Ami lecteur...

 

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J'ai créé ce blog pour rester en contact avec les personnes auxquelles j'ai présenté la Révélation d'Arès et l'espérance qu'elle soulève (voir les deux premiers articles de ce blog, "Soyons bref", et "De la nèpe à l'homme-dieu"). 

Ce site se veut avant tout un lieu d'echange et de réflexion sur l'homme, sa capacité d'evolution et de transfiguration et les voies réalistes qui changeront le monde. Je m'inspire le plus souvent d'échanges et d'expériences vécus. Les propos que j'y developpe n'ont pas valeur de traité ou d'analyse en profondeur. Ils visent juste à partager un regard, une pensée. Rien ne peut remplacer la lecture de la Révélation d'Arès pour se faire une idée juste de ce qu'elle dit. Aussi n'hésitez pas à faire des commentaires cela enrichira d'autant les sujets abordés. 

Vous pouvez également me contacter par mail à souldigg@yahoo.fr

Qui je suis


J'ai découvert la Révélation d'Arès il y a plus de 15 ans, au terme d'une recherche personnelle assez chaotique. Je l'ai immédiatement faite mienne mais il m'a fallu un certain temps pour équilibrer mes pensées et mon coeur, accorder mes actes à ma foi nouvelle. Je suis conscient d'avoir encore un long chemin à faire. Aujourd'hui je m'efforce de depasser mes propres faiblesses (je suis loin d'etre tous les jours au "top") et de lutter dans ce monde contre tout ce qui divise et assujetit les hommes (le travail ne manque pas).

J'aime la poésie, les voyages, la philosophie et les arts. Mais la Parole révélée occupe dans dans mon coeur une place sans égale. Chaque jour elle me nourrit et m'ouvre à la Vie, à l'avenir (celui auquel je ne m'attends pas), et élargit l'horizon d'où peut surgir ce Tout-Autre dont j'ignore (presque) tout mais qui m'éclaire sur moi-même et sur l'In-fini.

© souldigg

Sauf mention expresse, tous les textes, images et vidéos publiés sur ce blog sont de Souldigg. Toute reproduction ou diffusion, même partielle, est soumise à autorisation.

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Vendredi 2 mai 2008


Effort, travail, labeur, peine, oeuvre, ouvrage, établi, faire, bâtir, construire, appréter, changer
,... les mots ne manquent pas dans la Révélation d'Arès pour rappeler à l'homme qu'il n'est pas fait pour chômer mais pour créer, oeuvrer sans cesse.


Tout ce qui existe, tout ce qui vit dans l'univers est le fruit d'une volonté active,
créatrice. Ceux qui ne voient dans le mouvement de la vie qu'une mécanique auto-alimentée, n'ont tout simplement pas conscience que cet univers est entretenu par une Force Vive, à l'oeuvre au coeur de toute chose. Il en va de même pour l'homme, créé à l'image et ressemblance du Père de l'univers. Tout ce qu'il élabore exige de lui temps et labeur : une pensée, un jardin, un plat, une maison,... rien ne peut exister sans intention, ni volonté et action. Et plus le soucis de bien faire est grand, plus intense doit être l'effort fourni pour achever l'oeuvre. Le repos est nécessaire pour se ressourcer, se recharger en force, effacer la fatigue, mais la vocation de l'homme est dans le faire, pas dans le "farniente". Notre conception moderne du bonheur fondée sur le droit aux loisirs, qui ne voit dans le travail que pénibilité, et en l'homme un être qui n'aspire qu'à profiter de la vie sans effort, est un leurre. Bien au contraire, l'homme tire un grand bonheur de créer, de se donner de la peine, de se dépasser même. N'est ce pas là que réside la clé de l'existence ? Dans ce que l'homme est capable d'extraire de lui même ? Et quel plus grand bonheur que de donner aux autres librement le meilleur de soi-même ?


Certes le travail est devenu pénible à l'homme,
au point qu'il préfère parfois dormir et végéter jusqu'à oublier de vivre. Le laissez-aller et le non-faire sont même devenus pour certains un refuge et un "art de vivre". Cela se comprend dans une société qui a fait du travail un véritable esclavage, un enjeu de pouvoir dont le seul but est la recherche de profits. La politique et les luttes sociales ont cru l'en libérer mais ils ont échoué. Ils n'ont pas su libérer en l'homme la force de maîtriser la beauté et le bien. Et ce n'est pas remettre en cause les luttes légitimes pour de meilleures conditions de travail et des salaires dignes, que de dire aujourd'hui que les luttes sociales se trompent de combat en réclamant toujours PLUS de lois pour codifier et limiter le temps de travail. C'est au contraire en allégeant et en libérant les conditions d'embauche et d'ouvrage que l'homme se donnera une chance de retrouver le vrai bonheur de travailler.


Je n'ai pas la prétention de résoudre un problème vieux de plusieurs millénaires.
J'ai conscience de l'ampleur de la tâche. Je ne me place pas non plus sur le terrain des doctrines, sociales ou libérales. Nous sommes ici au coeur de la problématique humaine. C'est en assujettissant l'autre, son frère, pour exploiter sa force et en tirer profit, que l'homme s'est voué à une vie de misère et de peine. Corollaire : c'est en reconquérant et en redonnant à chacun sa liberté que l'homme retrouvera la force de créer le bien et qu'il jouira à nouveau de l'effort de travailler. C'est un vaste chantier qui commence par un changement de regard (voir dans tout effort, une occasion de se réaliser) et qui aboutira à totalement repenser le travail et la place de l'homme dans la société.


Souldigg

par Souldigg publié dans : Vues sur le monde
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Mardi 8 janvier 2008
 

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2007 s’est achevé sur l’ombre et la haine avec l’assassinat au Pakistan, de Benazir Bhutto, figure d’un islam humaniste et progressiste, en lutte contre de la dictature de son pays. Voisin de l’Iran, de l’Afghanistan, de l’Inde et de la Chine, le Pakistan, par ailleurs détenteur de l’arme nucléaire, s’inscrit au cœur de tensions du monde contemporain. Il est menacé aujourd’hui par de graves troubles politiques et religieux. De sa stabilité et de sa capacité à évoluer progressivement vers la paix, dépend en grande partie le sort de cette région et l'avenir de la paix dans le monde. Sans parler de l’Irak qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, de la crise au Soudan-Darfour qui s’envenime, des tensions entre l'Iran et les USA et du conflit Israelo-palestinien qui dure depuis prés de 60 ans ? Quel espoir opposer à ces forces brutales qui se déchaînent ? Que peuvent nos efforts laborieux à installer bonté, amour, et bienveillance dans notre cœur contre ces ouragans aveugles ? Pardon et paix semblent de bien frêles voix face à ces tintamarres de guerre. Combien de temps l’homme se laissera t-il encore dominer par la peur et ses désirs de conquête ? Combien de temps avant qu’il ne réalise son besoin de paix, de partage et de douceur ? C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir cette année 2008 avec l’espoir de réchauffer dans les cœurs force, joie et lumière. En commençant par rappeler que le mal n’est pas une fatalité et que l’humanité quelque soit son état aujourd’hui, a encore la force de se redresser. Pourvu qu’un petit reste d’hommes, déterminés, accepte de se changer (ce que la Révélation d’Arès traduit par entrer en pénitence*). Car ce que fait chaque homme se répercute sur toute l’humanité. Le Bien comme le Mal, qui ne sont pas que des notions morales mais des forces actives, vivantes, tangibles. La bombe que je fais exploser dans mon cœur quand je me remplis de haine contre untel ou untel qui m’a fait du tord, nourrit la haine de celui qui fera sauter des bombes pour tuer d’autres Benazir ailleurs. Nous devons saisir cette chance de vivre dans un pays en paix qui a été visité par le Père de l’Univers  (en 1974 et 1977 à Arès), pour entrer en nous même et lutter de toutes nos forces contre l’héritage de violence et de haine qui habite nos cœurs et coule dans nos veines. Car à n’en pas douter, la force que nous développons en nous pour nous garder du mal et devenir bonn, est celle-la même qui arrêtera au loin le bras du méchant, la langue du faux témoin et du diffamateur (Révélation d’Arès 36/16). 

Force de l’UN, 
Force de tout un chacun, à la mesure de ses moyens.
Chaque être humain est à lui seul, 
Mémoire et avenir de l’Homme sur terre
Chaque être humain, porte en lui-même
l'Image et Ressemblance du Père de l’Univers.  

Je nous souhaite pour 2008, de trouver la force de pénétrer un peu plus profondément nos cœurs, pour y installer paix et douceur.

Souldigg

 
* La pénitence telle que la définit la Révélation d’Arès n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’elle est dans l’église ou la théologie chrétienne. Elle n’est ni contrition, ni dolorisme. La pénitence est à la fois lutte contre son propre péché (état d’animal-pensant sans âme qui est aujourd’hui celui de l’humanité) et création de son âme. C’est un travail long, lent et difficile qui peut éprouver mais qui ouvre aussi à de nouvelles joies. Car il y a un bonheur pour l’homme à retrouver ce pour quoi il a été vraiment créé.
par souldigg publié dans : Vues sur le monde
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Jeudi 25 octobre 2007

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Qui n’a pas entendu parler de la lettre de Guy Mocquet ? Combien l’ont lu, je veux dire, réellement, sans préjugés d’aucune sorte ? Elle mérite que l’on s’y attarde un peu. La voici :
 
« Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour.
À toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage!
Votre Guy qui vous aime.

Guy »
 
J'ai lu cette lettre l'esprit encombré par la polemique répercutée par les médias. J'étais assez réservé à son sujet. J'ai pourtant été immédiatement touché par sa sobriété et la noblesse d'âme du jeune homme. Ce qui fait la force de cette lettre me suis je dit, c'est qu'elle nous montre ce dont seul un être humain est capable : faire face à la mort, à sa propre mort, tout en gardant courage et espoir. Et j'ai regretté que les médias n'aient pas saisi cette occasion pour parler de cette étonnante faculté humaine et des questions qu’elle soulève. Car un homme capable de surmonter, même le temps d’une lettre, une telle angoisse et de prolonger son existence dans celle des autres (ce que l’on ressent aussi à la lecture de la lettre de Guy Mocquet c’est son sentiment profond d’être relié à toute l’humanité), n’est il pas d’une certaine manière un signe que l’homme a partie liée avec l’éternité ? Qui ne ressent pas en songeant à la mort, l’anomalie que représente la fin de la vie terrestre ? Qui ne sent pas murmurer au fond de ses entrailles qu’il est fait pour autre chose qu’une vie de taupe ou de rat et que son destin n’est pas de finir rongé par les vers ? Quand on voit à quoi l’homme a réduit son existence, on peut être tenté de saluer la mort comme une délivrance, c’est vrai et je souscris aussi à cela, mais la Révélation d’Arès nous rappelle que même celui qui a oublié Dieu, ou qui l’a rejeté, a gardé mémoire de sa véritable vocation d’homme, qui est d’aimer, de créer et de vivre libre et heureux parmi ses semblables dans la perpétuité. Vaincre la mort est au cœur du projet de la Révélation d’Arès, même si pour cela des générations de pénitents et de moissonneurs devront se succéder dans la tombe et lutter, âprement parfois, pour installer en eux même et dans le monde, le Bien actif. Guy Mocquet avait en face de lui des nazis, l’une des pires barbaries que l’homme ait enfanté. J’ignore quelles furent les intentions de Nicolas Sarkozy quand il demanda à ce que cette lettre soit lue dans les lycées de France et je ne crois pas que en débattre serve réellement la vérité (qui est que le monde doit changer -RA 28/7). Par contre, je pense qu’il n’est pas inutile de rappeler aux adolescents d’aujourd’hui, qu’ils ont la chance de vivre dans un pays qui connaît la paix et qui leur offre de pouvoir (dans une certaine mesure) choisir ce qu’ils feront de leur vie et de ce monde. Et qu’ils ne perdent pas de vue que la barbarie peut toujours revenir car elle gît tapie dans les cœurs, tout à coté de l’aspiration au bonheur.
 
 
Souldigg
par souldigg publié dans : Vues sur le monde
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Samedi 16 juin 2007

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Retour après près de 7 semaines d’absence. Les élections passées, que reste t-il de cette effervescence ? Les français ont élu un président qui leur a promis de vastes reformes et ils lui ont donné une nette majorité à l’assemblée nationale. A l’évidence, ils ont été séduits par le candidat qui affirma avec le plus de force sa volonté de changer la France. Une grande partie de la campagne tourna en effet autours de ce thème. Faut il y voir la preuve que les français sont travaillés par la nécessité d’évoluer, de chercher et de s’engager dans d’autres voies et que par là même ils seraient plus enclin à prêter l’oreille à la Révélation d’Arès qui appelle à un vrai changement en profondeur…. de l’homme ? On peut l’espérer. Dommage dans ce cas, qu’ils n’aient pas donné sa chance à François Bayrou, qui incarna jusqu’à l’idée de changer la manière de faire de la politique. Car si Dieu n’attend plus rien de la politique en tant que système (les pouvoirs ont montré le mal qu’ils secrètent dans tous les siècles), il n’en appelle pas moins les hommes qui la font à changer et à faire évoluer leur mode de gouvernement. Bâtir un monde sans chef*, ne se fera pas sans un retrait progressif et volontaire du pouvoir politique (comme de tous les pouvoirs d'ailleurs), pour faire place à d’autres manières de gérer les affaires collectives qu’ils nous restent à inventer. En appelant à dépasser le clivage gauche-droite et en proposant aux français, moins des recettes miracles, qu’une approche mêlée de dialogue et de réalisme pour résoudre leurs problèmes, j’ai vu en F. Bayrou quelqu’un qui pouvait accompagner une évolution en profondeur de la société française. Son échec témoigne, hélas, des blocages qui persistent dans les mentalités. En élisant Nicolas Sarkozy, partisan d’un Etat fort (comme l’était Ségolène Royal), les français ont montré qu’ils sont encore très majoritairement attachés à une vision conservatrice de la société et de l’homme.

Souldigg
  

* Tu ne seras le chef de personne (Revelation d'Arès 16/1) est un des versets clé de la Révélation d’Arès, parmi ceux qui soulève le plus d'espérance car il appelle à fonder une société sans pouvoirs, ni structures, ni hierarchies. "Vous voulez plonger la société dans le chaos !" nous oppose t-on. La liberté absolue comporte certes de gros risques, mais sans liberté pas de création, ni recherche effective du Bien et de la vie spirituelle. Or le monde gouverné actuellement par des lois et des sytèmes montre partout des signes d'implosion. Nous serons bientot confrontés à ces alternatives.
par souldigg publié dans : Vues sur le monde
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Mardi 1 mai 2007

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Fin de journée. Je suis sorti prendre l’air. Le quartier où j’habite est un peu pouilleux et d’ordinaire la promenade tourne court. Elle finit sur le zinc du petit rade à coté de chez moi. Un café et je retourne travailler. Ce soir la douceur est inhabituelle. Elle a gagné mon pas et je me dirige avec nonchalance vers le square. J’affectionne particulièrement la marche. Elle remet l’esprit à sa place, qui sans cela à tendance à envahir la tête. A chaque pas je renais lentement à moi-même. Sous mes pieds je sens sourdre la terre et l’air que je déplace, caresse ma tête et lave mes pensées. Haleine du soir qui exhale un parfum d’Eden. Il est loin le temps ou Dieu rendait visite à Adam et Eve dans la douceur du soir (Génèse) et lui parlait face à face comme à un ami. Les religieux qui ont fait de Dieu un juge pour mieux assoire leur pouvoir et régner par la peur, les théologiens qui l’ont décrit comme un pur esprit pour mieux le soustraire à nos vies, n’ont rien compris de Dieu, et encore moins des rapports que l’homme peut entretenir avec Lui. Probablement parce qu’ils n’ont jamais rien vécu de Lui. Dans ma promenade, j’ai ramassé sur le trottoir le tract d’une mission évangélique. J’y lis « …Nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous devons résister au mal ». Résister au mal, certes Oui ! Mais pourquoi ne pas retourner la proposition et la rendre active, positive : Faire le Bien ! Voila le souffle et le courage qui a manqué depuis toujours à la religion et l’a empêché de contribuer à établir la vérité et la justice. En taisant ce qui dans la Parole magnifie l’homme et sa liberté, son individualité, sa force de création, en un mot sa beauté, les religieux de tous bords ont réduit Dieu à une idole de l’esprit et l’homme à un pendu. Une image dure qui ne nous flatte pas et pourrait même nous faire désespérer de nous même si elle n’était pas chargée de cet Amour et de cette Force qui nous appelle à nous redresser et à courir libre de tout harnais, comme le poulain agile. La Révélation d’Arès nous enseigne que les religieux ont sciemment caché la vérité aux hommes sur leur capacité à vaincre le mal en eux même par eux même, pour mieux les dominer. Le propre de la religion a toujours été de s’interposer entre l’homme et son Créateur, et de se faire passer pour le tenancier de la vérité et l’unique voie du salut. En somme la religion a toujours désespéré de l’homme, tout le contraire de Dieu qui n’a cessé depuis des siècles par tous les moyens de relancer la recherche de la vie spirituelle, par nature libre, évolutive et créatrice.

En cette période électorale où chaque candidat à la présidence promet le vrai changement, je comprends pourquoi les hommes se sont finalement détournés des religions et ont, du même coup, rejeté Dieu. Ils ont attendu en vain de ceux qui parlaient en son nom, que le monde change. Las, ils se sont tournés vers la politique qui promet le bonheur ici et maintenant, une quête légitime au demeurant car Dieu créa l’homme pour vivre heureux sur cette terre. Mais si la quête de justice sociale a pu améliorer le sort d’une part influente de l’humanité, la politique a-t-elle réussi pour autant à résoudre le problème fondamental du mal dans le monde ? A t-elle jamais fait naître une conscience, appeler à pardonner, faire la paix, cesser de mentir, partager naturellement, dépasser des préjugés… ? Quelle espérance met-elle dans l’individu et qu’attend t-elle de lui au juste ? Se soumettre à des lois et placer sa confiance dans un système (social, juridique, éducatif...). Mais quelle différence y a t-il entre obéir à des dogmes et obéir à des lois ? Entre être le fidèle d’une religion et le sujet d’un Etat ou d’une administration ? Comme pour la religion, c’est son immobilisme et sa volonté de dominer les hommes qui a tué la politique. Qui ne voit aujourd’hui les maux terribles qui couvent sous le fragile bonheur matérialiste des sociétés industrielles ? Les hommes se détourneront de la politique et de ses voies comme ils se sont détournés de la religion. Face au vide qu’elle laissera le pire est à craindre car quel avenir peut se créer une humanité qui ne croit plus en rien ? C’est n’est pas pour rien que la Révélation d’Arès survient à notre époque. C’est –entre autre- pour raviver en l’homme le sens profond de son existence et de son devenir. 

Pour l’heure, ce dimanche 6 mai prochain, je voterai. Si j’écris ces lignes, c’est pour préciser que même si je ne crois pas dans la capacité de la politique à changer le monde, je mesure l’importance qu’elle a et que voter est aussi une manière d’agir sur elle et de lui parler (elle qui nous écoute si peu). De gestion collective les hommes auront toujours besoin, et en attendant que ceux qui s’y consacrent se mettent véritablement au service des autres dans un profond respect de la liberté humaine, il est important de veiller à ce que ceux qui nous gouvernent ne nous entraînent pas vers le pire. L’histoire du XXème siècle est là pour nous rappeler les horreurs que la politique (tous bords confondus) a pu engendrer. Or une humanité qui veut évoluer a besoin de paix et de liberté. Je voterai donc pour celui ou celle qui me semblera le plus à même de défendre la liberté de conscience et d’expression et saura faire face avec intelligence et conscience des réalités aux innombrables problèmes qui se poseront. Car à n’en pas douter, les enjeux de la prochaine décennie seront déterminants pour la France et donc pour Dieu qui a choisi de s'y manifester.

Souldigg

par souldigg publié dans : Vues sur le monde
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