Ami lecteur...

 

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J'ai créé ce blog pour rester en contact avec les personnes auxquelles j'ai présenté la Révélation d'Arès et l'espérance qu'elle soulève (voir les deux premiers articles de ce blog, "Soyons bref", et "De la nèpe à l'homme-dieu"). 

Ce site se veut avant tout un lieu d'echange et de réflexion sur l'homme, sa capacité d'evolution et de transfiguration et les voies réalistes qui changeront le monde. Je m'inspire le plus souvent d'échanges et d'expériences vécus. Les propos que j'y developpe n'ont pas valeur de traité ou d'analyse en profondeur. Ils visent juste à partager un regard, une pensée. Rien ne peut remplacer la lecture de la Révélation d'Arès pour se faire une idée juste de ce qu'elle dit. Aussi n'hésitez pas à faire des commentaires cela enrichira d'autant les sujets abordés. 

Vous pouvez également me contacter par mail à souldigg@yahoo.fr

Qui je suis


J'ai découvert la Révélation d'Arès il y a plus de 15 ans, au terme d'une recherche personnelle assez chaotique. Je l'ai immédiatement faite mienne mais il m'a fallu un certain temps pour équilibrer mes pensées et mon coeur, accorder mes actes à ma foi nouvelle. Je suis conscient d'avoir encore un long chemin à faire. Aujourd'hui je m'efforce de depasser mes propres faiblesses (je suis loin d'etre tous les jours au "top") et de lutter dans ce monde contre tout ce qui divise et assujetit les hommes (le travail ne manque pas).

J'aime la poésie, les voyages, la philosophie et les arts. Mais la Parole révélée occupe dans dans mon coeur une place sans égale. Chaque jour elle me nourrit et m'ouvre à la Vie, à l'avenir (celui auquel je ne m'attends pas), et élargit l'horizon d'où peut surgir ce Tout-Autre dont j'ignore (presque) tout mais qui m'éclaire sur moi-même et sur l'In-fini.

© souldigg

Sauf mention expresse, tous les textes, images et vidéos publiés sur ce blog sont de Souldigg. Toute reproduction ou diffusion, même partielle, est soumise à autorisation.

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Mercredi 26 mars 2008

Je ne sais plus qui a dit :

"Ne cherchez pas Dieu, ailleurs que partout"

mais j'aime cette phrase car elle élargit notre horizon au-delà de nos propres limites. J'aime aussi beaucoup cette autre, entendue de la bouche du frère Michel et restituée de mémoire :

" Nous ne pouvons pas voir Dieu, mais nous pouvons nous en faire une idée, en regardant un Homme, car ce dernier fut crée à l'image et ressemblance du Créateur de l'Univers (Génèse)".


Souldigg 

par Souldigg publié dans : Citations
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Lundi 24 mars 2008

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Jésus sur la croix ? Un symbole morbide qui évoque davantage le sacrifice humain que le retour en Eden. Peut-être les premiers chrétiens voyaient-ils dans cette image un symbole propre à stimuler leur force d'âme.
Elle leur rappellait peut-être le sort que ce monde faisait subir aux hommes d'espérance et l'urgence qu'il y a avait à apprendre à aimer et à pardonner. Difficile à dire. Comment se mettre dans la peau d'un homme de l'antiquité ou du moyen-age quand on est né et que l'on a grandit au vingtième siècle ? Toujours est-il que les églises ont abondament représenté le supplice de la croix jusqu'à en faire le symbole de la chrétienté. Non sans raisons d'ailleurs, car le pendant de la crucifixion, fut la résurrection de Jésus que les chrétiens célèbrent en ce jour de Pâques.


Petit rappel historique. Quelques jours après être entré dans Jérusalem pour fêter la paque juive, Jésus comprend qu'il est pris au piège (voir l'article précédent). Fait prisonnier, il est conduit devant le grand prêtre Caïphe, puis devant les gouverneurs romains, Hérode et Pilate, qui règnent sur la province. Les prêtres juifs exigent sa mise à mort pour blasphème (Jésus était considéré par certains comme le nouveau roi des juifs qui devait venir les libérer. Il fut également accusé de se prétendre "fils de Dieu" ce qui en Israël était le pire blasphème, Dieu étant l'Unique). Hérode méprisa Jésus et ses prétentions à la royauté et le renvoya à Pilate. Ce dernier hésita à le condamner et tenta de lui rendre sa liberté. Mais la foule manipulée par les prêtres insista pour que Jésus fut crucifié, le supplice que l'on réservait alors aux pires criminels. Pilate accèda à leur demande, dans le but de calmer une agitation qui risquait de dégénérer. Jésus fut fouetté et conduit au supplice. Il subit sa condamnation avec une grande dignité, allant jusqu'à pardonner à ses bourreaux et à la foule. Ses mots, alors qu'il agonisait sur la croix, sont restés dans toutes les mémoires : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font". Cela en dit assez sur sa grandeur et sa noblesse d'âme. Une fois mort, il fut mis au tombeau. Trois jours plus tard, des femmes venues se recueillir sur sa sépulture, trouvèrent le caveau vide. Un ange leur apparut et leur dit que Jésus avait traversé la mort et était revenu à la vie. Il apparut en effet à plusieurs de ses disciples pour leur redonner espoir et les enjoindre de continuer à propager l'Evangile.


La suite est tout aussi méconnue : les apôtres répandirent "la bonne parole" dans tout le bassin méditérranéen. Nombre de chrétiens furent d'ailleurs persécutés car leur foi représentait plus qu'un simple changement de croyance. En déliant les hommes de leurs serments envers les prêtres, les faux dieux et les temples, elle faisait naître une conscience nouvelle dans l'esprit des hommes. Elle les appelait à créer une société d'hommes libres et égaux spirituellement, une société d'hommes-frères. Une évolution qui promettait des repercutions considérables car cela remettait en cause l'esclavage, le moteur de l'économie dans l'antiquité, et les hiérarchies sociales qui structuraient l'empire. Le problème pour la jeune foi naissante, c'est qu'elle ne pu se répandre dans son milieu de prédilection, à savoir Israël (qui avait pourtant été longuement préparé à recevoir le message d'amour évangelique et de vie spirituelle libre). Elle du composer avec des croyances et traditions héritées du paganisme, en Europe notamment où elle pris racine. Elle ne pu éviter certaines abérrations de se répandre, comme la "Trinité", le culte des saints ou le mythe de la "crucifixion rédemptrice" (Jésus mort sur la croix pour nous laver de nos péchés). Elle perdit sa dynamique de libération créatrice d'un monde neuf (nous reviendrons sur ce point dans un prochain article) et glissa vers la religion-pouvoir, avortant d'une des plus belles espérances que la terre ait portée.


Mais revenons à la résurrection. Cela peut paraitre complètement abérrant à un esprit rationaliste qu'un homme puisse revenir de la mort. C'est pourtant bien ce qui s'est passé, et Jésus revenu à Arès en 1974, confirma qu'il avait bien été cloué sur la croix mais réussit ensuite à se hisser hors de la mort et du temps. Il apparut à Michel Potay dans son corps physique transfiguré à 40 reprises, pour lui dicter un nouvel Evangile, épuré des abérrations théologiques qui ont paralysé le christianisme ces derniers siècles. Ce n'était pas qu'une vision fantomatique. Jésus marcha, parla, toucha même Michel Potay pour que ce dernier pu constater que le Jésus qu'il avait devant lui n'était pas un pur esprit. La description que Michel Potay en fit est vraiment intéressante car elle nous livre un Jésus profondément humain, à la fois majestueux et "prêt aux plus grandes bontés", très loin des attitudes compassées et mièvres de l'iconographie religieuse. Jésus transfiguré, conclut-il, nous montre que la vie de la chair est la finalité même de la vie humaine et que la victoire sur la mort et le rétablissement d'Eden est LE but poursuivi par Dieu sur cette terre. La mort est une anomalie, une conséquence du péché (vu comme la volonté de l'homme de dominer ses semblables et du système qui en a découlé). L'homme, créé pour vivre heureux et libre, a le pouvoir de se libérer de ce péché-système, de vaincre le malheur et la mort, de revenir en Eden. Non pas par la science ou par quelque croyance, superstition ou magie, mais par la pénitence qui fait revenir dans l'homme la VIE SPIRITUELLE. Tout homme, et pas seulement Jésus, porte en lui cette possibilité. Les religions-pouvoirs n'ont jamais promu la pénitence (effort de se changer), car depuis la nuit des temps, elles font commerce des faiblesses des hommes. Elles promettent la Misericorde à qui se soumet à elles. Ce faisant elles entretiennent le péché-système.


Or entrer en pénitence, c'est lutter intérieurement contre ses faiblesses, c'est reconquérir sa liberté absolue. La résurrection n'est pas un processus magique ou la contrepartie d'un marchandage, encore moins la soumission à des dogmes ou à une morale. La résurrection est une recréation totale de l'être. Une métamorphose qui opère peu à peu la transfiguration de tout homme qui fait l'effort d'aimer tous les hommes, ses frères. La résurrection de Jésus qui était un homme comme les autres, représente une immense espérance pour l'humanité car non seulement elle vient faire taire tous ceux qui l'ont crucifié et exploité, mais elle vient confirmer l'avènement d'un Jour où tous ceux qui auront fait l'effort d'être juste (quelque soit leurs croyances ou même leur incroyance, car on peut être athée et être spirituel) seront ressucités à leur tour. Un Jour qui adviendra quand ceux qui auront peinés suffisament pour redevenir des frères, auront refait de ce monde, le nuage d'or où l'on ne vend pas le pain, ni la laine (Révélation d'Arès XIX/22).



Souldigg

par Souldigg publié dans : Actualités spirituelles
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Vendredi 21 mars 2008


En attendant le retour d'un printemps spirituel sur la terre, qui rejouira les âmes et fera trembler de plaisir l'univers, je veux fêter le retour de la chaleur et du soleil sur la couenne avec cette image, légère.

Bises fraternelles

Souldigg
par Souldigg publié dans : Mes Images
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Lundi 17 mars 2008

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Jésus n'est pas mort sur la croix pour nous "laver de nos péchés" (doctrine chrétrienne). Il a été lachement assassiné par les pouvoirs en place (politique et religieux) qui voyait en lui un homme dangeureux car il remettait en cause jusqu'à la notion même de pouvoir.
A travers son exemple, il appelait à créer une société fondée sur la bonté, le partage et le pardon où tous les hommes seraient frères. Il n'est pas difficile de dire que nous en sommes encore loin aujourd'hui. Ce qui explique que son retour (en 1974 à Arès) n'ait pas encore soulevé un grand enthousiasme et que les pouvoirs en place (politiques, religieux ou mediatiques) aient davantage cherché à lui nuire (attaque du fisc, calomnie,...)  qu'à accomplir ou promouvoir ce qu'il revenait dire.
 


Vous allez me répondre qu'aujourd'hui on a quand même évolué, que l'on ne trucide plus les opposants sur la place publique, que l'on a la liberté d'expression... et vous aurez raison. Sauf que notre évolution est de sophistication et non de véritable "civilisation". Nos temps d'aujourd'hui ne sont pas moins barbares que les temps antiques. Simplement le fouet, la roue ou la croix (instruments d'intimidation, de torture et de mise à mort) ont simplement changé de nature : ils s'appellent désormais "attaque du fisc", "diffamation et calomnie" , "lynchage médiatique" et j'en passe. Le pouvoir a compris qu'il lui était préférable de laisser vivre ses opposants pour s'assurer une légitimité, que de s'imposer par la force. D'autant que désormais il dispose d'un outil beaucoup plus perfectionné que le baton pour circonvenir les citoyens récalcitrants : la loi. Des hommes conditionnés à se soumettre au pouvoir (à la loi) font de bien meilleurs sujets que des opprimés prêts à se soulever pour reconquérir leur liberté. D'autant que tout est fait pour nous faire croire que notre système politico-legaliste, la démocratie, est indépassable et représente l'avènement de LA liberté. Le pouvoir n'est-il pas entre les mains du peuple qui élit ceux qui le gouvernent ? Les dirigeants ne sont ils pas au service de la chose publique ? Foutaises ! Nous sommes libres... de nous soummettre à une petite clique qui s'est appuyé sur une majorité enrégimentée pour prendre le pouvoir, grace à des lois qu'elle a elle-même confectionnées. En démocratie comme ailleurs, le pouvoir est toujours confisqué par ceux qui le détiennent. La différence c'est qu'en démocratie, l'exercice du pouvoir est limité (dans le temps) et que si le pouvoir veut durer il doit satisfaire un minimum aux exigences de sa majorité. Un rapport de force qui vaut mieux, je vous le concède, que l'exercice d'un pouvoir dictatorial ou militaire et qui fait dire à certains que "la démocratie, loin d'être parfaite, est le moins mauvais des systèmes" (Churchill, je crois). En effet, et je ne suis pas mécontent de vivre en démocratie, quand je vois d'autres régimes politiques sévir, mais je perçois ses limites. Je me dis surtout que l'homme est capable de tout autre chose que de vivre sous l'emprise d'un système (puisque son Créateur le dit). Je suis las de ces beaux discours que l'on nous sert pour nous faire oublier notre misère spirituelle et mieux circonvenir notre pensée. Que pèse veritablement ce petit bout de papier déposé dans une urne, par rapport à la liberté absolue, à l'amour universel et à la capacité de créer que le Créateur a déposé dans le coeur de tout homme ?
 


Vous l'aurez compris ce qui m'inspire ce matin, ce sont les élections municipales d'hier dont la date coincidait curieusement avec le "dimanche des rameaux", anniversaire de l'entrée de Jésus dans Jérusalem. Pour mémoire et à l'attention de ceux qui ignoreraient tout de la vie de ce prophète (j'ai moi-même été totalement ignorant jusqu'à l'age de 20 ans de ce que contenait les Evangiles), voici un petit raccourci de son itinéraire : après avoir parcouru les routes de Galillé, multipliant miracles et paroles d'espérance, Jésus se rend à Jérusalem dans l'espoir de convertir cette cité. Son attitude et sa renommée (Jésus déplaçait les foules), inquiétaient les pouvoirs qui cherchaient un moyen de le faire taire. A plusieurs reprises, les pharisiens (qui détenaient le pouvoir religieux en Israël au temps de Jésus) ont cherché à le piéger, mais à chaque fois Jésus a eu le dessus. Qui n'a jamais entendu parler de ses répliques restées fameuses "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" (quand les pharisiens cherchèrent à le faire passer pour un révolutionaire qui s'en prenait à la puissance romaine) ou encore "Que celui qui n'a jamais péché, lui jette la premiere pierre" (en désignant une femme adultère que les pharisiens voulaient faire lapider) ? Quand Jésus entre dans Jérusalem, il est accueilli, pense t-il, à bras ouvert par une foule en liesse qui jette devant lui des rameaux d'olivier en signe de paix. Cela s'averrera, hélas, une manoeuvre pour l'étourdir, et un piège qui se refermera sur lui quelques jours plus tard quand il sera fait prisonnier. Entre temps, Jésus aura multiplié les défis en bravant les autorités, notamment en chassant les marchands du Temple à coups de fouets.
 Mais surtout il assumera avec dignité l'épreuve de sa mise à mort allant jusqu'à pardonner à ceux qui l'avait tué, restant fidèle à tout ce qu'il avait enseigné. Malgrè ça, sa capture et son assassinat fera perdre la foi aux apotres (Pierre le reniera trois fois), qui devant les difficultés, préfèreront repandre la "bonne nouvelle" hors d'Israël (en grec "Evangile" signifie "bonne nouvelle"), engendrant un christianisme mélé de paganisme.

Quelle(s) lecon(s) tirer de tout cela sinon qu'il est vain de s'attaquer frontalement aux pouvoirs en place et que nous aurons besoin de nous armer de réalisme autant que d'espérance pour changer ce monde (ce que Jésus disait déjà d'ailleurs en recommandant à ses disciples d'être "doux comme des colombes et rusés comme des serpents") ? Manifestement Jésus a manqué de prudence en entrant dans Jérusalem. Il a probablement également été pris d'impatience de voir se réaliser la Parole qu'il venait délivrer. La Révélation d'Arès suggère qu'il a traversé une phase d'illuminisme. L'Eglise naissante a, par la suite, transformé son erreur d'appréciation et le lache assassinat qui en a découlé, en sacrifice expiatoire "prédestiné", pour circonvenir et se prémunir à son tour, contre toute tentative de voir naitre un peuple vrai épris de justice et de liberté. En proclamant que Jésus était "mort sur la croix pour nous laver de nos péchés", elle a déchargé ses fidèles de tout effort à faire pour se changer. Elle a assis son pouvoir sur les âmes et tué dans l'oeuf le germe insurgeant* de l'Evangile. Nos démocraties d'aujourd'hui en réduisant la liberté absolue de chercher et répandre l'amour et la bonté, à la liberté politique de choisir entre deux camps "opposés", se prémunissent aussi contre toute dynamique créatrice susceptible de les submerger.
 


J'ai donc voté hier, mais sans me faire d'illusions, et armé de la conscience que c'est avant tout en moi-même (comme en chacun) que se joue l'avenir de l'humanité. En attendant que l'homme recouvre pleinement ses dons divins d'amour, de création, de liberté absolue et d'intelligence spirituelle, qui lui permettront de fonder une société sans chefs, j'utilise mon vote pour rappeller aux pouvoirs qui nous gouvernent, que j'entends utiliser tous les espaces de liberté qu'ils nous concèdent et que je veillerai toujours à ne jamais me laisser enfermer.
 


Souldigg

NB: La semaine prochaine nous dirons quelques mots sur la résurrection de Jésus. 

* insurgeant, insurgeance : ce mot fut forgé par le frère Michel pour décrire la profonde dynamique de changement que vient relancer la Révélation d'Arès. Une démarche fondée sur la pénitence, qui vise non à s'opposer aux pouvoirs par la violence, ou à en changer (cas des insurrection et des révolutions qui ne changent rien au fond), mais à combattre en soi d'abord, la volonté de dominer, et à faire prévaloir graduellement et avec intelligence dans le monde, ce que des hommes libérés spirituellement pourront vivre ensemble dans l'amour et la liberté.
par Souldigg publié dans : Actualités spirituelles
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Lundi 10 mars 2008

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Un récent commentaire sur mon article "Courir libre" m'a surpris. Je pensais jusqu'à présent que les mots "péché" et  "pénitence" rebutaient à cause du sens doloriste que la religion leur avait donné et je m'efforçais de lutter contre leurs interprétations "morales", "autoflagellantes" et "punitives" en mettant en avant  la vie, l'action et la joie de se changer (de se créer bon, patient aimant, ....). Mais j'entrevois aujourd'hui la possibilité que ces mots ("péché" et "pénitence", pardonnez mes redites) peuvent ne plus avoir de sens du tout, que la réalité à laquelle ils renvoient est en passe de devenir "étrangère" à un peuple qui en a pourtant été nourri pendant deux millénaires. 


Cela me laisse songeur. Car somme toute, cela confirme que la religion n'a pas laissé grand chose derrière elle en dépit des fantastiques moyens dont elle a disposé pour promouvoir sinon imposer sa doctrine, et je ne sais si je dois m'en rejouir ou m'en alarmer. 

Je me réjouis de ce que la route est enfin libre pour redonner à ces mots leur vrai sens existentiel, dynamique. Au passage, j'en déduis aussi la religion a fini par mourir de ses mensonges et de son inertie, et que concernant l'homme, seul vaut ce qu'il choisit, décide, et crée de lui-meme, par lui même. Formulation un peu redondante, j'en conviens, mais qui n'a d'autre but que d'insister sur l'importance de la conscience et de la liberté dans une démarche spirituelle. La religion est morte d'avoir étouffé la liberté humaine. 

Mais si de nos jours, les esprits ne s'attachent plus au religieux, sont-il pour autant attirés par le spirituel ? Sont ils disposés à s'embarquer d'eux même dans une aventure, une recherche, un travail, une création, une Vie totalement différente de celle (exclusivement matérialiste) qui prévaut aujourd'hui ? La religion en dépit de tous les maux qu'elle a engendré sur cette terre, donnait quand même quelques repères aux hommes, à commencer par des repères moraux du Bien (c'est mieux que rien) et l'idée d'un Dieu, d'une transcendance, d'une verticalité... bref, d'une notion qui élargit l'horizon. Quel monde vont engendrer des hommes qui ne croient plus en rien et qui n'ont du Bien qu'une vision relative et limitée aux jouissances de la chair ? Ce n'est pas du tout le cas de la personne qui m'a fait part de son commentaire et qui a indirectement suscité cette réflexion (son blog témoigne au contraire d'une réelle sensibilité au spirituel). Mais quand j'allume ma télé, que j'ouvre mon journal ou que je descends dans la rue pour interpeller les passants, combien de fois je vois, j'entends, je ressens le froid et la tristesse d'un monde qui est devenu morne comme un cimetiere, ignorant voire insensible et indifférent à toute évocation du spirituel ? Trop souvent.

Alors je comprends. Je comprends l'urgence d'un véritable changement de fond qu'aucune réforme ou révolution, aucun pouvoir, dogme ou loi ne peut entreprendre à la place de l'homme. Grande leçon de l'échec des religions (qui ne tardera pas à se révéler massivement aussi pour le politique, l'économique et le scientifique, autres faux-dieux sans chaleur, ni lumière). L'individu prévaut sur tout système. L'homme est le coeur de cette terre. Et comment pourrait il changer cette terre, en faire un monde de bonheur, sans changer librement son propre coeur ? 

L'homme doit se résoudre à descendre EN lui-même, de lui-même, avec force et courage, comme dans une mine pour se fouiller et en faire jaillir la Vie, la Force, la Bonté, la Paix, la Douceur... L'or, le cuivre, le plomb, tout ce que nous voyons avec nos yeux de chair à la surface du globe sont comme un miroir des immenses richesses et possibilités qui gisent dans notre intérieur. La pénitence est ce travail, ce labeur pour creuser notre propre terre, notre matière humaine, en extraire sa richesse spirituelle. La vie spirituelle n'advient pas dans la contemplation mystique ou dans l'évasion des paradis articifiels (immenses leurres modernes qui consolent de l'abscence de spirituel). La vie spirituelle est vie avant tout, et comme toute vie, elle est faite de prises de risque, de difficultés et de bonheurs, de déceptions et d'erreurs mais aussi de joies, de victoires, de chaleur. La vie spirituelle que l'on reveille et fait grandir en soi est comme un feu. Elle se partage. Je n'extrais pas force, bonté, douceur de moi-même, uniquement pour moi-même, mais avant tout pour donner aux autres chaleur et lumière. L'AMOUR est au coeur de la vie spirituelle. Sa raison d'être.

Saisissez-vous mieux désormais ce qu'est la pénitence ?

Souldigg
par souldigg publié dans : Pensées
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Vendredi 29 février 2008

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Le piège de toute culture, c'est qu'elle apparait comme "évidente" à qui en est issu. On ne la voit pas et pourtant elle façonne notre regard, nos pensées et nos actes. Quand je parle de culture, je ne parle pas de savoir, de modes de vie ou d'oeuvres d'art, mais de l'attachement à ces "identités" qui divisent l'humanité en ethnies, nations, religions, idéologies,... qui entretiennent toutes en leur sein, des sentiments d'exclusion et de supériorité à l'égard des "autres" ethnies, nations, religions, idéologies,... qui peuplent l'humanité. De ces divisions et orgueils identitaires naissent le plus souvent les guerres (politiques, économiques, militaires....). L'urgence pour notre monde d'aujourd'hui où sévit une compétition féroce généralisée, est de ré-apprendre à aimer, à regarder tout homme comme un frère. L'urgence est de se "déculturer" si nous voulons sortir de cet état de guerre.

D'une rencontre avec le frère Michel (témoin de la Révélation d'Arès), je retiens qu'il y a trois choses que l'homme qui veut se libérer de sa culture doit combattre : ses préjugés, ses habitudes et son autosatisfaction. Pour celui qui entre en lui même pour se changer, toute certitude sur soi se refuse. Mais à mesure qu'il avance dans sa pénitence, grandit en lui le sentiment de se (re)découvrir père et mère de toute l'humanité.

Aimer fraternellement n'est plus naturel à l'homme depuis longtemps. L'évoquer suscite davantage le rire et l'indifférence que l'enthousiasme et la réflexion. Se "déculturer" peut paraitre plus insensé encore, car l'appartenance à une "culture" est ce qui définit un homme aujourd'hui. Mettez "sa culture" en cause, et celui qui s'y est identifié enrage comme un écorché vif.  "Vous voulez anéantir des siècles de civilisation !" s'exclame t-on avec des yeux exorbités quand je dis qu'il faut tout revoir des valeurs qui fondent nos existences et ce monde. "Je ne suis pas venu anéantir, mais dépasser" leur dis-je avec un large sourire, en paraphrasant Jésus. Au reste, que nous ont véritablement légué ces siècles de "civilisation", sinon un lourd passif de défiances, de mépris et de haines vengeresses ? J'ai conscience des "sacrifices" que demande l'effort de dépasser nos "identités". Mais c'est à ce prix que nous établirons la paix et changerons le monde pour qu'il redevienne le nuage d'or où les nations s'embrassent, où le frère ne vend pas le pain, ni la laine (Révélation d'Arès XIX/22).

Souldigg
par souldigg publié dans : Pensées
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Vendredi 15 février 2008

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Sans ressources depuis plusieurs mois, j’ai sévèremment rationné mes dépenses. Le midi, il m’arrive de jeûner pour m’économiser un repas. Je ne le vis pas mal, bien au contraire. J’ai choisi cette situation pour me consacrer entièrement à un projet personnel. Et en cette période de carème, jeûner me donne l'occasion de méditer sur ce qu'ont engendré 2000 ans d'ère "chrétienne".

Quand la faim m’étreint elle se répand d’abord comme une douleur. Elle contracte mes entrailles et presse le sang qui coule dans mes veines pour en extraire la force dont mon corps a besoin. Après un temps, ma chair assouplie cesse de lutter contre le besoin de manger. Mes mouvements se délient. Je me sens devenir léger. J’aime ce moment d’abandon. Ma chair a vaincu la faim et libère une effusion de chaleur qui se répand comme un liquide diapré et suave dans tout mon être. Alors toute crispation prend fin. L’esprit tourné vers le Père, je peux sonder en paix le creux de mon être et visiter mon âme.

Si s’abstenir de manger suffisait à se forger spirituel, les famines auraient depuis longtemps contribué à restaurer Eden. Aucune privation n'est salutaire en soit. Ce qui est déterminant dans le jeûne, c’est l’intention dans laquelle les choses sont faites. Jeûner avec la volonté consciente de sentir la fragilité de la chair, d'éprouver sa détermination et raviver sa volonté d’être spirituel. Effort du jeûne, tension de l’être au dedans de soi vers le Ciel, autrement dit vers les autres (le Coran recommande l'aumône pendant le jeûne). Il ne s’agit pas de s’abstenir de manger pour se priver, mais de profiter de cet effort pour faire taire (un peu plus) son égoïsme, ses rancoeurs, sa colère...et sentir vivre en soi l’humanité entière. 

Souldigg

par souldigg publié dans : Pensées
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Jeudi 17 janvier 2008

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Hier dans les couloirs du métro parisien. Sa puanteur rance et ses néons froids me remontent à la gorge comme deux mains meurtrières. Je jette un regard aux voyageurs alentours. Aucun ne répond à ma sourde angoisse. Je ne vois que des ombres qui scandent leurs pas. Enrôlé dans ce flux mécanique, je me dirige vers les tourniquets comme un pantin pressé d’en finir avec son trajet. CLAC-CLAC-CLAC. Je passe l’étroit chenal, écluse qui compte la masse avant la rame. Et puis soudain, une envie folle de courir ; un besoin irrépressible de fendre l’air, de rire et d’hurler à tue tête m’étreint. J’ai retenu mes hurlements joyeux par crainte de m'attirer quelque ennui mais je me suis mis à courir brusquement comme un enfant, comme ivre. J’ai embrassé le large et long couloir de mes folles enjambées, bondissant d’obstacles en obstacles jusqu’à ce que j’arrive sur le quai, essoufflé. Là, la suée m’inonda et sa moite tiédeur acheva de refroidir mon ardeur. Pendant un instant je me suis cru ailleurs. Quand je rouvre les yeux, je retrouve autours de moi les mêmes visages fermés, interrogateurs. Sombres silhouettes statiques que tout mouvement libre fait trembler. « Triste monde sans joie ni lumière » me dis-je. Quand je réalise que je me suis planté machinalement sur le quai et que j’arbore les mêmes vêtements sombres, je m’interroge. Qu’est ce qui nous fait nous fondre avec un tel empressement « naturel » dans ce moule morne et inerte ? Le péché me répondent à l’unisson mes restes de conscience. Le péché, cette tare que les religions ont inventé pour nous culpabiliser ? rétorque immédiatement mon esprit moqueur. Oui, le péché, réplique froidement mon âme. Le péché, que les religions ont savamment utilisé pour nous dominer, en nous cachant sciemment que l’on pouvait s’en libérer. « S’en libérer ? » reprend mon esprit railleur, « en achetant des passeports pour l’éternité ? » ou en « se confessant au curé » ? Non, répond mon âme, si confession ou dogme libérait du péché, il y a bien longtemps que le monde aurait changé. Pour venir à bout du péché, pas d'autre solution que de lutter en soi pour se recréer (bon, patient, aimant,...). 

Contrairement à ce qu'à enseigné la religion pendant des siècles, le péché n’est pas « faute morale » que l’on doit « expier ». Il est « nature » en nous que l’on doit « changer » (Révélation d’Arès 28/7). Sa réalité est "physique" autant que méta-physique. Il découle du choix que firent des hommes jadis de dominer leurs semblables. Une situation qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours et qui imprègnent nos chairs. Le péché plombe le sang qui coule dans nos veines, il voile nos regards, il étouffe l’amour dans nos cœurs, il brise nos élans de bonté, il fourche notre langue et attise nos rancoeurs, entretient en nous mensonge et brutalité. Quel homme d'aujourd’hui peut se dire pur de tout mal ? Nous sommes tous pécheurs et c’est pourquoi Dieu nous recommande de ne pas juger, mais d’entrer en pénitence pour nous changer. Changer ou lutter contre son péché, est affaire de toute une vie. C’est se défaire peu à peu des réflexes et pensées de domination et de méchanceté que le monde nous a légué. C’est se libérer d’un poids qui nous rend malheureux, triste et tourmenté. C’est raviver en nous, le feu joyeux de l’Amour et de la liberté. C'est difficile mais ca prend l'homme, parfois, comme une irrépressible envie de courir libre (Révélation d'Arès 10/10).
 
Souldigg
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Mercredi 9 janvier 2008

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Bonne et heureuse année à tous. Souldigg.

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Mardi 8 janvier 2008
 

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2007 s’est achevé sur l’ombre et la haine avec l’assassinat au Pakistan, de Benazir Bhutto, figure d’un islam humaniste et progressiste, en lutte contre de la dictature de son pays. Voisin de l’Iran, de l’Afghanistan, de l’Inde et de la Chine, le Pakistan, par ailleurs détenteur de l’arme nucléaire, s’inscrit au cœur de tensions du monde contemporain. Il est menacé aujourd’hui par de graves troubles politiques et religieux. De sa stabilité et de sa capacité à évoluer progressivement vers la paix, dépend en grande partie le sort de cette région et l'avenir de la paix dans le monde. Sans parler de l’Irak qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, de la crise au Soudan-Darfour qui s’envenime, des tensions entre l'Iran et les USA et du conflit Israelo-palestinien qui dure depuis prés de 60 ans ? Quel espoir opposer à ces forces brutales qui se déchaînent ? Que peuvent nos efforts laborieux à installer bonté, amour, et bienveillance dans notre cœur contre ces ouragans aveugles ? Pardon et paix semblent de bien frêles voix face à ces tintamarres de guerre. Combien de temps l’homme se laissera t-il encore dominer par la peur et ses désirs de conquête ? Combien de temps avant qu’il ne réalise son besoin de paix, de partage et de douceur ? C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir cette année 2008 avec l’espoir de réchauffer dans les cœurs force, joie et lumière. En commençant par rappeler que le mal n’est pas une fatalité et que l’humanité quelque soit son état aujourd’hui, a encore la force de se redresser. Pourvu qu’un petit reste d’hommes, déterminés, accepte de se changer (ce que la Révélation d’Arès traduit par entrer en pénitence*). Car ce que fait chaque homme se répercute sur toute l’humanité. Le Bien comme le Mal, qui ne sont pas que des notions morales mais des forces actives, vivantes, tangibles. La bombe que je fais exploser dans mon cœur quand je me remplis de haine contre untel ou untel qui m’a fait du tord, nourrit la haine de celui qui fera sauter des bombes pour tuer d’autres Benazir ailleurs. Nous devons saisir cette chance de vivre dans un pays en paix qui a été visité par le Père de l’Univers  (en 1974 et 1977 à Arès), pour entrer en nous même et lutter de toutes nos forces contre l’héritage de violence et de haine qui habite nos cœurs et coule dans nos veines. Car à n’en pas douter, la force que nous développons en nous pour nous garder du mal et devenir bonn, est celle-la même qui arrêtera au loin le bras du méchant, la langue du faux témoin et du diffamateur (Révélation d’Arès 36/16). 

Force de l’UN, 
Force de tout un chacun, à la mesure de ses moyens.
Chaque être humain est à lui seul, 
Mémoire et avenir de l’Homme sur terre
Chaque être humain, porte en lui-même
l'Image et Ressemblance du Père de l’Univers.  

Je nous souhaite pour 2008, de trouver la force de pénétrer un peu plus profondément nos cœurs, pour y installer paix et douceur.

Souldigg

 
* La pénitence telle que la définit la Révélation d’Arès n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’elle est dans l’église ou la théologie chrétienne. Elle n’est ni contrition, ni dolorisme. La pénitence est à la fois lutte contre son propre péché (état d’animal-pensant sans âme qui est aujourd’hui celui de l’humanité) et création de son âme. C’est un travail long, lent et difficile qui peut éprouver mais qui ouvre aussi à de nouvelles joies. Car il y a un bonheur pour l’homme à retrouver ce pour quoi il a été vraiment créé.
par souldigg publié dans : Vues sur le monde
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