Ami lecteur...

 

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J'ai créé ce blog pour rester en contact avec les personnes auxquelles j'ai présenté la Révélation d'Arès et l'espérance qu'elle soulève (voir les deux premiers articles de ce blog, "Soyons bref", et "De la nèpe à l'homme-dieu"). 

Ce site se veut avant tout un lieu d'echange et de réflexion sur l'homme, sa capacité d'evolution et de transfiguration et les voies réalistes qui changeront le monde. Je m'inspire le plus souvent d'échanges et d'expériences vécus. Les propos que j'y developpe n'ont pas valeur de traité ou d'analyse en profondeur. Ils visent juste à partager un regard, une pensée. Rien ne peut remplacer la lecture de la Révélation d'Arès pour se faire une idée juste de ce qu'elle dit. Aussi n'hésitez pas à faire des commentaires cela enrichira d'autant les sujets abordés. 

Vous pouvez également me contacter par mail à souldigg@yahoo.fr

Qui je suis


J'ai découvert la Révélation d'Arès il y a plus de 15 ans, au terme d'une recherche personnelle assez chaotique. Je l'ai immédiatement faite mienne mais il m'a fallu un certain temps pour équilibrer mes pensées et mon coeur, accorder mes actes à ma foi nouvelle. Je suis conscient d'avoir encore un long chemin à faire. Aujourd'hui je m'efforce de depasser mes propres faiblesses (je suis loin d'etre tous les jours au "top") et de lutter dans ce monde contre tout ce qui divise et assujetit les hommes (le travail ne manque pas).

J'aime la poésie, les voyages, la philosophie et les arts. Mais la Parole révélée occupe dans dans mon coeur une place sans égale. Chaque jour elle me nourrit et m'ouvre à la Vie, à l'avenir (celui auquel je ne m'attends pas), et élargit l'horizon d'où peut surgir ce Tout-Autre dont j'ignore (presque) tout mais qui m'éclaire sur moi-même et sur l'In-fini.

© souldigg

Sauf mention expresse, tous les textes, images et vidéos publiés sur ce blog sont de Souldigg. Toute reproduction ou diffusion, même partielle, est soumise à autorisation.

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Vendredi 11 avril 2008


A l'heure ou quantités d'hommes dans le monde manifestent pour la défense ou la promotion de leur liberté (liberté politique, liberté religieuse, liberté de la presse, ...), il n'est pas inutile de rappeler que "la seule liberté inscrite dans la nature humaine est la liberté absolue" (Michel Potay, Le Pèlerin d'Arès 93-96).

Qu'est ce que la liberté absolue ? C'est la possibilité qu'a chaque homme de déterminer et d'orienter librement son existence dans le sens de la Lumière ou de la ténèbre, en usant de tous les moyens naturels dont il dispose, au maximum de ses possiblités. Dit autrement, c'est la possiblité, inscrite en tout homme, de choisir librement entre un destin d'homme-dieu (libre et vertueux) ou une vie d'homme-nèpe (écrasé par le mal). L'homme est la seule créature dans tout l'univers à disposer d'une telle lattitude de choix. Toutes les autres formes de vie, végétales, animales, minérales,... sont soumises aux lois de leur espèce. L'homme, à l'inverse, a le pouvoir de maîtriser et même dans certains cas, de dépasser les lois de sa biologie et de son psychisme jusqu'à se créer spirituel (ou de refuser de l'être). Cette liberté là n'est pas sans contingence mais elle ouvre à l'homme un champs de possibilités infinies. Elle a partie liée avec la conscience et la volonté d'être. Elle tire sa force de la liberté même du Créateur de l'Univers, qui a créé l'homme à son image et à sa ressemblance.

L'humanité, même la plus avancée sur le terrain des libertés, n'est pas libre (Evangile donné à Arès 10/10) au sens que Dieu donne à ce mot. Au regard des régimes dictatoriaux qui ont sévi et sévissent encore dans le monde, la liberté d'entreprendre, de s'exprimer, de pratiquer la religion de son choix,... sont des avancées précieuses et considérables. Mais ces libertés ont-elles rendus heureuse l'humanité ? Ont elles produit le Bien Universel ? En quadrillant et découpant sa liberté, absolue par nature, en libertés politiques, religieuses, civiques, morales, publiques, économiques,...toutes hyper-reglementées et soumises à de multiples et incessants contrôles, l'homme a considérablement réduit son champs d'action et ses possibilités. Il s'est auto-mutilé volontairement. Son imagination et sa creativité déperissent, et le monde s'uniformise. Le plus problématique c'est que l'homme s'est tellement conditionné au besoin d'une liberté enregimentée, qu'il est en passse d'oublier complètement les fantastiques possiblités de création et de Vie qui sommeillent en lui. Toute tentative de se libérer, i.e de retrouver et réactiver la liberté absolue de chercher et créer le Bien ailleurs que dans et par le système, passe desormais pour une folle entreprise dénuée de fondement et d'intérêt. "Doux réveurs" ricannent les moqueurs, "dangeureux révolutionnaires" clament les plus conformistes.

Et pourtant, sans cette liberté là, pas d'espérance d'un monde changé.
Car la liberté absolue est la seule liberté qui ouvre à l'homme la possibilité de changer de nature, de transformer le mal en bien, de transmuer la violence en douceur, la colère en écoute, la haine en pardon,... car elle est la seule qui lui ouvre les portes de son coeur. "Aucune loi n'a jamais fait naitre une conscience" disait Martin Luther King. Le bonheur ne sortira pas de droits proclamés ou de régimes sociaux généralisés ; il ne sortira pas d'un partage des richesses imposé ou d'une gouvernance mondiale "avisée". Le bonheur, ne sortira que de la conscience et la volonté d'un petit reste d'hommes de faire prévaloir sur toute loi, sur tout système, sur toute liberté surveillée, la liberté absolue de créer.


Souldigg


par Souldigg publié dans : Pensées
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Lundi 10 mars 2008

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Un récent commentaire sur mon article "Courir libre" m'a surpris. Je pensais jusqu'à présent que les mots "péché" et  "pénitence" rebutaient à cause du sens doloriste que la religion leur avait donné et je m'efforçais de lutter contre leurs interprétations "morales", "autoflagellantes" et "punitives" en mettant en avant  la vie, l'action et la joie de se changer (de se créer bon, patient aimant, ....). Mais j'entrevois aujourd'hui la possibilité que ces mots ("péché" et "pénitence", pardonnez mes redites) peuvent ne plus avoir de sens du tout, que la réalité à laquelle ils renvoient est en passe de devenir "étrangère" à un peuple qui en a pourtant été nourri pendant deux millénaires. 


Cela me laisse songeur. Car somme toute, cela confirme que la religion n'a pas laissé grand chose derrière elle en dépit des fantastiques moyens dont elle a disposé pour promouvoir sinon imposer sa doctrine, et je ne sais si je dois m'en rejouir ou m'en alarmer. 

Je me réjouis de ce que la route est enfin libre pour redonner à ces mots leur vrai sens existentiel, dynamique. Au passage, j'en déduis aussi la religion a fini par mourir de ses mensonges et de son inertie, et que concernant l'homme, seul vaut ce qu'il choisit, décide, et crée de lui-meme, par lui même. Formulation un peu redondante, j'en conviens, mais qui n'a d'autre but que d'insister sur l'importance de la conscience et de la liberté dans une démarche spirituelle. La religion est morte d'avoir étouffé la liberté humaine. 

Mais si de nos jours, les esprits ne s'attachent plus au religieux, sont-il pour autant attirés par le spirituel ? Sont ils disposés à s'embarquer d'eux même dans une aventure, une recherche, un travail, une création, une Vie totalement différente de celle (exclusivement matérialiste) qui prévaut aujourd'hui ? La religion en dépit de tous les maux qu'elle a engendré sur cette terre, donnait quand même quelques repères aux hommes, à commencer par des repères moraux du Bien (c'est mieux que rien) et l'idée d'un Dieu, d'une transcendance, d'une verticalité... bref, d'une notion qui élargit l'horizon. Quel monde vont engendrer des hommes qui ne croient plus en rien et qui n'ont du Bien qu'une vision relative et limitée aux jouissances de la chair ? Ce n'est pas du tout le cas de la personne qui m'a fait part de son commentaire et qui a indirectement suscité cette réflexion (son blog témoigne au contraire d'une réelle sensibilité au spirituel). Mais quand j'allume ma télé, que j'ouvre mon journal ou que je descends dans la rue pour interpeller les passants, combien de fois je vois, j'entends, je ressens le froid et la tristesse d'un monde qui est devenu morne comme un cimetiere, ignorant voire insensible et indifférent à toute évocation du spirituel ? Trop souvent.

Alors je comprends. Je comprends l'urgence d'un véritable changement de fond qu'aucune réforme ou révolution, aucun pouvoir, dogme ou loi ne peut entreprendre à la place de l'homme. Grande leçon de l'échec des religions (qui ne tardera pas à se révéler massivement aussi pour le politique, l'économique et le scientifique, autres faux-dieux sans chaleur, ni lumière). L'individu prévaut sur tout système. L'homme est le coeur de cette terre. Et comment pourrait il changer cette terre, en faire un monde de bonheur, sans changer librement son propre coeur ? 

L'homme doit se résoudre à descendre EN lui-même, de lui-même, avec force et courage, comme dans une mine pour se fouiller et en faire jaillir la Vie, la Force, la Bonté, la Paix, la Douceur... L'or, le cuivre, le plomb, tout ce que nous voyons avec nos yeux de chair à la surface du globe sont comme un miroir des immenses richesses et possibilités qui gisent dans notre intérieur. La pénitence est ce travail, ce labeur pour creuser notre propre terre, notre matière humaine, en extraire sa richesse spirituelle. La vie spirituelle n'advient pas dans la contemplation mystique ou dans l'évasion des paradis articifiels (immenses leurres modernes qui consolent de l'abscence de spirituel). La vie spirituelle est vie avant tout, et comme toute vie, elle est faite de prises de risque, de difficultés et de bonheurs, de déceptions et d'erreurs mais aussi de joies, de victoires, de chaleur. La vie spirituelle que l'on reveille et fait grandir en soi est comme un feu. Elle se partage. Je n'extrais pas force, bonté, douceur de moi-même, uniquement pour moi-même, mais avant tout pour donner aux autres chaleur et lumière. L'AMOUR est au coeur de la vie spirituelle. Sa raison d'être.

Saisissez-vous mieux désormais ce qu'est la pénitence ?

Souldigg
par souldigg publié dans : Pensées
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Vendredi 29 février 2008

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Le piège de toute culture, c'est qu'elle apparait comme "évidente" à qui en est issu. On ne la voit pas et pourtant elle façonne notre regard, nos pensées et nos actes. Quand je parle de culture, je ne parle pas de savoir, de modes de vie ou d'oeuvres d'art, mais de l'attachement à ces "identités" qui divisent l'humanité en ethnies, nations, religions, idéologies,... qui entretiennent toutes en leur sein, des sentiments d'exclusion et de supériorité à l'égard des "autres" ethnies, nations, religions, idéologies,... qui peuplent l'humanité. De ces divisions et orgueils identitaires naissent le plus souvent les guerres (politiques, économiques, militaires....). L'urgence pour notre monde d'aujourd'hui où sévit une compétition féroce généralisée, est de ré-apprendre à aimer, à regarder tout homme comme un frère. L'urgence est de se "déculturer" si nous voulons sortir de cet état de guerre.

D'une rencontre avec le frère Michel (témoin de la Révélation d'Arès), je retiens qu'il y a trois choses que l'homme qui veut se libérer de sa culture doit combattre : ses préjugés, ses habitudes et son autosatisfaction. Pour celui qui entre en lui même pour se changer, toute certitude sur soi se refuse. Mais à mesure qu'il avance dans sa pénitence, grandit en lui le sentiment de se (re)découvrir père et mère de toute l'humanité.

Aimer fraternellement n'est plus naturel à l'homme depuis longtemps. L'évoquer suscite davantage le rire et l'indifférence que l'enthousiasme et la réflexion. Se "déculturer" peut paraitre plus insensé encore, car l'appartenance à une "culture" est ce qui définit un homme aujourd'hui. Mettez "sa culture" en cause, et celui qui s'y est identifié enrage comme un écorché vif.  "Vous voulez anéantir des siècles de civilisation !" s'exclame t-on avec des yeux exorbités quand je dis qu'il faut tout revoir des valeurs qui fondent nos existences et ce monde. "Je ne suis pas venu anéantir, mais dépasser" leur dis-je avec un large sourire, en paraphrasant Jésus. Au reste, que nous ont véritablement légué ces siècles de "civilisation", sinon un lourd passif de défiances, de mépris et de haines vengeresses ? J'ai conscience des "sacrifices" que demande l'effort de dépasser nos "identités". Mais c'est à ce prix que nous établirons la paix et changerons le monde pour qu'il redevienne le nuage d'or où les nations s'embrassent, où le frère ne vend pas le pain, ni la laine (Révélation d'Arès XIX/22).

Souldigg
par souldigg publié dans : Pensées
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Vendredi 15 février 2008

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Sans ressources depuis plusieurs mois, j’ai sévèremment rationné mes dépenses. Le midi, il m’arrive de jeûner pour m’économiser un repas. Je ne le vis pas mal, bien au contraire. J’ai choisi cette situation pour me consacrer entièrement à un projet personnel. Et en cette période de carème, jeûner me donne l'occasion de méditer sur ce qu'ont engendré 2000 ans d'ère "chrétienne".

Quand la faim m’étreint elle se répand d’abord comme une douleur. Elle contracte mes entrailles et presse le sang qui coule dans mes veines pour en extraire la force dont mon corps a besoin. Après un temps, ma chair assouplie cesse de lutter contre le besoin de manger. Mes mouvements se délient. Je me sens devenir léger. J’aime ce moment d’abandon. Ma chair a vaincu la faim et libère une effusion de chaleur qui se répand comme un liquide diapré et suave dans tout mon être. Alors toute crispation prend fin. L’esprit tourné vers le Père, je peux sonder en paix le creux de mon être et visiter mon âme.

Si s’abstenir de manger suffisait à se forger spirituel, les famines auraient depuis longtemps contribué à restaurer Eden. Aucune privation n'est salutaire en soit. Ce qui est déterminant dans le jeûne, c’est l’intention dans laquelle les choses sont faites. Jeûner avec la volonté consciente de sentir la fragilité de la chair, d'éprouver sa détermination et raviver sa volonté d’être spirituel. Effort du jeûne, tension de l’être au dedans de soi vers le Ciel, autrement dit vers les autres (le Coran recommande l'aumône pendant le jeûne). Il ne s’agit pas de s’abstenir de manger pour se priver, mais de profiter de cet effort pour faire taire (un peu plus) son égoïsme, ses rancoeurs, sa colère...et sentir vivre en soi l’humanité entière. 

Souldigg

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Jeudi 17 janvier 2008

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Hier dans les couloirs du métro parisien. Sa puanteur rance et ses néons froids me remontent à la gorge comme deux mains meurtrières. Je jette un regard aux voyageurs alentours. Aucun ne répond à ma sourde angoisse. Je ne vois que des ombres qui scandent leurs pas. Enrôlé dans ce flux mécanique, je me dirige vers les tourniquets comme un pantin pressé d’en finir avec son trajet. CLAC-CLAC-CLAC. Je passe l’étroit chenal, écluse qui compte la masse avant la rame. Et puis soudain, une envie folle de courir ; un besoin irrépressible de fendre l’air, de rire et d’hurler à tue tête m’étreint. J’ai retenu mes hurlements joyeux par crainte de m'attirer quelque ennui mais je me suis mis à courir brusquement comme un enfant, comme ivre. J’ai embrassé le large et long couloir de mes folles enjambées, bondissant d’obstacles en obstacles jusqu’à ce que j’arrive sur le quai, essoufflé. Là, la suée m’inonda et sa moite tiédeur acheva de refroidir mon ardeur. Pendant un instant je me suis cru ailleurs. Quand je rouvre les yeux, je retrouve autours de moi les mêmes visages fermés, interrogateurs. Sombres silhouettes statiques que tout mouvement libre fait trembler. « Triste monde sans joie ni lumière » me dis-je. Quand je réalise que je me suis planté machinalement sur le quai et que j’arbore les mêmes vêtements sombres, je m’interroge. Qu’est ce qui nous fait nous fondre avec un tel empressement « naturel » dans ce moule morne et inerte ? Le péché me répondent à l’unisson mes restes de conscience. Le péché, cette tare que les religions ont inventé pour nous culpabiliser ? rétorque immédiatement mon esprit moqueur. Oui, le péché, réplique froidement mon âme. Le péché, que les religions ont savamment utilisé pour nous dominer, en nous cachant sciemment que l’on pouvait s’en libérer. « S’en libérer ? » reprend mon esprit railleur, « en achetant des passeports pour l’éternité ? » ou en « se confessant au curé » ? Non, répond mon âme, si confession ou dogme libérait du péché, il y a bien longtemps que le monde aurait changé. Pour venir à bout du péché, pas d'autre solution que de lutter en soi pour se recréer (bon, patient, aimant,...). 

Contrairement à ce qu'à enseigné la religion pendant des siècles, le péché n’est pas « faute morale » que l’on doit « expier ». Il est « nature » en nous que l’on doit « changer » (Révélation d’Arès 28/7). Sa réalité est "physique" autant que méta-physique. Il découle du choix que firent des hommes jadis de dominer leurs semblables. Une situation qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours et qui imprègnent nos chairs. Le péché plombe le sang qui coule dans nos veines, il voile nos regards, il étouffe l’amour dans nos cœurs, il brise nos élans de bonté, il fourche notre langue et attise nos rancoeurs, entretient en nous mensonge et brutalité. Quel homme d'aujourd’hui peut se dire pur de tout mal ? Nous sommes tous pécheurs et c’est pourquoi Dieu nous recommande de ne pas juger, mais d’entrer en pénitence pour nous changer. Changer ou lutter contre son péché, est affaire de toute une vie. C’est se défaire peu à peu des réflexes et pensées de domination et de méchanceté que le monde nous a légué. C’est se libérer d’un poids qui nous rend malheureux, triste et tourmenté. C’est raviver en nous, le feu joyeux de l’Amour et de la liberté. C'est difficile mais ca prend l'homme, parfois, comme une irrépressible envie de courir libre (Révélation d'Arès 10/10).
 
Souldigg
par souldigg publié dans : Pensées
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Mercredi 28 mars 2007

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Une question qui revient sans cesse des que nous parlons de changer le monde. Un sujet qui pourrait remplir des pages tant l’histoire est chargée de ces moments où entreprendre d’aller vers l’autre, l’écouter, chercher à le comprendre, au lieu de lui chercher querelle, aurait pu épargner bien des malheurs et bien des vies. Aimer fraternellement n’est plus naturel à l’homme depuis longtemps et c’est pourquoi il demande un effort. Dieu qui se l’impose à l’égard de l’homme, sait combien c’est difficile : « Je serre, Je serre comme le clou », dit-Il dans un accent d’agonie et de souffrance en s’adressant à Mikal (le nom que Dieu donne à Michel Potay) lors de la première théophanie (II/5).
 
Changer de regard. Aimer fraternellement n’est pas s’épancher sentimentalement. Le sentiment a trait à l’irrationnel et ne se commande pas. Il scelle autre chose que l’amour fraternel : l’amour romantique. Aimer fraternellement à l’inverse, est un acte de raison. C’est s’efforcer de regarder tout homme comme son frère. Tellement plus que l’aider ou lui faire la charité, bien que charité et aide aient partie liée avec la fraternité. Aimer fraternellement est un état de conscience. Volonté d’être universel. A cet amour qui demande un effort, on substitue facilement « la tolérance ». Mot trompeur, mot piège. Est-ce que j’aime vraiment celui que je tolère ? Tolérer c’est accepter du bout des lèvres l’existence de l’autre, c’est fermer les yeux sur sa réalité qui dérange. C’est revendiquer pour l’autre, l’égoïsme que l’on se permet, quand ce n’est pas masquer son agacement par le mépris ou l’indifférence. Quelles relations puis je établir avec quelqu’un que je tolère ? 
 
Différences. « Trop de différences entre les hommes pour pouvoir les aimer tous » me répond t-on le plus souvent. « Les tolérer, un pis-aller nécessaire ». Ecueil des religions et des identités culturelles enfermées dans leur exclusivisme et leur relativisme. Dans notre génération conditionnée par la culture de la « différence », l’amour fraternel, il est vrai, ne peut s’exprimer le plus souvent que par une « tension vers ». Aimer est difficile car cela demande d’abattre ses propres préjugés et ce n’est que peu à peu qu’on les dépasse. Quand on croit en avoir fini avec un, deux autres plus tenaces et moins décelables encore, vous barrent le passage. Une lutte qui requiert de la patience et l’humilité pour voir clair en soi. Une valeur que l’on ne cultive plus dans ce monde de compétition qui nous contraint à batailler sans cesse pour prendre la place de l’autre. Or aimer requiert l’inverse : développer sa capacité à se mettre à la place de l’autre. Un effort qui va à contre courant de l’ordre ambiant, et vous fait, à bien des égards « entrer en résistance ».
 
Si Dieu est revenu à Arès, c’est justement pour relancer cette quête d’un amour universel, seule condition d’un avenir heureux pour l’humanité. Vous êtes libre de croire "raisonnablement" l’homme incapable d’un tel dépassement. De tout temps, le scepticisme a été le fossoyeur de l'espérance en s'imposant en chantre de « la Raison ». C’est pourtant bien au nom de la Raison que Dieu appelle l’homme à considérer l’amour fraternel comme la solution à ses problèmes. Car des hommes qui s’aiment, s’écoutent et se respectent, se traitent mutuellement avec bonté et règlent leurs différents avec intelligence. Un monde changé ne sera pas un monde sans tensions, ni oppositions, inévitables étant donné la diversité humaine. Mais un monde dans lequel la volonté de Bien l’emportera sans cesse. Car quel mal voudrais-je faire à celui que je regarde comme un autre moi-même ? 

Souldigg
 
par souldigg publié dans : Pensées
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