Ami lecteur...

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Ce site se veut un lieu de paix et d'échange sur La Révélation d'Arès et ce qu'elle propose à l'homme : entrer en pénitence pour retrouver la vie spirituelle libre et changer le monde en empruntant des voies réalistes pour que triomphe le Bien. Les propos que j'y développe n'engagent que ma personne et n'ont pas valeur de traité. Ils visent juste à partager un regard, une pensée. Aussi n'hésitez pas à faire des commentaires, cela enrichira d'autant les sujets abordés.

Qui je suis


J'ai découvert la Révélation d'Arès il y a plus de 15 ans, au terme d'une recherche spirituelle assez chaotique. Je l'ai immédiatement faite mienne mais il m'a fallu du temps pour équilibrer mes pensées et mon coeur, accorder mes actes à ma foi nouvelle. S'il me fallait condenser en deux mots tout ce je m'efforce de vivre depuis, ce serait : dépassement et espérance.

© souldigg

Sauf mention expresse, textes, images et vidéos sont tous de ma main. Merci d'en respecter le contenu.

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Vues sur le monde

Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /2008 13:34

C'était au tout début des années 90. J'étais étudiant dans une école de gestion.
J'avais une vingtaine d'années et je venais de découvrir la Révélation d'Arès. Un de mes professeurs, un intervenant extérieur qui venait donner cours dans cet établissement pour "sensibiliser les futurs dirigeants" aux problèmes de notre monde, nous avait dessiné au tableau, trois séries de courbes portant sur l'économie mondiale.

La première série de courbes signifiait la crise de l'industrie
et le chomage des classes ouvrières qui s'en était ensuivi. Elle avait eu lieu dans les années 70-80. La seconde série de courbes annonçait une grave crise du secteur des services et du secteur bancaire. Cette crise était dans l'air mais elle n'a vraiment éclaté que quelques années plus tard vers le milieu-fin des années 90. La troisième série de courbes, je m'en souviens très bien car c'était là le but de son propos, annonçait la crise du secteur financier (qui sous-tend toute l'économie mondiale), crise que nous vivons actuellement.

Deux courbes seulement permettait de prévoir cette crise : la masse d'argent "virtuel" généré par le système bancaire, qui peut préter légalement jusqu'à 9 fois la somme d'argent déposée dans ses caisses (
voir à ce sujet le petit film d'animation pédagogique -lien en NotaBene), ET là ou cet argent était placé pour maximiser sa rentabilité immédiate. Ce qu'il ressortait de ces courbes, et ce qui explique aujourd'hui la gravité de cette crise : c'est que grosso modo, 80% de la masse monétaire en circulation, n'est que "du vent" (i.e ne repose pas sur une richesse "réellement" produite, mais escomptée, à venir) et que cet argent est placé majoritairement à très court terme sur des placements à risque pour maximiser sa rentabilité. Si on ajoute à cela, la particularité du système financier, sur lequel repose l'économie mondiale, qui est un système d'interdépendance où les effets de dominos peuvent être désastreux, on a là une véritable bombe à retardement. Je me rappelle très bien de l'image qu'il avait employé pour nous faire prendre conscience du caractère extrêmement fragile de la situation : "c'est comme si nous sommes tous par temps de pluie et de brouillard, en train de rouler sur un périphérique bondé, chacun dans une ferrari lancé à 220 km/h, distant de 3 mètres seulement de celui de devant. Imaginez ce qu'un accident grave peut produire...". Il ajouta en guise de conclusion : "quel monde peut-on réellement construire quand on investit aussi peu sur le long terme avec aussi peu de visibilité ? "

La discussion que j'ai eu ensuite avec lui en aparté me fit tout aussi réfléchir :
il était venu dans cette école car il n'avait pas pu être entendu ni de ses chefs et de leurs pairs, ni de ses collègues, ni mêmes des jeunes cadres qui entraient dans les grandes entreprises. Il était venu ici pour parler aux futurs dirigeants et ce qu'il observait l'inquiétait profondemment : seulement 2 ou 3 élèves sur une trentaine était réceptifs à ses propos. Ils étaient plusieurs professeurs comme lui à s'inquiéter de l'absence de réflexion et du caractère moutonnier des jeunes générations au point de se demander ce qui avait provoqué cela et les incidences que cela aurait sur l'avenir.

Aujourd'hui, la crise est là et elle va affecter l'ensemble de l'économie mondiale.
Certains parmis les plus hauts responsables disent "on a rien vu venir" ! comme pour se dédouaner d'une situation qui s'annonce durablement difficile. Ce à quoi je réponds : "on a rien VOULU voir venir!" car on aurait été bien en peine de mettre un terme à cette situation. Tout le monde, peu ou prou, a profité de ces milliards d'euros, de dollars, de yen,... que l'on a créé fictivement pour les préter à ceux qui voulaient acheter des biens ou investir : qui n'a pas contracté un emprunt ou un crédit pour couvrir un découvert passager, s'acheter une voiture, une maison, un four à micro-ondes ou une super télévision ? Sans parler de l'Etat qui s'est endetté pour payer les salaires des fonctionnaires, les retraites, les dépenses de la sécurité sociale,.... Cette situation a générée de la richesse,
mais une richesse qui repose sur du vent. Le vent en question, c'est la croyance en une croissance ininterrompue qui aurait permis à tous de rester endettés advitam eternam. Or un jour il faut bien payer ce que l'on doit. Ce "vent" est tombé parce que certains acteurs majeurs de l'économie ont été rattrappé par les réalités (on leur a demandé de payer alors qu'il n'en avait pas les moyens) entrainant avec eux par répercution, toute l'économie mondiale. Cela nous retombe aujourd'hui sur le coin du nez, et ça ne va pas aller en s'améliorant. Car la seule façon que l'on a eu de répondre temporairement à la crise a été....de nous endetter davantage et de créer encore plus d'argent virtuel ! S'il était nécessaire dans l'urgence, de trouver une solution pour éviter un krach généralisé, il faudra bien un jour que l'on se rende à l'évidence : cette situation ne peut pas durer.

La Révélation d'Arès dit en gros que cette crise est surtout une crise de l'homme (voir article de Michel Potay sur le freesoulblog), une crise de l'intelligence spirituelle, qui a presque disparu de cette terre, et dont l'issue passe par la recouvrance de la conscience collective. Ceux qui parlent de "crise du capitalisme" ou "crise du libéralisme" se trompent de cible. Ce qui nous a conduit à cette crise, c'est avant tout l'individualisme, la cupidité, le mensonge, l'état de guerre permanent entre les hommes transmué aujourd'hui en guerre économique. C'est la nature de l'homme qui est en jeu ici, pas le système, même si du système il nous faudra bien sortir pour retrouver l'essence de notre humanité. Une humanité aimante et juste, tournée vers le Bien, peut se développer tout aussi harmonieusement dans un monde capitaliste, communiste, papou ou autre. En revanche, impossible pour une humanité malade de vivre heureuse dans quelque système que ce soit. Si l'on ne fait rien pour changer maintenant, (changer de nature, devenir résolumment bon), de plus graves conséquences encore sont à craindre. Et l'homme ne pourra pas dire qu'il "n'a rien vu venir", qu'il n'y est "pour rien", pas plus qu'il ne pourra se tourner vers l'Etat pour régler la facture. Car que peut un Etat aussi puissant soit-il contre la perte totale d'espérance, le désarroi de l'humanité face au mal, à la maladie, à la mort, bref, à l'absurdité quand celle ci se répand comme une plaie à la toute la vie de la terre ?
Plutôt que les cours de la bourse, nous ferions mieux de nous soucier du cours de l'amour.

Une crise à cela de bon, qu'elle révèle les failles et les faiblesses d'un monde, elle fait douter les gens sur leurs certitudes profondes, elle permet à ceux qui ont des réponses (ou à tout le moins, des pistes à proposer, des idées d'action), de s'engouffrer dans la brèche, de prendre des positions, de montrer l'exemple d'un autre monde possible. Saurons-nous profiter de cette crise pour rebondir ? Pour s'engager dans la création d'autres rapports sociaux ? De changer radicalement notre manière de penser, de voir le monde et d'agir ? De comprendre le besoin de développer en nous la vie spirituelle qui réside, je le rappelle par acquis de conscience (car en lecteur régulier et averti de ce blog :-), vous devez maintenant être au courant), dans la bonté, le pardon, le partage, la mesure, la douceur..... ?

La vie spirituelle ce n'est pas seulement croire que Dieu existe, prier ou méditer. On peut même la développer sans croire en Dieu, ni prier. La vie spirituelle, c'est vivre avant tout. C'est faire un effort pour maitriser le Bien. Dans les plus petits détails de la vie quotidienne, comme dans les actions sociales ou civiles d'envergure. Vu sous cet angle tout peut être spiritualisé. Même l'économie ou la politique. Même si alors, politique et économie ne ressembleront plus du tout à ce qu'il sont actuellement. Ils serviront l'homme au lieu de l'asservir.

Souldigg

NB : un petit film pour comprendre les (dys)fonctionnements du système financier
. Ce film est très marqué politiquement mais je le recommande pour la description assez claire qu'il fait des mécanismes bancaires http://leweb2zero.tv/video/bankster_8648d65af997f88)
Par Souldigg - Publié dans : Vues sur le monde
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 09:35

Cet article reprend, remanié, un commentaire que j'ai déposé sur le blog de Michel Potay, témoin et transcripteur de la Révélation d'Arès. Il poursuit ma réflexion sur les menaces que vont peser sur les libertés publiques, les dérives policières de l'Etat.

Mais qu'est ce qu'ils vont bien pouvoir mettre dans leurs fiches ?
Est-ce qu'on peut réduire un individu à une liste de critères prédéfinis comme on énumère la liste des ingrédients d'un aliment en boîte acheté dans un supermarché? Ca donnerait quoi? Essayons avec mon profil pour voir:
" Éric-Souldigg, occis-dental reminéralisé, militant spirituel récidiviste (déjà deux évasions à son actif), chausse du 1m44 les samedis après-midi (mes bottes de sept lieux pour rejoindre la mission), boit du jus triphasé (Bible, Coran, Révélation d'Arès), se creuse la couenne et remplit ses vides d'une coulée lactique invisible (l'âme),
youyoute chaque été dans un village de pécheurs (le pelerinnage), aide les vieilles mamies à traverser les rues mais appelle ses congénères à se débarrasser de leurs vieilles manies..." Bon, je rigole, mais, à coup sûr, les Pèlerins d'Arès, dont je suis, sont déjà sur leur liste, affublés de tout un tas de commentaires erronés, sans rapport avec la réalité que je vis.
Car quand je vois la difficulté que j'ai moi-même à écrire un seul texte juste (juste dans le sens du vrai) pour parler de ma foi en Dieu et en l'homme, de mon espérance dans un monde changé et des voies simples, pratiques qui peuvent y conduire... Quand je vois en plus qu'il me faut tenir compte du filtre mental de mon interlocuteur pour bien me faire comprendre, je me dis que cette logique policière de la mise en fiche est bel et bien une absurdité, un défi lancé à la raison.

On ne peut pas mettre la foi en fiche. On ne peut pas faire rentrer l'Amour dans des cases, pas plus que l'on ne peut réduire un individu à quelques critères.  C'est comme vouloir saisir la flamme d'un feu ou la crête d'une vague.
La vie est mouvement et ce qu'il y a dans l'homme est aussi vaste et profond qu'un océan. La logique de l'État à l'inverse est d'immobilisme et de rétrecissement. Elle fige l'homme, elle ne tient compte ni de sa complexité, et encore moins de sa possiblité de changer. Elle l'enferme dans des cases qui en dit plus sur celui qui a créé les cases que sur l'homme qu'elle est censée définir.

Je comprends la nécessité pour un État moderne dans le monde actuel, très instable, de se prémunir d'éventuelles agressions, mais les mesures qui sont en train d'être prises, en plus de celles déjà existantes, comme la loi sur la manipulation mentale, le système vigi-pirate, etc., sont en train de pourvoir l'Etat de tout un armada de mesures et de moyens qui le font ressembler de plus en plus à un État policier. Si l'on n'y prend pas garde, on prend le risque de se réveiller un jour dans une démocratie qui n'aura plus de "libérale" que le nom. Et il sera trop tard pour réagir. Ne nous croyons pas à l'abri d'une telle menace, parce que "nous n'aurions rien à nous reprocher" ou que en France, "la liberté est bien gardée". L'histoire est là pour nous rappeller la fragilité de tous les acquis et que les grands tournants et les grandes crises ont toujours paru surprendre les foules, muettes, passives et lâches. Faut-il rappeler pour cela que la grande crise de 1929 (prélude aux fascismes et à la deuxième mondiale), a surgi en pleine époque d'euphorie et d'insousiance, les "années folles" alors même que l'on pensait avoir déjà vécu le pire (la guerre de 14-18 communément appelé la grande boucherie ou "la der-des-der", pour dernière des dernières) ? L'histoire, force passive qui git en chacun de nous, peut toujours résurgir. Mais notre volonté peut l'arrêter.

Pour le Pèlerin d'Arès que je suis, l'homme a le pouvoir de s'affranchir de tous les fatalismes et de les vaincre. Rien d'autre que ce que nous faisons, n'est écrit. Quand bien même le passé pèse lourdement sur le cours des choses, tout homme a la possibilité de réactiver et de se réapproprier la force de Bien, d'Amour et de création qui git en lui-même. Avec le temps, cette force que certains recherchent déjà, finira par prévaloir dans le monde. Aucune police, aucun ordre, aucune mise en fiche ne pourra empêcher le mouvement de foi libre, conquérante et pacifique, qui s'est levé, de se répandre et de redonner à l'Humanité, les moyens d'en finir avec l'Histoire, qui n'est, soit dit en passant, que l'histoire des pouvoirs.

Tôt ou tard (tôt si l'on réagit, tard si l'on ne fait rien aujourd'hui), le système devra s'incliner devant la nécessité de revoir tout de ses présupposés sur l'homme et la société. Même si nous sommes encore faibles, l'avenir lointain nous donnera raison.
L'État et sa logique policière sont d'hier, nous sommes de demain. Mais c'est à chacun qu'il appartient de prendre, dès aujourd'hui, conscience de ses responsabilités.



Souldigg

Par Souldigg - Publié dans : Vues sur le monde
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 12:17


Un matin du mois d'août. Je quitte mon domicile pour me rendre sur mon lieu de travail. La ville est encore calme, presque paisible. Les commerces n'ont pas ouvert et beaucoup de parisiens sont encore en vacances. A la nonchalance de l'été s'ajoute la lenteur matinale.

Devant ma porte, à une cinquantaine de mètres tout au plus, une voiture stationnée sur un marquage "livraison" est en train de se faire aligner par un officier de police en fonction.

Avant qu'il n’ait regagné son véhicule après avoir glisser l'amende sous l'essuie-glace du pare-brise avant, je crie dans sa direction : "c'est l'arbitraire qui tue la loi". Aucune réaction de sa part. Le ronronnement des rares voitures qui passent a peut-être couvert le son de ma voix. Il s’est empressé de remonter dans son véhicule et a démarré. Quand la voiture de police passe devant moi, je marque ostensiblement ma désapprobation. Le policier assis à l'arrière, interpellé par ma grimace, me questionne du regard et demande à son collègue d'arrêter la voiture. Je m'approche et j'engage directement la conversation sur ce que je viens d'observer.

- « c'est dégueulasse ce que vous faites ! m'exclame-je. Je ne comprends pas pourquoi vous verbalisez une voiture garée sur un emplacement livraison alors que l'on est en plein mois d'août (sous-entendu, il n'y a pas grand monde que ça va déranger), que les rares commerces de la rue qui ne sont pas fermés pour l'été n'ont pas encore ouverts leur portes (re sous-entendu : l'emplacement livraison ne remplit pas encore son office) et que ce mois-ci le stationnement est gratuit à Paris. Le propriétaire du véhicule ne gène personne et vous le savez bien ! »

Je m'attends à ce que l'on me demande de décliner mon identité, mes papiers,.... Mais non. Le policier interpellé par ma réaction se contente de me scruter du regard. Il me demande : « vous habitez ici ? ». Ses deux collègues (ils sont trois à bord) me dévisagent et scrutent les alentours. La rue est calme.

 

Ce n'est pas la première fois que je remarque que la police accepte d'engager la discussion avec un passant qui l'interpelle sur un fait mineur. Mais je constate que si elle a appris à "vouvoyer les gens", cela ne l'a pas rendu plus bienveillante. Bien au contraire, j'ai même l'impression que la politesse a renforcé sa rigidité. Je remarque toutefois que celui a déposé le papillon sur le pare brise de la voiture verbalisée, manifeste une plus grande nervosité. J'élude son regard et me tourne vers celui qui me semble le plus calme. J'ajoute :

- « Je comprends que dans une grande ville très fréquentée comme Paris quelques règles soient nécessaires pour assurer le trafic mais quand même....  là je trouve que vous abusez ! J'habite le quartier depuis plus de 10 ans. Avec tous les travaux d'aménagement qui ont été fait récemment, c'est devenu impossible de se garer. Alors au mois d’août, vous pourriez lâcher du leste… »

- « c'est la loi ! » Me répond t-on.

- « la loi ? Mais vous l'appliquez de manière arbitraire, sans intelligence, à quoi est ce que cela rime ? ».  Je me rends compte que je peux les avoir blessé en leur donnant l'impression de les avoir traité d'imbéciles. Dans mon esprit pourtant, pas l’ombre d’une insulte. L’intelligence à laquelle je fais référence est spirituelle, mais impossible de se lancer dans une explication approfondie. Je ne veux pas être inculpé pour « outrage à magistrat » (une arme que « la Justice » est connu pour dégainer assez vite), alors je me reprends aussitôt : "par absence d'intelligence, je veux dire sans tenir compte des réalités. Votre geste n'avait pas d’autre sens que celui de verbaliser pour verbaliser et accessoirement remplir les caisses de l'Etat ! Vous dégoûtez les gens avec des attitudes pareilles. »

Le policier au volant de la voiture qui a déposé le papillon est sorti de sa réserve. Piqué au vif, il m'apostrophe :

- « mais vous savez, nous aussi on les paye les amendes ! La loi est la même pour tous! On ne fait que l'appliquer même quand elle n’est pas toujours juste. »

- « on fait notre métier », renchérissent les deux autres.

 

J'ai pris un peu de recul. S'agissant d'un fait aussi banal qu'une contravention, je n'ai pas voulu surenchérir en leur rappelant que tous les fonctionnaires qui envoyaient dans les camps de concentration les réprouvés de la société, au temps du nazisme, eux aussi "ne faisaient aussi que leur métier" au nom d’une idéologie qu’ils n’approuvaient pas toujours. Mais j'ai reconnu dans les yeux anxieux du policier qui m’a apostrophé, le trouble de celui que sa conscience travaille. Je le sens prisonnier du vent glacial de l’obéissance à l’ordre et de l'arbitraire, qui meurtrit l'être au plus profond de lui même. Je marque un temps et reprends plus calmement :

- « Je ne dis pas que vous jouissez de privilèges, et que vous êtes à l'abri ou au-dessus de la loi. Je sais bien que vous êtes "tenus à un résultat", que la pression de votre hiérarchie ne vous laisse guère le choix et que s'il ne s'agissait que de vous, vous agiriez peut-être différemment ». Je continue de scruter le regard interrogateur que me lance le fonctionnaire d'Etat. Je crois y lire une approbation secrète ou à tout le moins, une émotion mal contenue. Je poursuis plus gravement : « Nous sommes tous dans le même bain. Policier ou pas, on est tous des humains responsables de nos existences et ce qui se passe sur cette terre est le fruit de nos actes, ni plus ni moins.  Si on continue, dans ce monde de plus en plus hyper réglementé, à subir et appliquer des lois injustes et contradictoires qui nous empêchent de vivre simplement, où est ce que cela va nous mener ? »

Je n'ai pas le temps d'en appeler au développement de la conscience (conscience du Bien) comme seul garant d'un avenir heureux… ni même d’évoquer la possibilité d’un monde sans chefs, sans police et sans lois (comme j’aurais aimé le faire !). Les policiers ont détourné leur regard et m'ont fait signe d'arrêter de parler.

Pour clore la discussion, l’agent assis à l'arrière me lance d'un air désabusé :

- « Vous avez votre carte d'électeur ? »

- « Bien-sur ! Répondis-je sur un ton qui ne laisse place à aucune ambiguïté, pour leur rappeler les droits que me confère ma citoyenneté (au cas où ils auraient eu envie, in fine, de m’embarquer).

Il hausse les épaules et dodeline de la tête comme pour dire : "vous savez donc ce qui vous reste à faire. Votez pour un autre candidat la prochaine fois"...

 

Comme si l'on pouvait attendre quoi que ce soit de cet ordre, d'un bulletin de vote. La politique par définition, est instrument de pouvoir et de coercition. C’est elle qui fait les lois qui nous gouvernent, lois qu’elle applique rarement à elle-même d’ailleurs, mais qu’elle fait habilement sceller par ceux qu’elle domine pour les corrompre, les tromper, les voler (Révélation d’Arès 27/8). C’est sous son joug que nous vivons tous. Que son masque soit religieux,  républicain ou militaire c’est tout comme : roi noir, roi blanc, même cuisse ! (Révélation d’Arès XXXVII/14). C’est d’elle, de son système et de sa logique, dont nous devons apprendre à nous libérer, pour que s’épanouisse la vraie vie humaine, la recherche libre de la Bonté. Quand l’Etat change de visage, sa logique reste la même et le monde perpétue ses erreurs. Quand un homme change son coeur, c'est toute l'humanité qu'il aide à évoluer.

 

Pris de cours, je regarde leur voiture s’éloigner et m’engouffre chez le petit marchand de journaux d’à coté qui vient d’ouvrir. Je nage encore dans les mots qui son restés dans ma gorge. Alors je lui conte mon affaire et le prend à partie :

-« qu’auriez vous fait à ma place ? Je suis intervenu pour leur signifier qu’il y a encore des gens qui sont prêts à ne pas se laisser faire. Si on ne réagit pas, ils vont aller jusqu’où comme ça ? Tenez, rien que pour la circulation, c’est 2.500 radars supplémentaires qu’ils prévoient d’installer à l’horizon 2012 ! Sans parler du fichage généralisé de la population qui se prépare. Faut résister à tout ça. L’homme n’est pas fait pour vivre enrégimenté ».

Il acquiesce benoîtement comme tout commerçant qui sait qu’il doit laisser parler le client s’il ne veut pas perdre une vente. Je le sens un peu pris au dépourvu mais j’insiste :

-« L’Etat est de plus en plus omniprésent. Il s’est immiscé dans toutes nos activités (le travail, l’école, la santé, la pensée…), il fait peser sur nous de plus en plus de taxes et d’impôts (près de la moitié du PIB passe dans ses caisses), et fait voter des lois à tour de bras…et pour quel résultat ? Bientôt on ne pourra plus rien faire qui ne soit répréhensible ou à tout le moins codifié, taxé, normé. Même marcher dans la rue et respirer l’air sera contrôlé par les autorités. Vous trouvez ça normal ? »

Il a empoché son argent en arborant un large sourire et en marmonnant quelques « oui-oui », mais je ne saurais dire si c’était de l’incrédulité ou de la sympathie.

 

Arrivé à mon lieu de travail, je parcours la presse, encore habité par les remous de cette conversation. Partout les mêmes signes d’une humanité en proie au mensonge, à la violence, à la cupidité de ses dominateurs. Je me réconforte en me disant qu’en occident nous jouissons d’une relative paix et d’une certaine liberté de parole et de pensée, de certains leviers d’actions contre nos gouvernants.  Dans n’importe quel autre contrée, apostropher ainsi un agent armé peut vous attirer de graves ennuis. L’Etat je ne l’oublie pas, s’est arrogé partout le droit de « disposer de la violence légale », y compris dans notre pays, pour assurer son autorité. Mais je me demande jusqu’où sa relative tolérance à l’égard des contestataires de toutes sortes, ne masque pas en Occident, une plus grande sophistication dans l’exercice du pouvoir, de sa part.

 

En France, le récent projet de fichage de la population par les RG,  baptisé EDVIGE, dénoncé par un grand nombre d’association nous montre à quel point l’Etat moderne n’a rien abandonné de sa volonté de circonvenir et manipuler la population qu’il gouverne. Son ambition, comme tout pouvoir, est de disposer d’un peuple soumis à ses vues, à son ordre et à ses institutions. Si l’Etat moderne a, en apparence, délaissé l’exercice de la force brutale contre sa population, c’est qu’il est parvenu à la conditionner au point où une majorité de cette dernière en est arrivé à réclamer de vive voix, l’exercice de son autorité. Pauvre humanité !

 

J’observe heureusement que devant la forte mobilisation contre le projet EDVIGE, le gouvernement est contraint de revoir son projet. Preuve s’il en est que face au pouvoir, tout est rapport de force et qu’il existe encore en France, des forces (minoritaires) capables de résister pour défendre une certaine idée de l’homme et de la société. Mais jusqu’où l’homme moderne est-il prêt à se mobiliser contre un système qui lui garantit par ailleurs le confort d’une vie « sécurisée » face à tant de « menaces », économiques, financières, terroristes, nucléaires …? Par ailleurs, si les manifestations contre EDVIGE ont été relayé par quelques magistrats, syndicaux et hommes politiques, je vois bien que c’est parce que le fichier les concernait potentiellement aussi. 

 

C’est d’ailleurs bien ce qui posait problème : l’élargissement du fichier à tous les hommes "suceptibles de troubler l'ordre public", autrement dit suceptibles d’entreprendre quelque chose dans cette société : acteurs économiques, politiques, sociaux, syndicaux, religieux, associatifs… et ce dès l’age de 13 ans (dans ce cas précis, sous couvert de lutter contre la délinquance), ! C’est dire si l’Etat se méfie de tout se qui bouge et associe peu pou prou toute activité humaine à un « désordre » en puissance. Sa doctrine est celle de l’immobilisme. Et son concept de la citoyenneté, équivaut peu ou prou à celui de la moutonnerie bien rangée. Car que signifie « être suceptible de troubler l’ordre public » au juste ? C’est bien là, que le bât blesse, car tout cela sera laissé à l’appréciation des agents en exercice… qui devront scrupuleusement, j’allais dire consciencieusement, exécuter les directives de leurs hiérarchies. Et quand on tentera de s'y opposer, on s'entendra répondre : « juste ou pas, c'est la Loi  ! ».

 

Est-ce qu’un homme qui pense que le bonheur ne sortira pas de l’enrégimentement dans un système politico-social et le fait savoir, « trouble l’ordre public » ?  Est-ce que croire et agir dans le sens de l’amour, du partage, du pardon, de la paix et l’intelligence spirituelle retrouvée, « trouble l’ordre public » ? C’est toujours au nom du salut public que l’on zigouille ceux qui sortent du rang, rappelle la Révélation d’Arès, au nom de « la sécurité et de la protection » que l’on restreint aujourd’hui les libertés publiques. Aujourd’hui plus besoin de moyens brutaux, la police s’est « civilisée ». La seule mention de votre nom dans LE fichier, suffira à vous discréditer. Les lynchages et rodomontades ne se font plus sur les places à coup de matraques, ils sont devenus « médiatiques ». Belle évolution !  Et quand on pense à la facilité de traitement et de manipulation qu’offre aujourd’hui l’informatique…on frémit. On se dit surtout que personne ne risque d'être épargné, même ceux qui se croient à l'abri, installés docilemement dans le confort de l'obéissance.  

 

Aujourd’hui l’Etat a les moyens avec ses aides sociales de toutes sortes, de nous maintenir dans un confort relatif qui nous fait oublier le morcellement et l’encadrement de notre liberté. Mais qu’en sera-t-il demain quand l’argent viendra à manquer ? Car ces jours viendront, à n’en pas douter. Quand au poids des difficultés de la vie, s’ajoutera la dureté de traitement d’une administration secondée par un armada de mesures policières, on comprendra trop tard que nous serons passé d’une « démocratie libérale » à un régime autoritaire. Agir aujourd’hui pour retrouver et raviver sa conscience d’homme libre est plus que nécessaire. C’est un devoir envers l’humanité à venir. Car le véritable souverain de ce monde n’est pas (ou plutôt ne devrait pas être) l’Etat, mais l’individu libre, aimant et créateur.

 

D’autant que je doute que l’Etat revienne réellement sur sa décision de créer ce fichier.  Il va multiplier les déclarations, les rencontres, les consultations… bref, il va occuper les opposants et noyer le poisson. Pendant ce temps là, il va réfléchir au moyen de faire passer la pilule « avec plus de pédagogie », pour reprendre les termes d’un ancien premier ministre (entendez par là, plus de démagogie). Il maquillera la belle Edvige d’un pompon fleuri, sorte de simili-organe de consultation et de recours pour le citoyen « abusé »,  l’affublera probablement d’une écharpe aux couleurs de la République et de la Démocratie et le tour sera joué. Surtout que le véritable commanditaire de ce fichier n’est pas le Président (ne nous trompons pas de cible), mais l’Administration qui poursuit silencieusement son travail de quadrillage systématique de la population (recoupement des fichiers des impôts, de la redevance et des services sociaux aujourd’hui, traçabilité du citoyen dans toutes ses démarches demain…). Raison de plus pour intensifier la lutte et rester vigilant sur tous ces domaines où la liberté de conscience, de parole, de penser et d’action est en jeu.

 

Sentiers encore accessibles…(Révélation d’Arès). Pour sûr, on ne changera pas ce monde en une génération. Quatre générations ne suffiront pas (Révélation d’Arès 24/2). Mais si un petit reste d’hommes, déterminés, creuse assez profondément en eux même pour retrouver et raviver leurs forces spirituelles, leur descendance sera capable à terme, d’opérer un vrai changement de société. Les voies qui conduisent hors du système sont ténues comme des sentiers de montagne. Peu visibles de prime abord (une des raisons du peu d’espérance qui fait le lit de tous les laisser-aller), et difficilement praticables de surcroît (la seule liberté qu’il nous reste est la liberté de conscience, agir est beaucoup plus compliqué, demandent une certaine rudesse), ces voies existent pourtant. Leurs sentes se glissent entre les failles du système, qui du reste n’est pas aussi fort qu’on le croit, ou à tout le moins pas aussi pérenne qu’il en a l’air. Je me demande même jusqu’où ses manœuvres répétés pour policer et judiciariser la société, ne cache pas une peur tenue secrète par tous les pouvoirs. Celle de voir s’effondrer le système sous son propre poids, devenu impraticable à force de tant de complications, essouflé à force d’immobilisme.

 

Mais n’anticipons pas. L’Etat ne s'en ira pas comme çà. Il est tenace. L'enjeu aujourd’hui est de redonner à l’humanité le goût de la liberté. Hobbes (l’auteur du "Léviathan", XVIIème siècle) avait bien compris que l’Etat ne prolifère que sur nos peurs et notre lâcheté. Mais contrairement à Hobbes, qui s'en tenant à ce qu’il voyait, avait conclu à la nécessité d'un pouvoir pour garantir aux citoyens leur sécurité (il est notamment l’auteur de la célèbre formule, « l’homme est un loup pour l’homme », qui n'est pas entièrement fausse, si l'on s'en tient à une certaine réalité), nous croyons l’homme capable de vivre sans chefs, capable de dominer son animalité en réveillant en lui, la vie spirituelle. Une force, que même les religions qui se réclamaient pourtant de Dieu, n’ont pas su ou voulu faire naître chez leurs fidèles. Une force que l’homme tire de sa parenté (la Bible dit image et ressemblance) avec le Créateur de l’Univers. C’est parce qu’il en ignore l’existence, et les voies pratiques d'accomplissement, que l’homme désespère de lui-même et se laisse dominer. L’Etat moderne n’aura été, finalement ces derniers siècles, qu’un palliatif de plus à l'ignorance et la misère. L'Etat a fait croire qu’il était capable de juguler la férocité des hommes et d’en compenser les méfaits. Dans les faits il n’a fait que dépersonnaliser et mécaniser la violence et l’arbitraire en les légalisant. Il les a rendu plus abstraits, intensifiant leur aveuglement et leur surdité. Combien de temps cela peut-il encore durer ?

 

Je voudrais continuer mais ce texte est déjà long. Si, au bout de ces lignes, vous n’avez pas capté un peu de ce feu qui m’anime, qu’est ce qu’un mot de moi de plus, pourrait faire ? Ce texte, commencé fin août, a mûri dans ma pensée ces derniers jours alors qu'émergeait le débat sur EDVIGE dans les médias. Sa parution en même temps qu’un autre article écrit en relation avec ce sujet et publié par le témoin de la Révélation d’Arès, Michel Potay, sur son blog hier, est pure coïncidence. Aussi, je vous invite à le lire car son éclairage est résolument plus spirituel : http://www.freesoulblog.net/jHE/jHEtv.html. Il saura, à n'en pas douter, vous faire sentir bien mieux que je ne peux le faire moi même, ce feu joyeux de la pénitence et la sérénité que procure l'espérance active en un monde changé.

 


Souldigg
 

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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 03:45


Effort, travail, labeur, peine, oeuvre, ouvrage, établi, faire, bâtir, construire, appréter, changer
,... les mots ne manquent pas dans la Révélation d'Arès pour rappeler à l'homme qu'il n'est pas fait pour chômer mais pour créer, oeuvrer sans cesse.


Tout ce qui existe, tout ce qui vit dans l'univers est le fruit d'une volonté active,
créatrice. Ceux qui ne voient dans le mouvement de la vie qu'une mécanique auto-alimentée, n'ont tout simplement pas conscience que cet univers est entretenu par une Force Vive, à l'oeuvre au coeur de toute chose. Il en va de même pour l'homme, créé à l'image et ressemblance du Père de l'univers. Tout ce qu'il élabore exige de lui temps et labeur : une pensée, un jardin, un plat, une maison,... rien ne peut exister sans intention, ni volonté et action. Et plus le soucis de bien faire est grand, plus intense doit être l'effort fourni pour achever l'oeuvre. Le repos est nécessaire pour se ressourcer, se recharger en force, effacer la fatigue, mais la vocation de l'homme est dans le faire, pas dans le "farniente". Notre conception moderne du bonheur fondée sur le droit aux loisirs, qui ne voit dans le travail que pénibilité, et en l'homme un être qui n'aspire qu'à profiter de la vie sans effort, est un leurre. Bien au contraire, l'homme tire un grand bonheur de créer, de se donner de la peine, de se dépasser même. N'est ce pas là que réside la clé de l'existence ? Dans ce que l'homme est capable d'extraire de lui même ? Et quel plus grand bonheur que de donner aux autres librement le meilleur de soi-même ?


Certes le travail est devenu pénible à l'homme,
au point qu'il préfère parfois dormir et végéter jusqu'à oublier de vivre. Le laissez-aller et le non-faire sont même devenus pour certains un refuge et un "art de vivre". Cela se comprend dans une société qui a fait du travail un véritable esclavage, un enjeu de pouvoir dont le seul but est la recherche de profits. La politique et les luttes sociales ont cru l'en libérer mais ils ont échoué. Ils n'ont pas su libérer en l'homme la force de maîtriser la beauté et le bien. Et ce n'est pas remettre en cause les luttes légitimes pour de meilleures conditions de travail et des salaires dignes, que de dire aujourd'hui que les luttes sociales se trompent de combat en réclamant toujours PLUS de lois pour codifier et limiter le temps de travail. C'est au contraire en allégeant et en libérant les conditions d'embauche et d'ouvrage que l'homme se donnera une chance de retrouver le vrai bonheur de travailler.


Je n'ai pas la prétention de résoudre un problème vieux de plusieurs millénaires.
J'ai conscience de l'ampleur de la tâche. Je ne me place pas non plus sur le terrain des doctrines, sociales ou libérales. Nous sommes ici au coeur de la problématique humaine. C'est en assujettissant l'autre, son frère, pour exploiter sa force et en tirer profit, que l'homme s'est voué à une vie de misère et de peine. Corollaire : c'est en reconquérant et en redonnant à chacun sa liberté que l'homme retrouvera la force de créer le bien et qu'il jouira à nouveau de l'effort de travailler. C'est un vaste chantier qui commence par un changement de regard (voir dans tout effort, une occasion de se réaliser) et qui aboutira à totalement repenser le travail et la place de l'homme dans la société.


Souldigg

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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /2008 22:52
 

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2007 s’est achevé sur l’ombre et la haine avec l’assassinat au Pakistan, de Benazir Bhutto, figure d’un islam humaniste et progressiste, en lutte contre de la dictature de son pays. Voisin de l’Iran, de l’Afghanistan, de l’Inde et de la Chine, le Pakistan, par ailleurs détenteur de l’arme nucléaire, s’inscrit au cœur de tensions du monde contemporain. Il est menacé aujourd’hui par de graves troubles politiques et religieux. De sa stabilité et de sa capacité à évoluer progressivement vers la paix, dépend en grande partie le sort de cette région et l'avenir de la paix dans le monde. Sans parler de l’Irak qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, de la crise au Soudan-Darfour qui s’envenime, des tensions entre l'Iran et les USA et du conflit Israelo-palestinien qui dure depuis prés de 60 ans ? Quel espoir opposer à ces forces brutales qui se déchaînent ? Que peuvent nos efforts laborieux à installer bonté, amour, et bienveillance dans notre cœur contre ces ouragans aveugles ? Pardon et paix semblent de bien frêles voix face à ces tintamarres de guerre. Combien de temps l’homme se laissera t-il encore dominer par la peur et ses désirs de conquête ? Combien de temps avant qu’il ne réalise son besoin de paix, de partage et de douceur ? C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir cette année 2008 avec l’espoir de réchauffer dans les cœurs force, joie et lumière. En commençant par rappeler que le mal n’est pas une fatalité et que l’humanité quelque soit son état aujourd’hui, a encore la force de se redresser. Pourvu qu’un petit reste d’hommes, déterminés, accepte de se changer (ce que la Révélation d’Arès traduit par entrer en pénitence*). Car ce que fait chaque homme se répercute sur toute l’humanité. Le Bien comme le Mal, qui ne sont pas que des notions morales mais des forces actives, vivantes, tangibles. La bombe que je fais exploser dans mon cœur quand je me remplis de haine contre untel ou untel qui m’a fait du tord, nourrit la haine de celui qui fera sauter des bombes pour tuer d’autres Benazir ailleurs. Nous devons saisir cette chance de vivre dans un pays en paix qui a été visité par le Père de l’Univers  (en 1974 et 1977 à Arès), pour entrer en nous même et lutter de toutes nos forces contre l’héritage de violence et de haine qui habite nos cœurs et coule dans nos veines. Car à n’en pas douter, la force que nous développons en nous pour nous garder du mal et devenir bonn, est celle-la même qui arrêtera au loin le bras du méchant, la langue du faux témoin et du diffamateur (Révélation d’Arès 36/16). 

Force de l’UN, 
Force de tout un chacun, à la mesure de ses moyens.
Chaque être humain est à lui seul, 
Mémoire et avenir de l’Homme sur terre
Chaque être humain, porte en lui-même
l'Image et Ressemblance du Père de l’Univers.  

Je nous souhaite pour 2008, de trouver la force de pénétrer un peu plus profondément nos cœurs, pour y installer paix et douceur.

Souldigg

 
* La pénitence telle que la définit la Révélation d’Arès n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’elle est dans l’église ou la théologie chrétienne. Elle n’est ni contrition, ni dolorisme. La pénitence est à la fois lutte contre son propre péché (état d’animal-pensant sans âme qui est aujourd’hui celui de l’humanité) et création de son âme. C’est un travail long, lent et difficile qui peut éprouver mais qui ouvre aussi à de nouvelles joies. Car il y a un bonheur pour l’homme à retrouver ce pour quoi il a été vraiment créé.
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 00:12

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Qui n’a pas entendu parler de la lettre de Guy Mocquet ? Combien l’ont lu, je veux dire, réellement, sans préjugés d’aucune sorte ? Elle mérite que l’on s’y attarde un peu. La voici :
 
« Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour.
À toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage!
Votre Guy qui vous aime.

Guy »
 
J'ai lu cette lettre l'esprit encombré par la polemique répercutée par les médias. J'étais assez réservé à son sujet. J'ai pourtant été immédiatement touché par sa sobriété et la noblesse d'âme du jeune homme. Ce qui fait la force de cette lettre me suis je dit, c'est qu'elle nous montre ce dont seul un être humain est capable : faire face à la mort, à sa propre mort, tout en gardant courage et espoir. Et j'ai regretté que les médias n'aient pas saisi cette occasion pour parler de cette étonnante faculté humaine et des questions qu’elle soulève. Car un homme capable de surmonter, même le temps d’une lettre, une telle angoisse et de prolonger son existence dans celle des autres (ce que l’on ressent aussi à la lecture de la lettre de Guy Mocquet c’est son sentiment profond d’être relié à toute l’humanité), n’est il pas d’une certaine manière un signe que l’homme a partie liée avec l’éternité ? Qui ne ressent pas en songeant à la mort, l’anomalie que représente la fin de la vie terrestre ? Qui ne sent pas murmurer au fond de ses entrailles qu’il est fait pour autre chose qu’une vie de taupe ou de rat et que son destin n’est pas de finir rongé par les vers ? Quand on voit à quoi l’homme a réduit son existence, on peut être tenté de saluer la mort comme une délivrance, c’est vrai et je souscris aussi à cela, mais la Révélation d’Arès nous rappelle que même celui qui a oublié Dieu, ou qui l’a rejeté, a gardé mémoire de sa véritable vocation d’homme, qui est d’aimer, de créer et de vivre libre et heureux parmi ses semblables dans la perpétuité. Vaincre la mort est au cœur du projet de la Révélation d’Arès, même si pour cela des générations de pénitents et de moissonneurs devront se succéder dans la tombe et lutter, âprement parfois, pour installer en eux même et dans le monde, le Bien actif. Guy Mocquet avait en face de lui des nazis, l’une des pires barbaries que l’homme ait enfanté. J’ignore quelles furent les intentions de Nicolas Sarkozy quand il demanda à ce que cette lettre soit lue dans les lycées de France et je ne crois pas que en débattre serve réellement la vérité (qui est que le monde doit changer -RA 28/7). Par contre, je pense qu’il n’est pas inutile de rappeler aux adolescents d’aujourd’hui, qu’ils ont la chance de vivre dans un pays qui connaît la paix et qui leur offre de pouvoir (dans une certaine mesure) choisir ce qu’ils feront de leur vie et de ce monde. Et qu’ils ne perdent pas de vue que la barbarie peut toujours revenir car elle gît tapie dans les cœurs, tout à coté de l’aspiration au bonheur.
 
 
Souldigg
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 00:11

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Je n’avais jamais vu de match de rugby avant cette coupe du monde. Le soir de la victoire du XV de France contre les All Blacks je me suis retrouvé devant le poste de télévision pendant les 15 dernières minutes de la rencontre. J’ai voulu vérifier ce que j’avais toujours entendu dire du rugby, « un sport de brutes joué par des gentlemen », à l’opposé du football, « un sport de gentlemen joué par des brutes ». Ma première impression me confirma dans ce que je pense du sport à la télévision en général : il y a quelque chose dans le spectacle de ces masses humaines en plein effort qui fascine et reveille en l'homme des emotions intenses et qui en meme temps le plonge dans un profond hébétement, au point de le vider de toute présence à lui même. Je me demande : est-ce le sport ou la télé-vision qui produit cela ? A y regarder de plus près, je constate que rares sont les moments vraiment dignes d’intérêt. Toute l’attention du spectateur semble absorbée dans l’attente de ce quelque chose qui n’arrivera peut être pas et qui quand il arrive, fait "exploser le compteur". Il y a bel et bien un retour au primitif dans cette expérience mais je ne suis pas sur que cela vienne du rubgy. La télé reduit tout en meme temps qu'elle sacralise et cérébralise à l'excès. Il y a quelque chose de la philosophie des coupeurs-réducteurs de tête dans la télé d'aujourd'hui qui se manifeste tout particulièrement dans le spectacle du sport que la tension du direct et la simplicité de l'enjeu rendent immediatement et intensement lisible. J'ai aimé regarder ces 15 minutes de rugby. Ce qui m'a plu c'est avant tout la forte presence physique des joueurs, meme si vu au travers du poste de television, leurs elans gardaient quelque chose d'irréel. Les yeux rivés sur l’écran, je me suis surpris à me fondre dans l’image au milieu de ces corps emmêlés, ressentant jusque dans mes cotes les coups de leurs chocs. Dans notre monde de plus en plus virtuel, le rugby a cela d’intéressant qu’il nous nous fait vivre quelque chose d’un corps à corps avec la vie et nous rappelle que c’est dans une confrontation avec les autres que l’on progresse. En regardant les All Blacks avancer irrésistiblement vers la ligne de marquage, j’ai pensé à cette phrase de la Révélation d’Arès qui appelle l’homme à se lever comme les vagues de la mer, comme les vagues se ruent contre le roc qui leur barre leur cours, sourdes et obstinées, pour abattre le péché (Révélation d'ArèS 28/12). Ah! me suis-je dit.... Si cette farouche volonté d’en découdre et de gagner était appliquée par l’homme à lutter contre ses propres ténèbres, sans défaillir, on ne célébrerait pas à la fin d’un match la victoire de telle ou telle équipe, laissant l’autre équipe se remplir d’amertume, on célébrerait tous ensemble, la victoire de toute l’humanité contre le mal. 

Souldigg
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Samedi 16 juin 2007 6 16 /06 /2007 00:09

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Retour après près de 7 semaines d’absence. Les élections passées, que reste t-il de cette effervescence ? Les français ont élu un président qui leur a promis de vastes reformes et ils lui ont donné une nette majorité à l’assemblée nationale. A l’évidence, ils ont été séduits par le candidat qui affirma avec le plus de force sa volonté de changer la France. Une grande partie de la campagne tourna en effet autours de ce thème. Faut il y voir la preuve que les français sont travaillés par la nécessité d’évoluer, de chercher et de s’engager dans d’autres voies et que par là même ils seraient plus enclin à prêter l’oreille à la Révélation d’Arès qui appelle à un vrai changement en profondeur…. de l’homme ? On peut l’espérer. Dommage dans ce cas, qu’ils n’aient pas donné sa chance à François Bayrou, qui incarna jusqu’à l’idée de changer la manière de faire de la politique. Car si Dieu n’attend plus rien de la politique en tant que système (les pouvoirs ont montré le mal qu’ils secrètent dans tous les siècles), il n’en appelle pas moins les hommes qui la font à changer et à faire évoluer leur mode de gouvernement. Bâtir un monde sans chef*, ne se fera pas sans un retrait progressif et volontaire du pouvoir politique (comme de tous les pouvoirs d'ailleurs), pour faire place à d’autres manières de gérer les affaires collectives qu’ils nous restent à inventer. En appelant à dépasser le clivage gauche-droite et en proposant aux français, moins des recettes miracles, qu’une approche mêlée de dialogue et de réalisme pour résoudre leurs problèmes, j’ai vu en F. Bayrou quelqu’un qui pouvait accompagner une évolution en profondeur de la société française. Son échec témoigne, hélas, des blocages qui persistent dans les mentalités. En élisant Nicolas Sarkozy, partisan d’un Etat fort (comme l’était Ségolène Royal), les français ont montré qu’ils sont encore très majoritairement attachés à une vision conservatrice de la société et de l’homme.

Souldigg
  

* Tu ne seras le chef de personne (Revelation d'Arès 16/1) est un des versets clé de la Révélation d’Arès, parmi ceux qui soulève le plus d'espérance car il appelle à fonder une société sans pouvoirs, ni structures, ni hierarchies. "Vous voulez plonger la société dans le chaos !" nous oppose t-on. La liberté absolue comporte certes de gros risques, mais sans liberté pas de création, ni recherche effective du Bien et de la vie spirituelle. Or le monde gouverné actuellement par des lois et des sytèmes montre partout des signes d'implosion. Nous serons bientot confrontés à ces alternatives.
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Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /2007 00:08

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Fin de journée. Je suis sorti prendre l’air. Le quartier où j’habite est un peu pouilleux et d’ordinaire la promenade tourne court. Elle finit sur le zinc du petit rade à coté de chez moi. Un café et je retourne travailler. Ce soir la douceur est inhabituelle. Elle a gagné mon pas et je me dirige avec nonchalance vers le square. J’affectionne particulièrement la marche. Elle remet l’esprit à sa place, qui sans cela à tendance à envahir la tête. A chaque pas je renais lentement à moi-même. Sous mes pieds je sens sourdre la terre et l’air que je déplace, caresse ma tête et lave mes pensées. Haleine du soir qui exhale un parfum d’Eden. Il est loin le temps ou Dieu rendait visite à Adam et Eve dans la douceur du soir (Génèse) et lui parlait face à face comme à un ami. Les religieux qui ont fait de Dieu un juge pour mieux assoire leur pouvoir et régner par la peur, les théologiens qui l’ont décrit comme un pur esprit pour mieux le soustraire à nos vies, n’ont rien compris de Dieu, et encore moins des rapports que l’homme peut entretenir avec Lui. Probablement parce qu’ils n’ont jamais rien vécu de Lui. Dans ma promenade, j’ai ramassé sur le trottoir le tract d’une mission évangélique. J’y lis « …Nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous devons résister au mal ». Résister au mal, certes Oui ! Mais pourquoi ne pas retourner la proposition et la rendre active, positive : Faire le Bien ! Voila le souffle et le courage qui a manqué depuis toujours à la religion et l’a empêché de contribuer à établir la vérité et la justice. En taisant ce qui dans la Parole magnifie l’homme et sa liberté, son individualité, sa force de création, en un mot sa beauté, les religieux de tous bords ont réduit Dieu à une idole de l’esprit et l’homme à un pendu. Une image dure qui ne nous flatte pas et pourrait même nous faire désespérer de nous même si elle n’était pas chargée de cet Amour et de cette Force qui nous appelle à nous redresser et à courir libre de tout harnais, comme le poulain agile. La Révélation d’Arès nous enseigne que les religieux ont sciemment caché la vérité aux hommes sur leur capacité à vaincre le mal en eux même par eux même, pour mieux les dominer. Le propre de la religion a toujours été de s’interposer entre l’homme et son Créateur, et de se faire passer pour le tenancier de la vérité et l’unique voie du salut. En somme la religion a toujours désespéré de l’homme, tout le contraire de Dieu qui n’a cessé depuis des siècles par tous les moyens de relancer la recherche de la vie spirituelle, par nature libre, évolutive et créatrice.

En cette période électorale où chaque candidat à la présidence promet le vrai changement, je comprends pourquoi les hommes se sont finalement détournés des religions et ont, du même coup, rejeté Dieu. Ils ont attendu en vain de ceux qui parlaient en son nom, que le monde change. Las, ils se sont tournés vers la politique qui promet le bonheur ici et maintenant, une quête légitime au demeurant car Dieu créa l’homme pour vivre heureux sur cette terre. Mais si la quête de justice sociale a pu améliorer le sort d’une part influente de l’humanité, la politique a-t-elle réussi pour autant à résoudre le problème fondamental du mal dans le monde ? A t-elle jamais fait naître une conscience, appeler à pardonner, faire la paix, cesser de mentir, partager naturellement, dépasser des préjugés… ? Quelle espérance met-elle dans l’individu et qu’attend t-elle de lui au juste ? Se soumettre à des lois et placer sa confiance dans un système (social, juridique, éducatif...). Mais quelle différence y a t-il entre obéir à des dogmes et obéir à des lois ? Entre être le fidèle d’une religion et le sujet d’un Etat ou d’une administration ? Comme pour la religion, c’est son immobilisme et sa volonté de dominer les hommes qui a tué la politique. Qui ne voit aujourd’hui les maux terribles qui couvent sous le fragile bonheur matérialiste des sociétés industrielles ? Les hommes se détourneront de la politique et de ses voies comme ils se sont détournés de la religion. Face au vide qu’elle laissera le pire est à craindre car quel avenir peut se créer une humanité qui ne croit plus en rien ? C’est n’est pas pour rien que la Révélation d’Arès survient à notre époque. C’est –entre autre- pour raviver en l’homme le sens profond de son existence et de son devenir. 

Pour l’heure, ce dimanche 6 mai prochain, je voterai. Si j’écris ces lignes, c’est pour préciser que même si je ne crois pas dans la capacité de la politique à changer le monde, je mesure l’importance qu’elle a et que voter est aussi une manière d’agir sur elle et de lui parler (elle qui nous écoute si peu). De gestion collective les hommes auront toujours besoin, et en attendant que ceux qui s’y consacrent se mettent véritablement au service des autres dans un profond respect de la liberté humaine, il est important de veiller à ce que ceux qui nous gouvernent ne nous entraînent pas vers le pire. L’histoire du XXème siècle est là pour nous rappeler les horreurs que la politique (tous bords confondus) a pu engendrer. Or une humanité qui veut évoluer a besoin de paix et de liberté. Je voterai donc pour celui ou celle qui me semblera le plus à même de défendre la liberté de conscience et d’expression et saura faire face avec intelligence et conscience des réalités aux innombrables problèmes qui se poseront. Car à n’en pas douter, les enjeux de la prochaine décennie seront déterminants pour la France et donc pour Dieu qui a choisi de s'y manifester.

Souldigg

Par souldigg - Publié dans : Vues sur le monde
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