail, labeur, peine, oeuvre, ouvrage, établi, faire, bâtir, construire, appréter, changer ,... les mots ne manquent pas dans la Révélation d'Arès pour rappeler à l'homme qu'il n'est pas fait pour chômer mais pour créer, oeuvrer sans cesse. Tout ...
  • Faire le passage
    Voila plusieurs jours que je prévois d'écrire un mot sur Moise et la sortie d'Egypte. Le temps m'a manqué. L'occasion était toute trouvée pourtant : nos frères juifs célébraient il y a peu "Pessah", autrement dit "la Paque" en mémoire de cette nuit où ils ...
  • Réssucité ? Recréé !
    Jésus sur la croix ? Un symbole morbide qui évoque davantage le sacrifice humain que le retour en Eden. Peut-être les premiers chrétiens voyaient-ils dans cette image un symbole propre à stimuler leur force d'âme. Elle leur rappellait peut-être le sort que ce monde faisait ...
  • Chauffer en soi le fond
    Un récent commentaire sur mon article "Courir libre" m'a surpris. Je pensais jusqu'à présent que les mots "péché" et  "pénitence" rebutaient à cause du sens doloriste que la religion leur avait donné et je m'efforçais de lutter contre leurs interprétations ...
  • Courir libre...
     Hier dans les couloirs du métro parisien. Sa puanteur rance et ses néons froids me remontent à la gorge comme deux mains meurtrières. Je jette un regard aux voyageurs alentours. Aucun ne répond à ma sourde angoisse. Je ne vois que des ombres qui scandent ...
  • Bonheur révolver
    Un ami athée à qui je présentais la Révélation d'Ares au cours d'un dîner en lui disant simplement que le but ultime de cette parole était le rétablissement du bonheur sur terre, me répondit sur un ton bravache : "quand j'entends le mot bonheur, je sors mon révolver!". ...
  • Tu ne seras le chef de personne
    Retour après près de 7 semaines d’absence. Les élections passées, que reste t-il de cette effervescence ? Les français ont élu un président qui leur a promis de vastes reformes et ils lui ont donné une nette majorité à l’assemblée nationale. A l’évidence, ils ont été ...
  • "J'y crois pas!"
    Lundi de Pâques. Dîner en compagnie de mes enfants. Alors que je m'applique à débarrasser, une question fait irruption dans la bouche de mon fils. « C'est quoi l'esprit ? ». Les enfants ont l'art de vous poser les questions les plus inattenduest ...
  • Aimer tous les hommes ?
    Une question qui revient sans cesse des que nous parlons de changer le monde. Un sujet qui pourrait remplir des pages tant l’histoire est chargée de ces moments où entreprendre d’aller vers l’autre, l’écouter, chercher à le comprendre, au lieu de lui chercher querelle, ...
  • Soyons bref !
    Qu’est ce que la révélation d’Arès ? C’est avant tout un message adressé par Dieu aux hommes, à Arès (petite bourgade du bassin d’Arcachon, en France) en 1974 et 1977. 1974. ...
  • De la nèpe à l'homme-Dieu
    Si l'homme peut oublier Dieu, jusqu'à déclarer qu'Il est mort ou qu'Il n'est pas, ou en faire un personnage de fiction, Dieu, Lui, n'oublie pas l'homme. En 1974 et en 1977, Dieu s'est à nouveau manifesté. Il a parlé à un homme, Michel Potay, ...

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Eric-Souldigg
Par Souldigg - Publié dans : Pensées
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 02:16



"Qu'est-ce donc l'homme pour que Tu T'en souviennes ?"


Cette question lancée par les psaumes me revient régulièrement quand je sonde mes profondeurs à la recherche de Dieu, ou que la vie me rappelle à la fragilité, sinon la vanité de ma petite existence. La plupart du temps, pris par la passion de faire, les problèmes du monde, le quotidien à assumer, la paresse aussi (Dieu que je suis paresseux!), j'élude la question. Mais cette nuit, j'ai eu un temps d'arrêt. Besoin de faire fi de ce qui me rattache au monde, à ses valeurs, son ordre, sa pensée. Besoin de me rapprocher de la Parole du Père. Alors je me remémore un à un, comme on égrenne un chapelet, les versets glanés dans la Bible, le Coran et la Révélation d'Arès qui, s'ils concervent toute leur part d'énigme, m'aident à me sentir plus proche de Lui, ou à Le sentir plus proche de Moi, c'est tout comme.


"Créons l'homme à notre image et à notre ressemblance" (Génèse). C'est curieux tiens, "image ET ressemblance". Pourquoi ces deux mots accolés ? Dieu aurait -il créé des images de Lui-même qui ne lui ressemblent pas ? Ou des êtres qui lui ressemblent mais ne sont pas à Son Image ? Je suis (vous êtes, excusé du peu); une Image qui Lui ressemble. C'est pas rien, ça ! Je me souviens qu'adolescent je scrutais mon visage et mon allure dans le miroir pour tenter de saisir qui j'étais. Dieu aurait-il crée l'homme pour tenter d'en savoir plus sur Lui-même ?


"Dieu est plus près de l'homme que sa veine jugulaire" (le Coran). C'est donc qu'Il est de chaque palpitation de mon coeur et qu'Il courre dans mon sang ?! Est-ce Lui qui me remonte dans la gorge dans les grands moments d'émotion ?


"Je suis si proche d'eux qu'ils peuvent ne pas Me voir, mais qu'ils sont moulés à Moi comme l'arbre poussé contre le mur du Temple se moule au contours de ses pierres, se courbe selon l'arche de son porche" (Révélation d'Arès 1/10). J'aime beaucoup cette image de l'arbre et du Temple qui ne font qu'un, d'autant plus que dans la Bible l'Arbre est souvent pris comme symbole du Dieu alors que là, c'est l'homme qui est comparé à un arbre. De fait, on glisse aisement à cette idée que le vrai Temple de Dieu sur terre, c'est l'homme. Saisi par la pensée avec cette idée, je me prends à marcher comme un équilibriste sur un fil, sur un rayon de soleil pour rejoindre la lumière.


"Ton oeil voit Mon Oeil" (Révélation d'Arès XXXIX/2). Privilège ultime de l'homme qui a retrouvé la jouissance pleine et entière de son image et ressemblance divine : voir Dieu, se retrouver en face à face avec Lui sans sourciller ! Pouvoir embrasser la vérité du regard.


      .../...


"Une seule chose sépare l'homme de la vérité : le mensonge" (Michel Potay). Quand je quitte ma méditation pour revenir à mes occupations, je me sens envahi par un sentiment trouble et contradictoire : légèreté de l'âme qui vient de passer un moment en compagnie de Son Créateur, et remous dans les entrailles qui me remontent à la gorge comme une vomissure. C'est que la Lumière que l'on entrevoit dans ces moments là, ne vous épargne pas et vous éclaire encore plus vivement sur vous même. Le péché comme le Royaume sont en dedans de soi, accolés comme deux frères siamois. L'un prospère toujours au détriment de l'autre. Raison pour laquelle, la vie spirituelle (la présence du Bien dans l'homme) ne peut naître que d'un combat et ne peut se maintenir et grandir qu'au prix d'une lutte de tous les instants, parfois apre et acharnée. Vouloir la lumière ne peut pas aller sans lutter contre sa propre ténèbre.



Souldigg


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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /2008 10:02


15 Août. Fin du pèlerinnage de feu et retour sur Paris. Retrouvant mon clavier, difficile de ne pas évoquer le flot de nouvelles inquiétantes de cet été, masquées par la retransmission quotidienne des J.O.

Dans les médias dits "sérieux" de quoi parle t-on ? Ces jours ci de la mort de 10 militaires français en Afghanistan, du bras de fer diplomatique entre la Russie, l'Europe et les Etats-Unis autours de la Georgie comme le prélude à une nouvelle guerre froide, des attentats meurtriers en Turquie et en Algérie, de l'essor de la Chine au rang de première puissance industrielle mondiale.... mais aussi de la hausse générale des prix et du ralentissement de l'économie en occident, de la fragilité du secteur bancaire et du risque de faillite du système financier, de la dette collossale des pays riches qui s'aggrave, de l'appauvrissement des océans sur les régions cotières .... bref de quoi se demander comment le monde tourne encore et quel avenir se prépare l'humanité.

A dire vrai, il s'en faudrait de peu que je ne cède au défaitisme ou à l'alarmisme ambiant. Car chacune de ses informations nous parle d'un monde tous les jours plus complexe et plus imprévisible, d'autant plus difficile à comprendre et à maitriser que le nombre des individus sur la terre augmente sans cesse : plus de 6 milliards aujourd'hui, près de 9 milliards à l'horizon 2050 et avec l'augmentation du nombre d'hommes et de femmes, l'augmentation du nombre de problèmes et conflits potentiels, insolubles par les seules voies de l'intellect.

La seule issue pour l'humanité, si elle ne veut pas finir broyée par les contradictions et les problèmes qu'elle a engendré, est de retrouver une part de son intelligence qu'elle a complètement enfouie et oubliée : son intelligence spirituelle. L'homme a vaincu la pesanteur, le feu, le froid, la distance,... il conçoit et fabrique par milliers des machines qui le secondent dans ses tâches les plus infimes, il a bâti des systèmes et des organisations pour contrôler toutes ses activités mais il n'a jamais entrepris aucun effort pour maitriser les impulsions de son coeur, retenir sa langue de mentir, faire la paix avec son querelleur, penser aux autres autant qu'à lui même, imaginer un monde sans chefs.

A n'en pas douter, les décennies à venir s'annoncent difficiles, traversées de nombreux soubressauts économiques, politiques, sociaux. Les signes d'une grave crise sont déjà là. Mais le plus à craindre ce ne sont pas tant les difficultés matérielles que les resonances qu'elles auront sur le plan spirituel. Car après avoir cherché le bonheur dans la magie, la religion, la politique, l'industrie, la science...bref après avoir épuisé vainement toutes les ressources de son intelligence intellectuelle, l'humanité se retrouvera face à une énigme : en qui ou quoi croire, que faire, quelle voie suivre pour simplement vivre heureux sur cette terre ? La désesperance et le doute la guettera jusqu'à anéantir tout espoir d'un autre monde possible, tout espoir de vaincre le mal et ses manifestations, misère, malheur et mort. Cette réalité est déjà peu ou prou celle des média qui dramatisent à l'excès toute nouvelle, alternent entre le rêve et le cauchemard, mais cachent soigneusement à l'homme les possibilités spirituelles qui sommeillent en lui.

Car un autre scénario est possible :  au sein même de ce monde en crise, la lente émergence de qualités et attitudes justes, patientes, aimantes, par un petit reste d'hommes convaincus que le mal n'est pas une fatalité mais un état qu'il faut combattre en soi et changer. Apprendre à dialoguer pour enrayer les guerres, à pardonner pour faire la paix, à partager pour vaincre la misère, à remplacer le besoin d'avoir par le besoin de ne pas avoir pour vaincre l'avidité, .... Apprendre par dessus tout, à vaincre sa peur de manquer, de souffrir ou même de mourrir, sur quoi s'assoit et se développe tout pouvoir qui a besoin d'hommes faibles pour dominer.

Mais pour cela besoin de se passer des vieilles représentations du monde et besoin de voir en l'homme autre chose qu'un animal pensant à l'horizon de vie limité. Besoin de parier sur la vie spirituelle, qui est loin d'être un fantasme, une vue de l'esprit ou une inclination des sentiments. La vie spirituelle est une vraie vie, chargée d'énergie, de force et de lumière, faite pour se méler aux énergies, forces et lumières de la terre (et même de l'univers), une vie engendrée par l'homme bon. Car c'est cela (potentiellement) l'homme : un être-pont, un créateur unique dans l'univers, un assembleur de forces matérielles et spirituelles, un être capable d'engendrer des mondes extrêmement riches et divers, ce que ne sera jamais un castor, une abeille ou une fourmilière, si belles et étonnantes soient leurs réalisations, qui sont soumis aux lois de leurs espèces. En renonçant à sa nature spirituelle, l'homme se condamne à vivre une demi-vie, soumise aux vicissitudes de la chair et aux atermoiements de l'esprit, et à une mort certaine. L'âme seule (présence de la vie spirituelle en l'homme) lui permet de résoudre ses contradictions d'animal-pensant et d'échapper aux ténèbres.

A ce monde occidental à la fois comblé (matériellement) et en passe d'être complétement désabusé, la Révélation d'Arès envoie un message fort : celui d'une espérance ravivée, aiguillonée par un avertissement solennel. L'humanité est face à une alternative. Ou bien elle s'enfonce dans sa ténèbre au risque de s'anéantir elle-même, ou bien elle trouve la force de se resaisir et de se recréer spirituelle. Tous les hommes capables de bonté, quelque soit leur origine, leur croyance, leur âge ou condition sociale sont appelés ... à faire l'effort de se changer, de partir à la decouverte de l'âme et de ses ressources encore inexplorées.


Souldigg


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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /2008 12:12


Une phrase en rapport avec l'âme, sujet qui irrigue mes pensées et ce blog
ces temps-ci m'a été adressée par un frère de Bretagne. Elle m'a poussé à écrire cet article. 

"La graine qui meurt en terre
élève sa tige comme une flamme.

L'homme qui meurt à son égo
donne naissance à son âme"

Cette phrase a fait écho à un hadith extrait de la Sunna (recueil de paroles et d'actes du prophète Muhammad, compilés par la tradition musulmane) que m'a relaté un ami musulman :

Alors qu'il était entouré de ses fidèles, le prophète leur dit "Mourrez avant de mourir".

Je ne me souviens pas exactement des propos de cet ami musulman qui me parlait du travail à engager sur soi pour se créer spirituel, mais j'en ai retenu ceci : la plupart des personnes réunies autours du prophète ce jour là, furent interloqués. Muhammad expliqua qu'il leur fallait tuer leur égo avant de mourir et que c'est à ce prix qu'ils deviendraient de vrais musulmans. Lues sous cet angle, les paroles les plus combatives du Coran qui appellent à la guerre sainte et valorisent le martyre, prennent une toute autre dimension que l'interprétation, étroite et militaire, qu'en a fait l'islam radical d'aujourd'hui.

Dans toutes les traditions religieuses, philosophiques ou spirituelles, on retrouve cet appel à dépasser son égo, à s'anéantir dans l'humilité la plus totale pour retrouver la vraie vie. La Révélation d'Arès (qui appelle à se défaire et à dépasser tout esprit de religion) le dit aussi à sa manière mais, et ce n'est pas le moindre de ses paradoxes, elle le fait en exaltant l'individualité créatrice et la liberté humaine. C'est un point sur lequel ma nature libertaire et individualiste a souvent achoppé mais que je ressens comme profondément vrai. Je sens bien que dans cet anéantissement de soi, il y a la découverte du Tout-Autre. Que dans l'abandon de ses propres préjugés, il y a la condition de l'amour véritable. Que dans le dépassement de sa propre culture, il y a la libération d'une énergie formidable. Que dans la fait de lacher prise sur sa volonté d'avoir et de vivre pour soi seul, il y a la venue de toute l'humanité en soi. Que l'individualité se trouve même couronnée dans cette tension et cette abnégation du n'être plus rien pour soi-même (Révélation d'Arès 40/6). Quand ma consience a assez de force pour se hisser et se tenir en éveil, ne serait-ce que l'instant d'un regard, face à cette limite ultime de l'abandon de soi, je me sens traversé par les remous d'une Mer immense. Je repense alors à cette phrase du frère Michel, témoin de la Révélation d'Arès : "le vrai moi est du dehors".


Une goutte de cette Mer immense
remplirait mon coeur de bonheur, si j'étais seulement capable de me tenir à flot plus d'un instant. Mais à peine ai-je hissé la tête hors de l'eau que je retombe dans mes abysses chaotiques. D'où vient donc ma résistance, autant consciente qu'inconsciente, à rejoindre ces eaux vivifiantes ? Sans cesse je me crispe sur la peur de perdre mon petit précarré "d'humanité". Je crains de me dissoudre dans un je-ne sais-quoi qui représente pourtant toute l'espérance d'une vie et d'un monde changé. J'aspire autant que je redoute à gagner ces Hauteurs. Contradiction que j'imagine être celle de tout homme vivant dans ce monde schizophrène. Je souffre d'être plongé dans ces ténébres bardés de structures sans vie mais je rugis, je peste et je rechigne même à faire les efforts qu'il faut pour libérer mon regard des murs qui obstruent l'eau et la lumière. Comme toutes les taupes de mon espèce, c'est ma faiblesse qui me fait refuser l'alliance de l'aigle (23/2).





C'est pourquoi je me rends à Arès chaque été depuis près de 15 ans maintenant : pour raviver et vivifer mon ardeur à vaincre mes réticences, mes peurs, ma lacheté. Pour faire un bilan sur tout ce que j'ai engagé l'année passée et recentrer mon être et mes projets futurs dans la direction de certitude. Choix de vie, mais aussi projets de mission, thèmes de réflexion... C'est toute la tension de mon être que je décline ainsi, dans un seul but : remodeler mon existence, la faire coïncider avec le grand Dessein du Père. Le pèlerinage, vu sous cet angle, est avant tout une veillée d'armes mais en l'absence de véritable dynamique collective concertée chez les pèlerins d'Arès (ce mouvement est jeune et n'a pas encore pris la mesure de son rôle historique), il demeure éminemment solitaire.

Le pèlerinage est aussi un moment privilégié de paix et de profondeur spirituelles. Me retrouver loin des soucis et du bruit du monde est un bonheur que je ne vis pas sans éprouver une certaine angoisse cependant. Se retrouver seul face à son créateur en préfiguration de ce que je vivrai au jour de ma mort, me fait toujours trembler d'émotion. Il me faut plusieurs jours d'acclimatation pour apaiser mes tensions, vaincre mes élans rebelles et me rendre sereinement en toute humilité dans ce Saint Lieu où Dieu est apparu et où il demeure présent. "Je suis ici. Tu y viens, les frères y viennent." (XLI/1-2). Présent d'une présence invisible et muette, mais qui se fait force, pensée et lumière pour le pèlerin pénitent. "La lèvre prend le feu dans Ma Main" (XLI/3). A Arès plus qu'ailleurs, je viens chercher réponse à mes questions, force pour m'équilibrer et m'éléver. Au corps à corps avec moi-même et le monde toute l'année, Arès est le lieu où je peux prendre de la hauteur, décoller le nez de la vitre des médias et libérer mon attention de l'agitation du monde pour sonder mes profondeurs et sceller dans la paix, une alliance (23/2) avec le Père.



Souldigg

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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 22:17


Un mot sur le blog du frère Michel, témoin de la Révélation d'Arès m'a transporté. Je publie ici le commentaire que je lui ai adressé en reponse à l'article qu'il a publié sur le penseur Levi-Strauss (voir http://www.freesoulblog.net) :

 "Pensée sauvage..." j'aime ce mot "sauvage". Car il m'évoque l'odeur que l'on respire après une nuit passé au dehors, sous la tente ou à la belle étoile, lorsque l'on sort le nez de sa couche et l'on hume la luzerne fraiche. Parce qu'il me rappelle les épopées jubilatoires de mon enfance quand je dévorais les chemins de forêt à toute blinde sur mon bicloune trafiqué, les batailles de boue et les plongeons dans les vagues, le ciel éclatant des amériques et la puanteur rance des bidonvilles d'Amazonie où des enfants sans age respirent la joie de vivre. "Pensée sauvage", un mot qui soulève toute la vie comprimée au fond de mes entrailles et qui me rappellent cette phrase d'un autre penseur de poids, mais croyant, Henri Thoreau : "Toutes les belles choses sont sauvages et libres".


C'est parce que j'ai reconnu d'instinct dans la Révélation d'Arès les élans de ma "sauvagerie", que j'ai faite mienne cette Parole et que je travaille depuis chaque jour à tenter de réveiller et faire passer par tous les pores de ma peau, le souvenir de cette vie enfouie.


Souldigg
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 16:11


A l'heure ou quantités d'hommes dans le monde manifestent pour la défense ou la promotion de leur liberté (liberté politique, liberté religieuse, liberté de la presse, ...), il n'est pas inutile de rappeler que "la seule liberté inscrite dans la nature humaine est la liberté absolue" (Michel Potay, Le Pèlerin d'Arès 93-96).

Qu'est ce que la liberté absolue ? C'est la possibilité qu'a chaque homme de déterminer et d'orienter librement son existence dans le sens de la Lumière ou de la ténèbre, en usant de tous les moyens naturels dont il dispose, au maximum de ses possiblités. Dit autrement, c'est la possiblité, inscrite en tout homme, de choisir librement entre un destin d'homme-dieu (libre et vertueux) ou une vie d'homme-nèpe (écrasé par le mal). L'homme est la seule créature dans tout l'univers à disposer d'une telle lattitude de choix. Toutes les autres formes de vie, végétales, animales, minérales,... sont soumises aux lois de leur espèce. L'homme, à l'inverse, a le pouvoir de maîtriser et même dans certains cas, de dépasser les lois de sa biologie et de son psychisme jusqu'à se créer spirituel (ou de refuser de l'être). Cette liberté là n'est pas sans contingence mais elle ouvre à l'homme un champs de possibilités infinies. Elle a partie liée avec la conscience et la volonté d'être. Elle tire sa force de la liberté même du Créateur de l'Univers, qui a créé l'homme à son image et à sa ressemblance.

L'humanité, même la plus avancée sur le terrain des libertés, n'est pas libre (Evangile donné à Arès 10/10) au sens que Dieu donne à ce mot. Au regard des régimes dictatoriaux qui ont sévi et sévissent encore dans le monde, la liberté d'entreprendre, de s'exprimer, de pratiquer la religion de son choix,... sont des avancées précieuses et considérables. Mais ces libertés ont-elles rendus heureuse l'humanité ? Ont elles produit le Bien Universel ? En quadrillant et découpant sa liberté, absolue par nature, en libertés politiques, religieuses, civiques, morales, publiques, économiques,...toutes hyper-reglementées et soumises à de multiples et incessants contrôles, l'homme a considérablement réduit son champs d'action et ses possibilités. Il s'est auto-mutilé volontairement. Son imagination et sa creativité déperissent, et le monde s'uniformise. Le plus problématique c'est que l'homme s'est tellement conditionné au besoin d'une liberté enregimentée, qu'il est en passse d'oublier complètement les fantastiques possiblités de création et de Vie qui sommeillent en lui. Toute tentative de se libérer, i.e de retrouver et réactiver la liberté absolue de chercher et créer le Bien ailleurs que dans et par le système, passe desormais pour une folle entreprise dénuée de fondement et d'intérêt. "Doux réveurs" ricannent les moqueurs, "dangeureux révolutionnaires" clament les plus conformistes.

Et pourtant, sans cette liberté là, pas d'espérance d'un monde changé.
Car la liberté absolue est la seule liberté qui ouvre à l'homme la possibilité de changer de nature, de transformer le mal en bien, de transmuer la violence en douceur, la colère en écoute, la haine en pardon,... car elle est la seule qui lui ouvre les portes de son coeur. "Aucune loi n'a jamais fait naitre une conscience" disait Martin Luther King. Le bonheur ne sortira pas de droits proclamés ou de régimes sociaux généralisés ; il ne sortira pas d'un partage des richesses imposé ou d'une gouvernance mondiale "avisée". Le bonheur, ne sortira que de la conscience et la volonté d'un petit reste d'hommes de faire prévaloir sur toute loi, sur tout système, sur toute liberté surveillée, la liberté absolue d'aimer et de créer.


Souldigg


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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /2008 00:17

Je ne sais plus qui a dit :

"Ne cherchez pas Dieu, ailleurs que partout"

mais j'aime cette phrase car elle élargit notre horizon au-delà de nos propres limites. J'aime aussi beaucoup cette autre, entendue de la bouche du frère Michel et restituée de mémoire :

" Nous ne pouvons pas voir Dieu, mais nous pouvons nous en faire une idée, en regardant un Homme, car ce dernier fut crée à l'image et ressemblance du Créateur de l'Univers (Génèse)".


Souldigg 

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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /2008 17:35

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Un récent commentaire sur mon article "Courir libre" m'a surpris. Je pensais jusqu'à présent que les mots "péché" et  "pénitence" rebutaient à cause du sens doloriste que la religion leur avait donné et je m'efforçais de lutter contre leurs interprétations "morales", "autoflagellantes" et "punitives" en mettant en avant  la vie, l'action et la joie de se changer (de se créer bon, patient aimant, ....). Mais j'entrevois aujourd'hui la possibilité que ces mots ("péché" et "pénitence", pardonnez mes redites) peuvent ne plus avoir de sens du tout, que la réalité à laquelle ils renvoient est en passe de devenir "étrangère" à un peuple qui en a pourtant été nourri pendant deux millénaires. 


Cela me laisse songeur. Car somme toute, cela confirme que la religion n'a pas laissé grand chose derrière elle en dépit des fantastiques moyens dont elle a disposé pour promouvoir sinon imposer sa doctrine, et je ne sais si je dois m'en rejouir ou m'en alarmer. 

Je me réjouis de ce que la route est enfin libre pour redonner à ces mots leur vrai sens existentiel, dynamique. Au passage, j'en déduis aussi la religion a fini par mourir de ses mensonges et de son inertie, et que concernant l'homme, seul vaut ce qu'il choisit, décide, et crée de lui-meme, par lui même. Formulation un peu redondante, j'en conviens, mais qui n'a d'autre but que d'insister sur l'importance de la conscience et de la liberté dans une démarche spirituelle. La religion est morte d'avoir étouffé la liberté humaine. 

Mais si de nos jours, les esprits ne s'attachent plus au religieux, sont-il pour autant attirés par le spirituel ? Sont ils disposés à s'embarquer d'eux même dans une aventure, une recherche, un travail, une création, une Vie totalement différente de celle (exclusivement matérialiste) qui prévaut aujourd'hui ? La religion en dépit de tous les maux qu'elle a engendré sur cette terre, donnait quand même quelques repères aux hommes, à commencer par des repères moraux du Bien (c'est mieux que rien) et l'idée d'un Dieu, d'une transcendance, d'une verticalité... bref, d'une notion qui élargit l'horizon. Quel monde vont engendrer des hommes qui ne croient plus en rien et qui n'ont du Bien qu'une vision relative et limitée aux jouissances de la chair ? Ce n'est pas du tout le cas de la personne qui m'a fait part de son commentaire et qui a indirectement suscité cette réflexion (son blog témoigne au contraire d'une réelle sensibilité au spirituel). Mais quand j'allume ma télé, que j'ouvre mon journal ou que je descends dans la rue pour interpeller les passants, combien de fois je vois, j'entends, je ressens le froid et la tristesse d'un monde qui est devenu morne comme un cimetiere, ignorant voire insensible et indifférent à toute évocation du spirituel ? Trop souvent.

Alors je comprends. Je comprends l'urgence d'un véritable changement de fond qu'aucune réforme ou révolution, aucun pouvoir, dogme ou loi ne peut entreprendre à la place de l'homme. Grande leçon de l'échec des religions (qui ne tardera pas à se révéler massivement aussi pour le politique, l'économique et le scientifique, autres faux-dieux sans chaleur, ni lumière). L'individu prévaut sur tout système. L'homme est le coeur de cette terre. Et comment pourrait il changer cette terre, en faire un monde de bonheur, sans changer librement son propre coeur ? 

L'homme doit se résoudre à descendre EN lui-même, de lui-même, avec force et courage, comme dans une mine pour se fouiller et en faire jaillir la Vie, la Force, la Bonté, la Paix, la Douceur... L'or, le cuivre, le plomb, tout ce que nous voyons avec nos yeux de chair à la surface du globe sont comme un miroir des immenses richesses et possibilités qui gisent dans notre intérieur. La pénitence est ce travail, ce labeur pour creuser notre propre terre, notre matière humaine, en extraire sa richesse spirituelle. La vie spirituelle n'advient pas dans la contemplation mystique ou dans l'évasion des paradis articifiels (immenses leurres modernes qui consolent de l'abscence de spirituel). La vie spirituelle est vie avant tout, et comme toute vie, elle est faite de prises de risque, de difficultés et de bonheurs, de déceptions et d'erreurs mais aussi de joies, de victoires, de chaleur. La vie spirituelle que l'on reveille et fait grandir en soi est comme un feu. Elle se partage. Je n'extrais pas force, bonté, douceur de moi-même, uniquement pour moi-même, mais avant tout pour donner aux autres chaleur et lumière. L'AMOUR est au coeur de la vie spirituelle. Sa raison d'être.

Saisissez-vous mieux désormais ce qu'est la pénitence ?

Souldigg
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /2008 12:38

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Le piège de toute culture, c'est qu'elle apparait comme "évidente" à qui en est issu. On ne la voit pas et pourtant elle façonne notre regard, nos pensées et nos actes. Quand je parle de culture, je ne parle pas de savoir, de modes de vie ou d'oeuvres d'art, mais de l'attachement à ces "identités" qui divisent l'humanité en ethnies, nations, religions, idéologies,... qui entretiennent toutes en leur sein, des sentiments d'exclusion et de supériorité à l'égard des "autres" ethnies, nations, religions, idéologies,... qui peuplent l'humanité. De ces divisions et orgueils identitaires naissent le plus souvent les guerres (politiques, économiques, militaires....). L'urgence pour notre monde d'aujourd'hui où sévit une compétition féroce généralisée, est de ré-apprendre à aimer, à regarder tout homme comme un frère. L'urgence est de se "déculturer" si nous voulons sortir de cet état de guerre.

D'une rencontre avec le frère Michel (témoin de la Révélation d'Arès), je retiens qu'il y a trois choses que l'homme qui veut se libérer de sa culture doit combattre : ses préjugés, ses habitudes et son autosatisfaction. Pour celui qui entre en lui même pour se changer, toute certitude sur soi se refuse. Mais à mesure qu'il avance dans sa pénitence, grandit en lui le sentiment de se (re)découvrir père et mère de toute l'humanité.

Aimer fraternellement n'est plus naturel à l'homme depuis longtemps. L'évoquer suscite davantage le rire et l'indifférence que l'enthousiasme et la réflexion. Se "déculturer" peut paraitre plus insensé encore, car l'appartenance à une "culture" est ce qui définit un homme aujourd'hui. Mettez "sa culture" en cause, et celui qui s'y est identifié enrage comme un écorché vif.  "Vous voulez anéantir des siècles de civilisation !" s'exclame t-on avec des yeux exorbités quand je dis qu'il faut tout revoir des valeurs qui fondent nos existences et ce monde. "Je ne suis pas venu anéantir, mais dépasser" leur dis-je avec un large sourire, en paraphrasant Jésus. Au reste, que nous ont véritablement légué ces siècles de "civilisation", sinon un lourd passif de défiances, de mépris et de haines vengeresses ? J'ai conscience des "sacrifices" que demande l'effort de dépasser nos "identités". Mais c'est à ce prix que nous établirons la paix et changerons le monde pour qu'il redevienne le nuage d'or où les nations s'embrassent, où le frère ne vend pas le pain, ni la laine (Révélation d'Arès XIX/22).

Souldigg
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 21:59

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Sans ressources depuis plusieurs mois, j’ai sévèremment rationné mes dépenses. Le midi, il m’arrive de jeûner pour m’économiser un repas. Je ne le vis pas mal, bien au contraire. J’ai choisi cette situation pour me consacrer entièrement à un projet personnel. Et en cette période de carème, jeûner me donne l'occasion de méditer sur ce qu'ont engendré 2000 ans d'ère "chrétienne".

Quand la faim m’étreint elle se répand d’abord comme une douleur. Elle contracte mes entrailles et presse le sang qui coule dans mes veines pour en extraire la force dont mon corps a besoin. Après un temps, ma chair assouplie cesse de lutter contre le besoin de manger. Mes mouvements se délient. Je me sens devenir léger. J’aime ce moment d’abandon. Ma chair a vaincu la faim et libère une effusion de chaleur qui se répand comme un liquide diapré et suave dans tout mon être. Alors toute crispation prend fin. L’esprit tourné vers le Père, je peux sonder en paix le creux de mon être et visiter mon âme.

Si s’abstenir de manger suffisait à se forger spirituel, les famines auraient depuis longtemps contribué à restaurer Eden. Aucune privation n'est salutaire en soit. Ce qui est déterminant dans le jeûne, c’est l’intention dans laquelle les choses sont faites. Jeûner avec la volonté consciente de sentir la fragilité de la chair, d'éprouver sa détermination et raviver sa volonté d’être spirituel. Effort du jeûne, tension de l’être au dedans de soi vers le Ciel, autrement dit vers les autres (le Coran recommande l'aumône pendant le jeûne). Il ne s’agit pas de s’abstenir de manger pour se priver, mais de profiter de cet effort pour faire taire (un peu plus) son égoïsme, ses rancoeurs, sa colère...et sentir vivre en soi l’humanité entière. 

Souldigg

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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 15:17

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Hier dans les couloirs du métro parisien. Sa puanteur rance et ses néons froids me remontent à la gorge comme deux mains meurtrières. Je jette un regard aux voyageurs alentours. Aucun ne répond à ma sourde angoisse. Je ne vois que des ombres qui scandent leurs pas. Enrôlé dans ce flux mécanique, je me dirige vers les tourniquets comme un pantin pressé d’en finir avec son trajet. CLAC-CLAC-CLAC. Je passe l’étroit chenal, écluse qui compte la masse avant la rame. Et puis soudain, une envie folle de courir ; un besoin irrépressible de fendre l’air, de rire et d’hurler à tue tête m’étreint. J’ai retenu mes hurlements joyeux par crainte de m'attirer quelque ennui mais je me suis mis à courir brusquement comme un enfant, comme ivre. J’ai embrassé le large et long couloir de mes folles enjambées, bondissant d’obstacles en obstacles jusqu’à ce que j’arrive sur le quai, essoufflé. Là, la suée m’inonda et sa moite tiédeur acheva de refroidir mon ardeur. Pendant un instant je me suis cru ailleurs. Quand je rouvre les yeux, je retrouve autours de moi les mêmes visages fermés, interrogateurs. Sombres silhouettes statiques que tout mouvement libre fait trembler. « Triste monde sans joie ni lumière » me dis-je. Quand je réalise que je me suis planté machinalement sur le quai et que j’arbore les mêmes vêtements sombres, je m’interroge. Qu’est ce qui nous fait nous fondre avec un tel empressement « naturel » dans ce moule morne et inerte ? Le péché me répondent à l’unisson mes restes de conscience. Le péché, cette tare que les religions ont inventé pour nous culpabiliser ? rétorque immédiatement mon esprit moqueur. Oui, le péché, réplique froidement mon âme. Le péché, que les religions ont savamment utilisé pour nous dominer, en nous cachant sciemment que l’on pouvait s’en libérer. « S’en libérer ? » reprend mon esprit railleur, « en achetant des passeports pour l’éternité ? » ou en « se confessant au curé » ? Non, répond mon âme, si confession ou dogme libérait du péché, il y a bien longtemps que le monde aurait changé. Pour venir à bout du péché, pas d'autre solution que de lutter en soi pour se recréer (bon, patient, aimant,...). 

Contrairement à ce qu'à enseigné la religion pendant des siècles, le péché n’est pas « faute morale » que l’on doit « expier ». Il est « nature » en nous que l’on doit « changer » (Révélation d’Arès 28/7). Sa réalité est "physique" autant que méta-physique. Il découle du choix que firent des hommes jadis de dominer leurs semblables. Une situation qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours et qui imprègnent nos chairs. Le péché plombe le sang qui coule dans nos veines, il voile nos regards, il étouffe l’amour dans nos cœurs, il brise nos élans de bonté, il fourche notre langue et attise nos rancoeurs, entretient en nous mensonge et brutalité. Quel homme d'aujourd’hui peut se dire pur de tout mal ? Nous sommes tous pécheurs et c’est pourquoi Dieu nous recommande de ne pas juger, mais d’entrer en pénitence pour nous changer. Changer ou lutter contre son péché, est affaire de toute une vie. C’est se défaire peu à peu des réflexes et pensées de domination et de méchanceté que le monde nous a légué. C’est se libérer d’un poids qui nous rend malheureux, triste et tourmenté. C’est raviver en nous, le feu joyeux de l’Amour et de la liberté. C'est difficile mais ca prend l'homme, parfois, comme une irrépressible envie de courir libre (Révélation d'Arès 10/10).
 
Souldigg
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 00:07

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Une question qui revient sans cesse des que nous parlons de changer le monde. Un sujet qui pourrait remplir des pages tant l’histoire est chargée de ces moments où entreprendre d’aller vers l’autre, l’écouter, chercher à le comprendre, au lieu de lui chercher querelle, aurait pu épargner bien des malheurs et bien des vies. Aimer fraternellement n’est plus naturel à l’homme depuis longtemps et c’est pourquoi il demande un effort. Dieu qui se l’impose à l’égard de l’homme, sait combien c’est difficile : « Je serre, Je serre comme le clou », dit-Il dans un accent d’agonie et de souffrance en s’adressant à Mikal (le nom que Dieu donne à Michel Potay) lors de la première théophanie (II/5).
 
Changer de regard. Aimer fraternellement n’est pas s’épancher sentimentalement. Le sentiment a trait à l’irrationnel et ne se commande pas. Il scelle autre chose que l’amour fraternel : l’amour romantique. Aimer fraternellement à l’inverse, est un acte de raison. C’est s’efforcer de regarder tout homme comme son frère. Tellement plus que l’aider ou lui faire la charité, bien que charité et aide aient partie liée avec la fraternité. Aimer fraternellement est un état de conscience. Volonté d’être universel. A cet amour qui demande un effort, on substitue facilement « la tolérance ». Mot trompeur, mot piège. Est-ce que j’aime vraiment celui que je tolère ? Tolérer c’est accepter du bout des lèvres l’existence de l’autre, c’est fermer les yeux sur sa réalité qui dérange. C’est revendiquer pour l’autre, l’égoïsme que l’on se permet, quand ce n’est pas masquer son agacement par le mépris ou l’indifférence. Quelles relations puis je établir avec quelqu’un que je tolère ? 
 
Différences. « Trop de différences entre les hommes pour pouvoir les aimer tous » me répond t-on le plus souvent. « Les tolérer, un pis-aller nécessaire ». Ecueil des religions et des identités culturelles enfermées dans leur exclusivisme et leur relativisme. Dans notre génération conditionnée par la culture de la « différence », l’amour fraternel, il est vrai, ne peut s’exprimer le plus souvent que par une « tension vers ». Aimer est difficile car cela demande d’abattre ses propres préjugés et ce n’est que peu à peu qu’on les dépasse. Quand on croit en avoir fini avec un, deux autres plus tenaces et moins décelables encore, vous barrent le passage. Une lutte qui requiert de la patience et l’humilité pour voir clair en soi. Une valeur que l’on ne cultive plus dans ce monde de compétition qui nous contraint à batailler sans cesse pour prendre la place de l’autre. Or aimer requiert l’inverse : développer sa capacité à se mettre à la place de l’autre. Un effort qui va à contre courant de l’ordre ambiant, et vous fait, à bien des égards « entrer en résistance ».
 
Si Dieu est revenu à Arès, c’est justement pour relancer cette quête d’un amour universel, seule condition d’un avenir heureux pour l’humanité. Vous êtes libre de croire "raisonnablement" l’homme incapable d’un tel dépassement. De tout temps, le scepticisme a été le fossoyeur de l'espérance en s'imposant en chantre de « la Raison ». C’est pourtant bien au nom de la Raison que Dieu appelle l’homme à considérer l’amour fraternel comme la solution à ses problèmes. Car des hommes qui s’aiment, s’écoutent et se respectent, se traitent mutuellement avec bonté et règlent leurs différents avec intelligence. Un monde changé ne sera pas un monde sans tensions, ni oppositions, inévitables étant donné la diversité humaine. Mais un monde dans lequel la volonté de Bien l’emportera sans cesse. Car quel mal voudrais-je faire à celui que je regarde comme un autre moi-même ? 

Souldigg
 
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